Bulletin médical, 28 nov. 1888. wi>„1K
6. Messerer, Des lésions viscérales de l'impaludisme, Th., Pans, 1886. -F. BBANcaccio et Solaro, Du traitement direct de la tumeur splenique palustre, Gl Incwabih, 1892. Anal, in Revue de Hayem, 15 avril 1893.
7. Jacobi, Médical news, 22 octobre 1898 et Médecine moderne, 8 avril 1899.
MÉDICATIONS ADJUVANTES 501
T. Lascarato de Patras (Grèce) a préconisé la berbérine, alcaloïde tiré comme on sait de Berberis vulgaris.
La berbérine produit, paraît-il, de bons effets quand la tuméfaction de la rate n est pas invétérée. On la prescrit aux doses de 10 centigr. à 1 gr. par jour, selon l'âge des malades, en l'associant toujours à la quinine. En Italie, on prescrit souvent pour un adulte :
Chlorhydrate de berbérine 1 gr.
Bisulfate de quinine 0 gr. 50
En 4 cachets, à prendre à 1/2 heure ou 1 heure d'intervalle *.
F. Parona (de Novare) a eu recours, chez quatre sujets qui présentaient des tuméfactions énormes de la rate, à des injections hypodermiques iodo-iodurées. Dans trois cas sur quatre, les résultats auraient été assez satisfaisants2.
En somme, on réussit, par un grand nombre de procédés, à diminuer le volume de la rate palustre quand ce viscère est simplement congestionné et, parmi les médications préconisées, la médication quinique est encore la plus efficace, mais lorsque la rate est profondément altérée, fibreuse, les moyens médicaux ne donnent plus que des résultats nuls ou très incomplets.
C'est dans ces cas de rate fibreuse, volumineuse, principalement s'il y a des accidents dus à l'ectopie de ce viscère, que la splénectomie apparaît comme une dernière ressource 3.
La splénectomie pour hypersplénie palustre a été pratiquée aujourd'hui un assez grand nombre de fois ; les travaux de Jonnesco ont contribué beaucoup à mettre en honneur cette hardie opération.