Lidin, Ann. (Thyg. et de méd. colon., 1898, t. I, p
3. Kermoroant, Ann. d'hyg. et de méd. colon., 1905, t. VIII, p. 44J.
A Mauuel Traité des malad. paludéennes à la Guyane, Pans, 188d.
CAUSES ADJUVANTES
frappés dans la même proportion que les blancs; or, on a constaté qu'ils étaient presque complètement épargnés1.
Les Indiens, les créoles ne sont pas épargnés par le paludisme. La bilieuse hématurique a été appelée quelquefois, par les médecins des Antilles, fièvre jaune des acclimatés et des créoles.
Pendant la guerre du Mexique, on avait levé aux Antilles, pour les terres chaudes, une compagnie de volontaires créoles; cette compagnie se fondit rapidement sous l'influence des fièvres palustres. 114 créoles venant de la Martinique et de la Guadeloupe arrivaient à la Vera-Cruz en octobre 1862; au mois de février suivant, la compagnie ne comptait plus que 67 hommes; reportée à 128 hommes au mois d'août 1863, elle était réduite à 47 en décembre, à 35 en mars 1865, et à 4 en avril2.
Les chiffres suivants, fournis par Morehead, prouvent qu'à Bombay la fièvre palustre n'épargne pas les Indiens.
De 1848 à 1853, il y a eu, à l'hôpital général européen de Bombay, 667 entrées pour fièvre intermittente et 163 entrées pour fièvre rémittente. La mortalité a été de 1 sur 100 malades admis pour fièvre intermittente, et de 15 sur 100 malades admis pour fièvre rémittente.
Pendant la même période, il y a eu, à l'hôpital des natifs (Bombay) : 1 709 entrées pour fièvre intermittente, et 784 pour fièvre rémittente; la mortalité a été de 1,43 sur 100 admis pour fièvre intermittente et de 37,2 sur 100 admis pour fièvre rémittente.
Au Bengale, Boux a constaté que la fièvre palustre était plus commune chez les indigènes que chez les Européens3.
Morand, au Tonkin, note la fréquence du paludisme chez les soldats indigènes et il conclut que la race jaune est aussi exposée à contracter la maladie que la race blanche4.
D'après A. Billet, les indigènes du Tonkin paient leur tribut au palud.sme comme les Européens; les indigènes de l'intérieur ont seulement des formes moins graves que les Européens et les Annamites5.
1. Gros, Arch. de méd. nav., juin 1890 * Jt ^TJrl iseï""""' de 10 raC'6 <lnnS leS malad- infectieuses, Gaz. Kehtom.