‹ Traité du paludisme [electronic resource]Chapitre 61 sur 283 · I. A. Anoelini, Riforma med., déc · texte numérisé non relu

I. A. Anoelini, Riforma med., déc

•2. Cobohado et CASPAR 0. Miller onl annoncé qu'ils avaient réussi ïi cultiver le microb. du paludisme, raa.s r.en n'est venu confirmer leur dire. (Coronado, Cronica

Usche I rotozoen Kulturen, etc., Centralbl. f. Bakter., 1804, i. XVI. n" 7.) i. 11. Vincknt, Ann. de l'Inst. Pasteur, 1807, l. M, p. 004.

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Lorsqu'on applique une sangsue à un malade atteint 'dé fièvre palustre, on peut encore, au bout de 48 heures, trouver les hématozoaires dans le sang absorbé par la sangsue. Rosenbach s'était flatté de l'espoir qu'on pourrait étudier par ce procédé les phases de développement du parasite1, cet espoir ne s'est pas réalisé. Les éléments parasitaires se conservent à la vérité assez longtemps dans le sang absorbé par les sangsues, mais ils ne s'y multiplient pas.

IV. Deux hématozoaires endoglobulaires des oiseaux voisins de Hœmamœba malaria. — L'étude de H. malarias est rendue difficile par ce fait qu'il s'agit d'un parasite propre à l'homme; il était donc indiqué de recourir à l'étude des hématozoaires voisins chez les animaux. Les recherches relatives aux hémamibes des oiseaux ont rendu, à ce point de vue, de grands services2.

Ces parasites ont été signalés pour la première fois en 1886-1887 par Danilewsky, qui en a donné une description plus complète en 1888 et 1889.

Parmi les hémamibes des oiseaux, il en est deux surtout qui méritent d'attirer notre attention : H. Danilewskyi et H. relicta.

1° Hœmamœba Danilewskyi. — Cette hémamibe se rencontre chez un grand nombre d'oiseaux de tous les pays; en Europe, elle est commune chez Alauda arvensis, Garrulus glandarius, Fringilla cœlebs, Falco tinnunculus, Columba livia. Parmi les oiseaux exo-

[. Rosenbach, Berlin, klin. Wochenschr., 24 août 1891.

2. Danilewsicv. Matériaux pour servir à la parasitologie du sang, Arch. slaves de Biol., 188.6-1887. Contrib. à la question de l'identité des parasites pathogènes du sang chez l'homme avec les hématoz. chez les animaux, Cenlralbl. f. med. Wiss., I S86-18S7. Rech. sur la parasitologie comparée du sang, Kharkov, 1888, Trad. franc., Kharkov, ISSU. Développement des parasites malariques dans les leucocytes des oiseaux, Ann. de l'Insl. Pasteur, 1890, p. 427, et 1891, p. 758. — Chalachnikow, Rech. sur les parasites du sang chez les animaux à sang froid el a sang chaud, Kharkov, 1888 (en langue russe). — B. Gbassi et R. Feletti, Bull, mensuel de l'Acad. des se. nul. de Catane, 1890. — W. KnusE, Ueber Blutparasiten, Arch. de Virchow, t. CXXI. p. 339. — A. Laveran, Des hématoz. voisins de ceux du paludisme chez les oiseaux, Soc. de Biologie, o juillet 1890, 2:f mai et 21 nov. 1891. — A. Celu et F. Sanfelice, Sui parassiti de) globulo rosso ncH' uomo e negli animal!, Ann. delV Istituto d'Igiene sperim. deW Universita di Borna, Nuova série, t. I, fasc. 1. — E. di Mattei. Contrib. allo studio dell' infezione malarica sperim.. Biforma med., 30 mai 1891. — B. Grassi et R. Fei.etti. Cenlralbl./. Baltter., 1891, t. X, n" 14, 1"), 10, et Acad. des se. de Catane. IS92. t. V, 4« série. — A. LabbÉ, Soc. de Biol., 15 juillet et 28 ocl. 189:1, et Arch. de zoologie expér., 1894. — Sacmaboff, .4»». de l'Inst. Pasteur, 1893, p. 801. — Haii.liet, Traité de zool. méd., 21" édit., Paris, 1893, |). 122. — Danii.ewsky, Sur les parasites du sang des animaux analogues à ceux du sang humain dans le paludisme, Congrès des médecins russes à Saint-Pétersbourg, 1891. - W'.-G. Mac Cali.um, Cenlralbl. /. Bakter,, 30 ocl. 1897 et Journ. of experim. med., 1898, t. III, n" I. — OfilB, Journ. of ecppejr. med.. 1808, t. III. n° L — Von Wasielewski. Arch. f. Hygiène, 1901.

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tiques, j'ai signalé le Padda oryzivora, qu'on se procure facilement à Paris, comme étant fréquemment infecté1.

J'ai étudié //. Danilewskyichez le pigeon, le geai, l'alouette, le pinson et le verdier (Chloris hortensis).

Les pigeons infectés venaient de Toscane ou d'Algérie, j'ai recherché plusieurs fois sans succès des hémamibes chez des pigeons d'origine française, alors même que j'avais la précaution de me faire envoyer des pigeons élevés dans des régions palustres (environs de Rochefort).

Les autres oiseaux infectés (geais, alouettes, pinsons, verdiers) avaient été pris en France et le plus souvent dans des régions salubres.

Les saisons exercent une influence manifeste sur la fréquence de cette maladie des oiseaux, comme sur celle du paludisme.

En hiver, on a de la peine à trouver des oiseaux infectés, et les parasites sont toujours en petit nombre dans le sang, tandis qu'en été la maladie devient commune.

