P. Aux, Arch. de mâd. nav., 1805, p. :î0S
2. G. de Luca, Com idiodi terapia clinica, parte seconda, Napoli 1890, p. 170.
à. .moncorvo, Gontnb. à L'él le nouveaux m, .yens de traitement dus fjèvxes
palustres dans I enfance, Gaz. hebdom. de méd. et de chir., nov. 1895. 4. Romanowsky, Wratch, 1891.
3. G. de Uca, op. cit., p. 170. - PoOGHKr, SOC. de thêrap.y 10 juin 1800. - Dinan,
518 TRAITEMENT
J'ai expérimenté, à Paris, le pambotano dans quelques cas de fièvre intermittente et je n'ai pas constaté ses propriétés fébrifuges.
Villejean, qui a analysé l'écorce de pambotano, n'a pu en extraire aucun alcaloïde.
22. Calaya. — Le calaya (Anneslea febrifuga), signalé par quelques observateurs1 comme un bon succédané de la quinine n'a pas fait ses preuves.
23. Cupréine. Quinêthyline. — Grimaux et Arnaud ont extrait du Quina cuprea un alcaloïde, la cupréine, qui, d'après Laborde et Bourru, a des propriétés fébrifuges analogues à celles de la quinine; la cupréine méthylique ou quinêthyline serait même plus active que la quinine2.
Le sulfate de quinêthyline administré à la dose de 0 gr. 73 par jour ne produit pas d'effets toxiques.
La cupréine propylique ou quinopropyline, douée également de propriétés fébrifuges, est, en raison de sa toxicité, beaucoup plus difficile à manier que la quinêthyline.
Les faits de guérison de la fièvre intermittente par la quinêthyline sont trop peu nombreux, et cette substance n'a pas été éprouvée dans des formes assez graves, pour qu'on puisse se prononcer sur sa valeur.
24. Gentiane, genliopicrine. — La gentiane a été souvent employée dans le traitement des fièvres palustres. D'après G. Tanret, la gentiopicrine que l'on extrait de la gentiane pourrait être employée (à la dose de 1 gr. 50 par jour) comme succédané de la quinine, mais de l'aveu de l'auteur l'efficacité de la gentiopicrine est moindre que celle de la quinine 3.
23. Sérothérapie. Organothérapie. — Comme le paludisme ne confère pas l'immunité et qu'il n'est pas inoculable aux animaux, il est probable que la sérothérapie ne sera ici d'aucun secours.
Gros a conseillé d'essayer chez l'homme l'injection du sérum d'animaux réfractairesau paludisme et en particulier de la chèvre*, mais il ne paraît avoir fait aucune application de ce procédé.
Th., Paris, 18%. — Meim, Soc.fr. de colonis. et d'agric. colon., Bulletin de la sert, d'agric. colon., 1 1)05, p. 7.
1. Ciiallan de Bklval, Le Calaya, Congrès internai, de médecine de Moscou, tiré ù part, Bordeaux, 1S!)9.