‹ Traité du paludisme [electronic resource]Chapitre 54 sur 283 · Golgi, On:, med. <li Pavia · texte numérisé non relu

Golgi, On:, med. <li Pavia

2. R. Koch, Reise Beriehle..., 1808, p. 96 et Deutsche med. Wochensehr., 2 février 1809. •l. A. Bignami, Centralbl, f. Baltter., I, 18 nov. 1898.

h. B. (.h issr, Studi di uno zoologo..., p. 160.

B. P. Mansox, Tropical Diseuses, 190:t.

f'. Fn. Schaudinn, ah,. «. dem KaiserL Oesundlleitsamte, 1002, t. XIX, fosc. 2.

ÉTIOLOGIE

d'observateurs se sont prononcés dans le môme sens. Je citerai : Vandyke Carter, Metchnikoff, Quinckc, Coronado, Gabritchewsky, Catrin, Soulié, Vincent, Arnaud, Canton, TitolT, Curnow etCayley, Danilewsky, A. Plehn, Kruse, Marchoux, Lewkowicz, van Campenhout et Dryepondt, Simond, Mavrakis et Manoussos, van Gorkom, Salanoue, Mathis, H. Gros, Thiroux.

Lewkowicz qui d'abord s'était rangé au nombre des partisans «le la pluralité des hématozoaires du paludisme, concluait en 1900 à l'existence de simples variétés pouvant se transformer l'une dans l'autre '.

La clinique me parait fournir de puissants arguments en faveur de l'unité du paludisme.

On rencontre plus souvent telles ou telles formes dans telles ou telles conditions; les tierces et les quartes, par exemple, sont plus communes dans nos climats que dans les pays chauds, mais on ne peut pas dire qu'il y ait ici un foyer de tierces, là un foyer de quartes ou de fièvres irrégulières ; c'est dans les mêmes foyers endémiques que l'on contracte les fièvres des différents types et ces types varient d'une façon régulière avec les saisons et les climats.

C'est un fait bien connu que la fièvre change souvent de type chez un même malade.

Il est rare, surtout dans les pays chauds, qu'une fièvre débute avec le type tierce ou le type quarte; le plus souvent, elle est d'abord continue ou quotidienne et c'est lors d'une rechute qu'elle se transforme en tierce ou en quarte.

Le type de la fièvre peut même se modifier lorsque les malades ont quitté les pays palustres, c'est-à-dire dans des conditions qui excluent l'idée d'une nouvelle infection.

Pour expliquer ces faits, dans l'hypothèse de la pluralité des parasites, il faut admettre que les différentes espèces d'hématozoaires coexistent souvent chez le même malade et qu'elles prédominent tour à tour.

L'anatomie pathologique montre aussi l'unité du paludisme; la mélanémie, l'hypersplénie sont des lésions communes à toutes les fièvres palustres.

Enfin le même traitement est applicable à toutes ces fièvres qui ont été souvent désignées sous le nom de fièvres à quinquina.

l. x. Lbwkowicz, Zur Biologie der Malariaparasilen, Wiener felm. Wochmohr,, 1000, n " 9 cl 10.

H. M AL A RLE

L'existence d'une espèce d'hématozoaire particulière au paludisme intertropical ne peut pas se défendre.

Chez les malades qui ont contracté le paludisme dans les régions intertropicales, et qui ont des rechutes après leur retour en Europe, l'examen du sang révèle les formes ordinaires de H. malarias'.

J'ai recueilli les observations de 50 malades qui, après avoir contracté le paludisme au Sénégal, au Dahomey, au Soudan, à Madagascar ou au Tonkin, ont eu des rechutes en France. Ces observations se répartissent ainsi qu'il suit, d'après le type de la fièvre :

Quotidiennes 16

Tierces. . 13

Quartes... 3

Irrégulières 10

Intermittentes de type indé'tei'miné 8

Des changements de types sont souvent notés dans ces observations; la fièvre, d'abord quotidienne ou irrégulière, devient ensuite tierce, ou bien les accidents débutent par une fièvre continue qui se transforme, lors d'une rechute, en intermittente régulière ou irrégulière. J'ai classé les faits d'après les types constatés au moment où les malades ont été soumis à mon observation et où j'ai pu procéder à l'examen du sang.

