Marsh, Soc. clin, de Londres, 14 avril
0. Manuelidis, Arch. orient, de méd. et de ohir , mai 1899. — R.-P. Banerjee, Indian Lancet, 10 octobre 1900.
MALADIES INTERCURRENTES
eu, ou qui ont encore la dysenterie, sont atteints de paludisme.
La coïncidence fréquente de la dysenterie et de la fièvre palustre permet de comprendre comment quelques observateurs ont été amenés à regarder la dysenterie comme une manifestation du paludisme et à décrire une dysenterie palustre, une dysenterie intermittente et une fièvre pernicieuse dysentérique '.
La dysenterie aiguë s'accompagne souvent de fièvre, alors même qu'il n'existe aucune complication de paludisme; ce fait intéressant paraît avoir échappé aux auteurs qui ont décrit la fièvre dysentérique au nombre des manifestations du paludisme.
Chez des malades atteints de dysenterie aiguë, sans mélange de paludisme, j'ai vu souvent la température osciller entre 38° et 38°,S le matin, 39° et 39°, 5 le soir; ce chiffre de 39°, 5 est rarement dépassé. La durée de la fièvre est variable, tantôt la défervescence se fait au bout de 3 ou 4 jours, tantôt la fièvre se prolonge pendant une dizaine de jours, très rarement au delà de ce terme, à moins de complications telles que : abcès du foie, parotidites, etc.
Morand note qu'au Tonkin la dysenterie s'accompagne souvent de fièvre, le maximum thermique ne dépasse pas 39° dans les cas simples; quand ce chiffre était dépassé, on devait songer à l'hépatite suppurée 2.
Les auteurs les plus compétents sont d'accord pour nier l'existence de la dysenterie intermittente et de la fièvre pernicieuse dysentérique.
« La fièvre pernicieuse dysentérique, dans laquelle il n'y aurait des selles que pendant la durée des accès, est, dit Maillot, un être de raison; pendant l'accès, les selles sont beaucoup plus fréquentes qu'à tout autre moment de la journée, mais voilà tout. Tantôt la colite précède la fièvre intermittente, tantôt elle lui est postérieure; souvent on suspend les accès et la, colite persiste, double fait qui démontre l'indépendance qui peut exister entre les deux maladies » 3.
Si la dysenterie et le paludisme se compliquent souvent, plus souvent encore les deux maladies évoluent séparément.
1. Fournir, Antoine et surtout Baissade ont soutenu que la dysenterie des navs chauds était d'ongine palustre (Baissade, Th. Montpellier, 1876)? Bertrand^ e ÎZ TA^TX^T Tra?C SUr renléro-c°lit« «hroiique ^ pays ZJs