Sur 6 pinsons examinés à Paris au mois d'août, S étaient infectés; sur o pinsons examinés au mois d'octobre, aucun ne présentait d'hématozoaires.

En gardant en cage des oiseaux infectés, il est facile de constater que les parasites disparaissent de la grande circulation au commencement de l'hiver et qu'ils reparaissent au printemps; pas toujours cependant, car les oiseaux captifs guérissent souvent, surtout s'ils sont bien soignés et bien nourris.

Les hémamibes du type H. Dahilewskyi, trouvées chez un grand nombre d'espèces d'oiseaux appartiennent-elles à une seule et même espèce ou à plusieurs espèces? C'est là une question qui n'est pas encore résolue. Dans l'état actuel de la question, en l'absence de caractères morphologiques distinctifs des hémamibes chez les oiseaux des différentes espèces, il serait tout à fait prématuré de scinder ce groupe.

Comme //. malaria?, H. Danileioshyi se présente sous des formes assez différentes.

Les hémamibes endoglobul aires, qui représentent les formes les plus communes, se montrent sous les aspects suivants.

Petites hémamibes formant des taches claires, arrondies ou allongées, dans les hématies (pseudo-vacuoles de Danilewsky); les

I. A. Laver an, Soa. de Biologie, 30 avril 1808 el 13 janvier 1900. Lavkram. Traité du Paludisme. 2« édition.

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plus petits de ces éléments mesurent 1 à 2 fi; dans le protoplasme on trouve habituellement quelques grains de pigment noirâtre (1, 2, fig. III); une même hématie peut renfermer deux ou trois éléments parasitaires.

Les parasites ont souvent la forme de petits éléments cylindriques, semblables, comme l'a dit Danilewsky, à des vermicules. Ces éléments, effilés ou arrondis à leurs extrémités, sont de dimensions variables (2, 3, 4, fig. III); leur grand axe est parallèle au grand axe de l'hématie ou bien le vermicule, replié sur lui-même, coiffe une des extrémités du noyau.

Il arrive que les hémamibes sont au nombre de deux dans une même hématie ; j'ai souvent noté ce fait chez le pigeon; on trouve de chaque côté du noyau un corps cylindrique ou bien, aux deux extrémités de l'hématie, des éléments parasitaires recourbés sur le noyau.

Les corps cylindriques, augmentant peu à peu de volume, finissent par avoir la même longueur que les hématies; ils peuvent continuer encore à s'accroître en se recourbant à leurs extrémités.

Ces éléments renferment des grains de pigment noirâtre, identique au pigment palustre.

Il s'agit bien de corps endoglobulaires; le refoulement du noyau, lorsque l'élément parasitaire acquiert un certain volume, et le fait que les extrémités des éléments cylindriques viennent se replier sur les noyaux des hématies ne laissent aucun doute à ce sujet.

Les parasites ont des mouvements amiboïdes très lents, difficiles à constater dans le sang frais, mais qui se décèlent par les formes irrégulières qu'ils prennent souvent dans les préparations colorées; on observe des prolongements de forme variée, surtout aux extrémités.

Les hématies sont en général peu altérées, le noyau reste longtemps en place, contrairement à ce qui arrive pour les hématies parasitées par //. relicta.

Déjà dans le sang frais on peut constater que les éléments parasitaires sont de deux types. I" type : plus gros que le second, avec du pigmenl fin disséminé, le protoplasme est granuleux; 2e tvpe : plus effilé que le premier; le pigment, en grains plus gros, est accumulé aux extrémités: le protoplasme est hyalin.

Après coloration par les procédés appropriés, ces différences s'accusent, les éléments du premier type montrent un aoyau

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arrondi ou ovalaire, ramassé, à contours réguliers (3 fig. III) et leùr p otoplasme se colore fortement; les éléments du deuxième type motS un noyau allongé, irrégulier (4, fig. III) et leur protonlasme se colore faiblement.

Tes éléments du deuxième type qui fournissent les flagelles ou microgamètes sont les microgamétocytes ; les éléments du prenne! type sont les formes femelles ou macrogamètes.

La multiplication asexuée, endogène, paraît assurée par de petits

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Fig. III. — Différents aspects de Hxmamœba Danilewshji ; sang de pigeon, Columba livia. 1, 2. Hématies avec do petites hémamibos. — 3. Hématio qui contient une grande hémamibo femelle. — 4. Hématie avec une grande hémamibe mâle. — 5. Hématie qui contient une hémamibe femelle et une hémamibo mâle. — 6. Hémamibe après rupture de l'bématic qui la contenait, on voit encore le noyau de l'hématie accolé au parasite. — 7. Hémamibe mâle avec 4 flagelles. — 8. Hémamibe femelle dans laquelle pénôtro un flagelle (fécondation). — 9. Un flagelle libre. Gross. lôOO D environ.

éléments de forme sphérique ou allongée, de 1 p. à 2 p. de diamètre, qui se voient dans la rate et dans la moelle des os l.

A. Labbé a décrit des formes en rosace qui se développeraient aux extrémités des corps cylindriques endoglobulaires; ces formes n'ont été retrouvées par aucun observateur et, depuis l'époque où Labbé faisait ses recherches sur les hématozoaires des oiseaux, la technique a fait des progrès importants qui auraient permis de mettre cette segmentation en évidence, si elle existait réellement.

Lorsqu'on examine une préparation de sang frais, contenant de nombreuses //. Danilewskyi, on constate souvent que des hémamibos endoglobulaires deviennent libres. L'hématie qui contenait le parasite éclate et disparaît brusquement 2, à l'exception du noyau

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