Il ressort du tableau ci-joint que la tierce et même la quarte ne sont pas rares chez les malades qui ont contracté la fièvre dans les régions inlertropicales et qui ont des rechutes après leur rentrée en France. Les tierces et les quartes ont même été notées plus souvent qu'en Algérie, ce qui s'explique par ce fait qu'en Algérie il y avait beaucoup de fièvres de première invasion, tandis que chez les malades en question il s'agissait toujours de rechutes.

Chez ces 50 malades, j'ai constaté l'existence de //. malaria sous les formes suivantes :

ii.'ih amibes petites cl moyennes 14

— petites, moyennes et grandes 2 13

— petites et moyennes ou grandes et corps segmentés 7

— — --et flagelles 3

— petites et moyennes et croissants 1

*~ — — croissants et flagelles. . 4 Croissants seuls ' ' g

Croissants et flagelles a

l. A. Lavrkan, Acadi des Sciences, 4 mai I80C et Arch. de Parasitàlogie, LSQ8, Q' I. .. Les hômamibes onl été notées comme grandes quand elles atteignaient ou dépassaient les dimensions des hématies.

ÉTIOLOGIE

Dans un cas, j'ai noté des hémàmibes (moyennes et grandes) à un premier examen, des croissants à l'examen suivant.

Dans un autre cas, des croissants à un premier examen fait pendant l'apyrexie, de grandes hémàmibes à un nouvel examen au moment d'une rechute.

Enfin, dans un troisième cas, le sang contenait, au premier examen, de grandes hémàmibes et, lors d'un examen fait peu après, de grandes hémàmibes et des croissants.

Dans aucun de ces cas, l'examen du sang- n'a donné les résultats qui sont de règle, au Sénégal par exemple, pendant la saison insalubre; à côté des petites hémàmibes pigmentées ou non, j'ai toujours noté l'existence d'hémamibes moyennes ou grandes.

Dans la moitié des cas au moins, il y avait des hémàmibes d'un diamètre égal à celui des hématies ou même des leucocytes; dans le sang de plusieurs malades revenant de Madagascar, ces éléments étaient remarquables parleurs grandes dimensions.

En recherchant quels ont été les résultats des examens du sang pour les fièvres des différents types, j'arrive aux résultats suivants :

1° Quotidiennes.

Hémàmibes petites et moyennes

— petites, moyennes et grandes

— petites, moyennes et grandes et corps segmentés. . .

— — — et flagelles

— et croissants

— croissants et flagelles

Croissants seuls

2° Tierces.

Hémàmibes petites et moyennes

— petites, moyennes et grandes

— petites, moyennes et grandes et corps segmentés. . .

— moyennes, croissants et flagelles

Croissants

3 Quartes.

Chez les trois malades atteints de quarte, j'ai trouvé dans 1. sang des hémàmibes petites et moyennes et des corps segmentés.

4° Fièvres irrégulières.

Hémàmibes petites et moyennes

petites, moyennes et grandes

— moyennes et corps segmentés petites, moyennes et flagelles

Croissants et flagelles

H. MALARMî

Dans le cas où des croissants ont été constatés, la cachexie palustre était très marquée.

On voit que les croissants ne caractérisent pas, comme on l'a dit, les types irréguliers; ils ont été vus plus souvent chez des malades atteints de quotidienne ou de tierce que chez les malades avant des fièvres irrégulières, et chez ces derniers leur ahsence a été souvent notée.

Plusieurs observateurs ont constaté comme moi que, chez les malades qui ont contracté la fièvre palustre dans les régions tropicales et qui ont des rechutes dans les pays tempérés, on trouve le plus souvent de grandes hémamibes.

J. Ewing qui a examine, à New-York, des malades rapatriés de Cuba, a trouvé presque toujours dans leur sang de grandes hémamibes; il conclut que les probabilités sont en faveur d'un seul parasite polymorphe l.

