‹ Traité élémentaire d'agricultureChapitre 146 sur 167 · DU POIREAU · texte numérisé non relu

DU POIREAU

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On le cultive toujours au moyen du semis en pépinière et de l;i transplantation. Voici comment on procède.

Pépinière. — On s'occupe d'abord d'avoir de bonnes semences; à cet effet, on réserve parmi les plus belles plantes un certain nombre de porte -graines, et, au printemps, on les transplante à 0*50 en tous sens, dans un sol meuble, frais, fertile, mais anciennement fumé. Quelques jours avant la parfaite maturité des graines, en cueille les tètes, et on les conserve au sec, sans les égrener, jusqu'au moment des semailles. Au delà de deux ans, les graines ne germent plus.

Le sol de la pépinière est préparé comme pour l'oignon. En février ou mars, on sème en lignes distantes de 0-08, et l'on donne les mêmes soins qu'à la pépinière d'oignon.

Plantation. — Vers la (in d'avril, lorsque les poireaux ont une gros- . seur suffisante, on les repique à OMO en tous sens, après avoir raccourci les racines et le sommet des feuilles.

Il convient de choisir un temps numide et couvert, et de laisser les racines exposées le moins possible à l'air. Si le terrain est sec, on arrose aussitôt après la plantation. Quelques sarclages et binages sont les seuls soins d'entretien.

Rendement. — On peut obtenir, en moyenne, sur un beetare, 800,000 poireaux qui, divisés en bottes de 25, donnent 52,000 bottes du prix de 8 fr. les 100 bottes.

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