Le Jollec, Ann. d'hyg. et de méd. colon., 1899 l II p
2. Au sujet du paludisme au Brésil, consulter F. Fajabdo, O tmpaludismo no Rio de
A Rio même, on prend rarement le paludisme; sur 202 malades palustres soignés en douze ans par Fajardo, 12 seulement n'avaient pas quitté Rio. L'examen du sang- d'un grand nombre de jeunes enfants n'a pas révélé la présence de //. malarias.
Le Paraguay et l'Uruguay présentent d'immenses plaines inondées, à l'époque des pluies, par les rivières qui descendent des contreforts des Andes; les lacs, les marais sont nombreux au milieu des pampas, néanmoins le climat de ces régions est salubre, les fièvres palustres sont rares.
Dans la République Argentine, le paludisme règne dans les provinces de Tucuman, Salta, Juguy, Corrientes et dans quelques districts fédéraux du nord, région riche en forêts; les marais sont nombreux, les eaux abondantes, la température est élevée, toutes conditions favorables au développement du paludisme. Dans la vallée de Catamarca il n'y a pas de marais, mais le sol est riche en matière organique et la température est élevée, les petits cours d'eau sont nombreux et, à 2 mètres de profondeur, on trouve une couche d'argile et de schiste imperméable1.
Le Chili a un climat salubre.
L'endémie palustre disparaît dans l'Amérique du Sud au delà du 35e degré de latitude australe.
5° Océanie. — L'endémie palustre est très inégalement répartie en Océanie. Elle a, dans les îles de la Malaisie, la même intensité qu'aux Indes; Java, Sumatra, Rornéo, les Moluques, les Philippines, sont des foyers palustres redoutables 2. Ces îles ont des côtes basses, marécageuses, couvertes de palétuviers, aussi dangereuses au point de vue du paludisme que les points les plus insalubres de l'Hindoustan.
Ratavia a mérité le surnom de cimetière des Hollandais. Les accès pernicieux y sont fréquents et, quand on fait relâche dans le port de Ratavia, il est nécessaire de prendre, pour se protéger contre le paludisme, des mesures prophylactiques sévères.
Janeiro, Ri» de Janeiro, 1002; 0 Impaludismo, Rio de Janeiro, 1004, et Arch. f. Schiffs h. Tropen Hygiène, 1005.
l Canton El paludismôy su geografla medica en la Republico Argentina. Buenos- Aires, 1801 (avec une carte). - S. Gâche, Climatologie de la Répi que Argentine,
^TmT^Ve'r^ *r Gesellsch. ,1er Naturf. a. Aerjte, OS" VersammU, «807. - N.n-WKNHU.s. L-impalmlisme a BorttéO, JatiUS, IS07-IKOS. - EOHUttmn Arch. . x i , , Tropen aliène, 1808.- R. Koon, 2- el 3« rapporte de rexpéd. demande
poufl'S ! Sudisme, DeMche m,/, mchensohr., 1000. 1I.-,s..okk Pot, Le
paludisme a Mnpclnng, Cnircskundig Tijdschr. v. Nedcrl. hutic Rntnv.a. 1001. - K.hxmet
RÉPARTITION DE L'ENDÉMIE
A Sumatra et à Bornéo, on constate peu de fièvres palustres dans certaines localités situées sur la côte, bien que le terrain alluvionnaire soit marécageux (Kohlbrugge, Niecwekhuis) ; par contre le paludisme s'élève assez haut à Java. Dans les montagnes à l'ouest de Java, les plantations de café s'étendent jusqu'à 4 000 pieds au-dessus du niveau de la mer, et, aussi haut que vont ces plantations, on trouve les fièvres. Les caféiers sont protégés par de grands arbres qui entretiennent l'humidité du sol. Au-dessus des plantations de caféiers, la terre dénudée d'arbres est sèche et le paludisme disparaît (Kohlbrugge).
Dans un village situé près d'un marais, à Java, R. Koch a trouvé que la proportion des enfants au-dessous d'un an infectés de paludisme s'élevait à 41 p. 100; à Tosari (1 777 mètres d'altitude), sur 82 enfants examinés, aucun n'était infecté.
Dans certaines localités de Bornéo, 80 p. 100 des enfants ont la rate tuméfiée (Nieuyvenhuis).
