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Maillot, Traité des fièvres intermit., p

4yo TRAITEMENT

On donne des boissons chaudes et un peu excitantes, du thé par exemple, et à l'aide de boules d'eau chaude on facilite le réchauffement.

Lind recommande beaucoup de prescrire de l'opium pendant l'accès (15 à 20 gouttes de teinture thébaïque dans une potion).

Bailly et Maillot admettent aussi que l'opium diminue l'intensité du frisson et ta longueur de l'accès '.

L'antipyrine diminue l'intensité de quelques symptômes, de la céphalalgie et de la rachialgie notamment; elle peut donc rendre des services2, mais il faut toujours lui associer la quinine qu'elle ne saurait suppléer.

Lorsque les accès de fièvre s'accompagnent d'un point douloureux du côté de la rate, une injection hypodermique de chlorhydrate de morphine (1 centigr.) fait merveille, la douleur disparaît et l'accès de fièvre est souvent abrégé.

Kohos a recommandé les badigeonnages au gaïacol sur la région splénique3; les injections hypodermiques de morphine sont beaucoup plus efficaces.

1° Médications adjuvantes dans les accès pernicieux. — C'est surtout dans les accès pernicieux que les médications adjuvantes prennent de l'importance.

Lorsque le diagnostic d'accès pernicieux est porté, il faut d'abord prescrire la quinine à forte dose et par les voies les plus rapides et les plus sûres (injections hypodermiques) ; cette indication fondamentale une fois remplie, on s'occupera de combattre les symptômes les plus alarmants ou les plus douloureux.

Dans les cas de fièvre palustre grave, avec état typhoïde et hyperthermie, les bains tièdes ou froids peuvent rendre de grands services.

Chez les malades atteints d'accès comateux, lorsqu'il s'agit de sujets sanguins, vigoureux, et que l'on constate du reste les signes d'une forte congestion encéphalique, il est indiqué d'appliquer des sangsues aux apophyses mastoïdes, dans le but de prévenir des phlegmasies secondaires, plutôt que dans celui d'arrêter la marche des accidents pernicieux.

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