I.aiiorde, Acad. de médecine, 3 juillet
3 <;. Tanuet, Contrib. à l'élude de la gentil Paris, 1903.
*. Gnos, Arch. de méd. nav., mai et juin 1896. - En i 805 deux confrères ont essaye, sur ma demande, les injections de sérum de cheval dans le traitement du paludisme en Algérie; le cheval avant une immunité naturelle pour le paludisme, on pouvait
SUCCÉDANÉS DE LA QUININE
Alexeïeff et Critzmann qui ont traité la cachexie palustre par l'ingestion de rate et «le moelle osseuse de bœuf, disent avoir obtenu des résultats favorables.
Alexeïeff faisait prendre à ses malades 50 à 100 gr. par jour de moelle osseuse crue, en tartines légèrement salées; il a ensuite employé la formule de A. Barrs (moelle osseuse crue, vin de Porto, glycérine pure et gélatine) '.
Critzmann a prescrit à plusieurs cachectiques palustres le traitement qui suit : prendre tous les jours, à chaque repas, 50 gr. de rate de bœuf fraîche, crue, hachée, mélangée à un jaune d'œuf et à 10 gr. de moelle osseuse de bœuf 2.
Critzmann pense que, chez le cachectique palustre, la rate désorganisée ne remplit plus ses fonctions, et qu'en faisant manger de la rate on pare à ce danger.
Les succès obtenus par la splénectomie démontrent que les fonctions de la rate ne sont pas essentielles.
Danilewsky et Cohnstein ont employé, dans le traitement de différentes espèces d'anémies, les extraits de rate et de moelle osseuse3. Sous l'influence de ce traitement, le nombre des hématies et le taux de l'hémoglobine augmenteraient rapidement.
Burot et Legrand ont prescrit, à de nombreux cachectiques paludéens traités à l'hôpital maritime de Rochefort, de la pulpe de rate hachée, mélangée à de la moelle osseuse (pulpe de rate 50 gr., moelle osseuse 10 gr.) ; on formait avec cette pulpe et du sucre îles boulettes qui étaient avalées d'abord facilement; au bout de 15 jours, les malades accusaient de la répugnance et il fallait interrompre.
Cette préparation est sans effet sur la fièvre, mais elle paraît faciliter la reconstitution du sang, peut-être en raison du fer qu'elle contient sous une forme facilement assimilable '.
Ces essais d'organothérapio sont encore trop peu nombreux pour qu'il soit possible de juger de leur valeur.
En somme, malgré le grand nombre des substances proposées
espérer que l'injection de son sérum donnerail de bons résultats chez les palustres. Dans le paludisme aigu ces injections n'ont eu aucun effel appréciable; chez les cachectiques, elles onl paru produire une légère amélioration.
1. 'Pu. Alexeïeff, Wratch, 1S!I5, cl Médecine moderne, 4 déc. 1803.
J. Critzmann, Noie sur le traitemenl de l'impaludisme par l'ingestion de raie ci de moelle osseuse de bœuf, Acad. île méd., 24 déc. 1895.