Dans l'armée des Indes néerlandaises, de 1892 à 1901, la morbidité palustre a été de 55,8 p. 100 chez les Européens et de 33,6 p. 100 chez les Asiatiques; la mortalité palustre a été de 0,41 p. 100 chez les premiers et de 0,34 p. 100 chez les seconds.
La continuité de la chaleur tropicale favorise le développement des hémamibes dans les Anophèles; ce développement se fait à toutes les époques de l'année; aussi les saisons ont-elles, aux Indes néerlandaises, peu d'influence sur le tracé du paludisme (Terburgh). Ce sont surtout les pluies qui agissent sur ce tracé parce qu'elles favorisent la multiplication des Anophèles.
Kiewiet de Jonge a trouvé dans un kampong ou village indigène, à Tjilatjap (Java), 57,5 p. 100 d'enfants infectés en janvier (mois pluvieux), tandis qu'en mai, au début de la mousson sèche, la proportion des enfants infectés dans le même kampong n'était que de 32 p. 100.
La culture du riz favorise le développement de l'endémie.
Les foyers les plus dangereux du paludisme se trouvent le long des côtes où la formation des marécages est facile; quelques villes du littoral ont une faible morbidité palustre, mais ce sont là des exceptions.
de Jonge, Malaria, même Recueil, 1902. - J. Kunst, Contrib. à la connaissance des
termes de malaria dans les Indes néerlandaises, même Recueil, 1901, el Centralbl. f
fonq " Vt6' l9°3i ~ W-J- VAN Gorkom, Geneeskundig Tydschr. v. Nederl. Indîë.
sr" 7» , • TV' Le Prisme aux Indes néerlandaises, Alli délia Soc. per gli siudi délia malaria, mol. ' J
P A Ll 1 1 ) 1 S M
A mesure qu'on s'éloigne des côtes et qu'on s'élève dans les montagnes, on constate une diminution progressive de l'endémie, mais même dans la montagne on voit se produire, comme à Ambarawa, des épidémies palustres quand l'écoulement des eaux est entravé, ce qui favorise le développement des Anophèles. C'est à tort que Koch a rangé Magelang et Sindanglaia parmi les localités indemnes de paludisme '. Il n'y a que Tosari, située dans la chaîne du Tengger, k 1 777 mètres d'altitude, qui puisse être considérée comme tout à fait exempte de paludisme (Terburgh).
A Batavia, en 1901, Kiewiet de Jonge a trouvé, sur 215 militaires infectés, les parasites de la quarte chez 5,6 p. 100, ceux de la tierce chez 36,7 p. 100, ceux de la flèvre tropicale chez 51,6 p. 100; d ans 6,1 p. 100 des cas il s'agissait d'infections mixtes; le même observateur donne, pour 1902, des chiffres qui diffèrent peu des précédents.
On s'attendrait, comme le fait justement remarquer Terburgh, à trouver dans ces régions une plus forte proportion de parasites de la fièvre dite tropicale.
Koch a trouvé, en 1899, dans quelques kampongs autour d'Ambarawa, 13 fois des parasites de quarte, sur 26 enfants indigènes infectés, ce qui est à rapprocher des observations faites par Thiroux au Sénégal.
En 1901, Terburgh ne rencontrait plus le parasite de la quarte, dans les kampongs explorés par Koch, que 2 fois sur 34, mais les recherches de Koch et de Terburgh ont-elles été faites aux mêmes époques de l'année et sur des sujets de même âge? Ce sont là des points que je n'ai pas pu vérifier.
La fréquence du type tropical diminue, à mesure que l'altitude augmente; elle est plus grande chez les Javanais que chez les Européens; mais l'infection produite par les parasites de ce type1 est beaucoup moins grave chez les Javanais que chez les Européens.
A la Nouvelle-Guinée allemande, les enfants au-dessous de cinq ans ont été trouvés souvent infectés (R. Koch).
Le paludisme est commun en Nouvelle-Zélande-.
Les Philippines sont insalubres. Ch.-F. Craig a observé au camp de Stotsenbcrg (île de Luçon), en cinq mois, 386 cas de paludisme
1. Cela résulte des recherches de IIulshoff Pol, von dkr Bornb et Swart Abraitamsz cités par Tbrburoh, op. oit.