‹ Traité du paludisme [electronic resource]Chapitre 225 sur 283 · Kohos, Gaz. des hôp., 1894, p · texte numérisé non relu

Kohos, Gaz. des hôp., 1894, p

MÉDICATIONS ADJUVANTES *» *

Les applications froides sur la tête, les révulsifs aux extrémités, les lavements purgatifs remplissent la même indication.

L'hydrate de chloral (4 gr. dans une potion gommeuse) est très utile pour calmer le délire et chez les palustres alcooliques.

Vallin a employé avec succès le bromure de potassium, qui, selon lui, diminue la gravité des accidents en agissant sur la sensibilité réflexe de la moelle1.

L'accès pernicieux algide est un de ceux qui réclament la médication symptomatique la plus énergique, en dehors du traitement par la quinine.

On pratiquera sur la peau des frictions sèches ou des frictions excitantes, à l'aide du liniment volatil camphré; on appliquera des sinapismes aux extrémités inférieures; on prescrira des boissons chaudes, excitantes, le thé alcoolisé par exemple, les stimulants diflusibles : l'éther, le camphre, l'acétate d'ammoniaque sous forme de potions; ou mieux encore on pratiquera des injections hypodermiques d'éther (2 à 4 gr.) ou de camphre (0 gr. 50 à 1 gr.).

Les injections hypodermiques d'éther rendent aussi de grands services chez les malades atteints d'accidents cholériformes.

Lorsqu'il existe des vomissements, les boissons gazeuses, le vin de Champagne, la glace sont indiqués; une injection hypodermique de chlorhydrate de morphine pratiquée à l'épigastre réussit souvent à calmer les vomissements; on prescrira l'opium à l'intérieur s'il existe en même temps une diarrhée abondante; enfin, si les vomissements persistent, on pourra appliquer à l'épigastre un vésicatoire qui sera pansé ensuite à l'aide de la morphine.

Dans la pernicieuse cholérique avec état algide, on peut recourir, comme dans le choléra vrai, à l'injection intra-veineuse de sérum artificiel 2.

Dans la bilieuse palustre, l'ipéca et le calomel rendent de grands services, mais ici encore la première indication est de faire prendre de la quinine.

2° Traitement de l'accès bilieux hëmoglobimcriqne. — D'après quelques observateurs, il faudrait toujours s'abstenir de prescrire la quinine aux malades qui sont atteints de bilieuse hémoglobinurique.

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