‹ Traité du paludisme [electronic resource]Chapitre 207 sur 283 · Traité des fièvres intcrmit., p · texte numérisé non relu

Traité des fièvres intcrmit., p

3. C.-W. Daniels, Royal Soc. Rep. to the malaria Committee, 1901, 5« série, p. 56.

PRONOSTIC

et a diminué la gravité de leur pronostic. Cette méthode présente deux grands avantages : elle permet de faire pénétrer avec certitude dans le sang les solutions quiniques, alors môme que les malades refusent de rien avaler ou qu'ils ont des vomissements; en second lieu, l'absorption des médicaments injectés dans le tissu conjonetif sous-cutané est plus rapide que l'absorption par les voies digestives, et quand il s'agit d'un accès pernicieux les minutes sont précieuses.

L'abondance des parasites dans le sang et les formes sous lesquelles ils se présentent, fournissent des données intéressantes pour le pronostic.

On a vu que, parmi les formes de l'hématozoaire du paludisme, ce sont les corps en croissant qui résistent le plus à la médication quinique; la présence de ces éléments dans le sang est donc d'un pronostic assez sérieux, elle annonce une infection profonde et peut faire prévoir une fièvre rebelle1.

Les maladies intercurrentes du paludisme sont aggravées par le mauvais état général des malades, en même temps qu'elles aggravent elles-mêmes le paludisme, qui se réveille parfois sous l'influence d'une phlegmasie ou d'un traumatisme; c'est ainsi que la pneumonie et la dysenterie des palustres ont une gravité exceptionnelle.

En somme, le pronostic du paludisme est toujours sérieux ; s'il est facile de couper la fièvre, le malade est exposé pendant longtemps à des rechutes, à des complications, à des accidents pernicieux.

La gravité du pronostic dépend beaucoup des conditions dans lesquelles se trouvent placés les malades.

Chez les individus bien surveillés, traités d'une façon rationnelle dès qu'apparaissent les symptômes du paludisme, évacués au besoin sur des localités salubres, quand la maladie résiste au traitement, la guérison est la règle.

Chez les malades qui sont abandonnés à eux-mêmes, qui se traitent mal et qui sont condamnés à vivre dans les foyers palustres, le pronostic est extrêmement grave.

Nous possédons, dans la quinine, un spécifique des accidents palustres, ce qui contribue beaucoup à atténuer la gravité du pronostic, mais l'efficacité de la quinine a des limites qui sont vite franchies quand le paludisme aboutit à la cachexie.

I D'après Duooan (obscrv. faites à Sicrra-Leone), lorsque les croissants persistent pendant 4 OU 8 semaines dans le sang d'un malade, il faut le rapatrier (Soc. royale de mèd. cl de chir. de Londres, 23 mars 1897).

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