Nous observons tous les jours, écrivent van Campenhout et Dryepondt, que les rapatriés qui ont souffert de fièvres tropicales au Congo ont, après leur retour en Belgique, des fièvres tierces avec de grands parasites2. Il est bien probable, ajoutent ces auteurs, que c'est la fièvre tropicale qui se transforme.

A. Plehn signale que les grandes formes de l'hématozoaire, extrêmement rares au Cameroun, s'observent souvent chez les malades du Cameroun qui ont des rechutes de fièvre en Europe et il conclut à l'unité du parasite du paludisme \

A. Billet a recueilli en 1904-1905, à l'hôpital militaire de Marseille, les observations de 43 malades ayant contracté le paludisme dans des régions tropicales : Madagascar, Tonkin, Sénégal, Côte d'Ivoire et Soudan et il a vu que chez ces malades, au moment des rechutes, les grandes formes amiboïdes étaient communes dans le sang4. A. Billet estime que les petits hématozoaires du paludisme dit tropical peuvent se transformer en grands éléments amiboïdes ; en d'autres termes, que le paludisme dit tropical n'est pas produit par un hématozoaire d'une autre espèce que le paludisme de nos pays; il incline toutefois à admettre l'existence d'un parasite spécial de la quarte.

!. J. Ewino, The .hum. of experim. mal., I. V, n° 5, 23 mars 1901.

2. Van Hampenhout el Dryepondt, Rapport sur les travaux du laboratoire médical de Léopoldville en [899-1900, Bruxelles, 1901.

3. A. Plehn, Arch. f. 1Iy,,ienc, 1901, t. XL1X, p. 31. 1. A. Billet, Soc. de Biologie, 23 novembre 1905.

Lavehan. Traité du Paludismo, 2» édition.

no

ÉTIOLOGIE

La transformation des petits éléments peut être observée même chez des sujets qui n'ont pas quitté les pays tropicaux.

Au Sénégal, d'après Marchoux, la prédominance des petites formes non pigmentées n'est pas constante; elle n'existe que pendant la saison des pluies qui est la saison insalubre. « Pendant la saison sèche on observe les grandes formes amiboïdes, comme dans les régions tempérées et, même pendant l'hivernage, au moment où les Européens malades sont tous porteurs de la forme à évolution rapide, les mulâtres présentent les grandes formes pigmentées1. »

Il résulte également des recherches de Thiroux que si, au Sénégal, on trouve presque uniquement les petites formes dans le sang des indigènes pendant l'hivernage, les grandes formes sont communes pendant la saison sèche et fraîche.

Sur 131 préparations de sang d'enfants indigènes, recueillies par Thiroux pendant l'hivernage et renfermant des hématozoaires, deux seulement montraient de grandes formes de tierce, soit 1,5 p. 100. Aux mois de novembre et décembre, dans les mêmes localités, sur 34 enfants infectés, on trouvait 25 formes dites tropicales, et 9 grandes formes se rapportant aux variétés de la tierce (4 fois) ou de la quarte (5 fois), ce qui donne 26,4 p. 100 de grandes formes. Aux mois de mars et avril, à la fin de la saison sèche, toujours dans les mêmes localités, on trouvait sur 78 enfants infectés : 50 formes dites tropicales, 3 formes tierces et 25 quartes soit 35,8 de grandes formes2.

Gomme le dit Thiroux, il est difficile d'admettre qu'il y ait au Sénégal un paludisme d'été et un paludisme d'hiver, produits par des hématozoaires d'espèces différentes; il est plus vraisemblable que l'hématozoaire subit des transformations suivant les conditions saisonnières.

D'après Thiroux, le passage de la forme dite tropicale, à la quarte, est plus facile à observer, chez les enfants des noirs au Sénégal, que le passage de la tropicale à la tierce chez les Européens et les mulâtres qui prennent de la quinine, tandis que les enfants indigènes ne sont soumis à aucun traitement.

Silberstein (observations faites aux Indes néerlandaises) admet

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