‹ Traité du paludisme [electronic resource]Chapitre 55 sur 283 · I. Marchoux, Ann. de l'Inst. Pasteur, 1897, p · texte numérisé non relu

I. Marchoux, Ann. de l'Inst. Pasteur, 1897, p

2 Thiroux Des relations de la fièvre tropicale avec la quarte et la tierce, a après des obS^rises au Sénégal, Ann. de VInst. Pasteur, 1906, t. XX, p. 760 et 869ct Acad. des Se, 22 octobre 1906.

également que la petite forme, dite tropicale, peut se transformer en grande forme de la tierce1.

Au début de l'infection palustre, écrit Salanoue, c'est la forme rémittente ou continue qui domine et l'on trouve alors dans le sang les petites formes du parasite. Peu à peu les accès s'espacent et la fièvre prend le type intermittent; on ne retrouve plus alors dans le sang- que de grandes formes. Si la fièvre s'aggrave, sous l'influence d'une cause accidentelle, les grandes formes font place de nouveau aux petites2.

Mathis a fait au Tonkin des observations qui viennent à l'appui des précédentes3.

Les petites formes des trois espèces de parasites décrites par Grassi sont identiques.

Les croissants ont été observés, non seulement dans les fièvres irrégulières, mais aussi dans le sang de malades atteints de fièvres intermittentes régulières, tierces ou même quartes (A. Laverais, A. Billet).

Les formes cliniques ne correspondent pas toujours exactement aux formes parasitaires observées.

Thiroux a trouvé plusieurs fois, au Sénégal, des parasites de tierce seuls dans des cas de fièvres continues; un de ses malades, atteint de quarte, avait des parasites du type tierce ; les parasites de la tierce ont été rencontrés dans un cas d'accès pernicieux à forme convulsive, chez un enfant mulâtre; ceux de la quarte, au cours d'une fièvre continue et, une autre fois, pendant un accès de fièvre à intermittence nettement tierce, chez une mulâtresse de vingt ans environ.

On trouve assez souvent, dans le sang d'un même malade, de petites formes, de grandes formes amiboïdes et des croissants, mais on peut soutenir, dans ces cas, qu'il s'agit d'infections mixtes.

Les différences morphologiques qui ont été signalées entre les parasites de la tierce et ceux de la quarte ne me paraissent pas suffisantes pour justifier la création de deux espèces distinctes.

Grassi qui est cependant un partisan convaincu de la pluralité des espèces, donne pour le nombre des segments des parasites

1. SiuiEnsTKiN, Ceniralbl. f. Bakler., I, Orig., 28 juin <>t 22 juillet 1903.

2. Salanoue, Le paludisme au Tonkin et dans le Nord.-Annam, Hanoï, 1900.

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