DANS LE MIDI
Produit, 50,000 kilogr. de melons, au prix moyen de
6 cent, le kilogr 5000 f. »
Frnis de culture comme pour les courges 276 99
Bénéfice net 2723 f. 01
Environ 984 pour 100 du capital employé.
DES ASSOLEMENTS
Les études que nous venons de terminer nous ont fait connaître les exigences des diverses espèces de plantes agricoles sous le rapport du climat, de la nature du sol et du mode de culture ; nous avons également déterminé le bénéfice produit par chaque sorte de récolte dans les circonstances qui lui sont favorables. 11 semble donc qu'il suffirait maintenant de rechercher, parmi les espèces qui s'accommodent des mêmes circonstances locales, celles qui donnent le plus de profit, et de s'attacher exclusivement à leur culture en les faisant se succéder à elles-mêmes, sans interruption, sur le même terrain. Mais des difficultés insurmontables s'opposent à ce qu'il en soit ainsi.
Admettons, en effet, que l'on soumette le blé à cotte succession
non interrompue; comment produira-t-on les engrais nécessaires pour restituer au sol les principes nutritifs que lui enlève, chaque année, une récolte dont la plus grande partie est consommée en dehors du domaine. D'un autre côté, certaines plantes nuisibles, qui croissent avec le blé, et qui mûrissent avant lui, répandent dans le sol une si grande quantité de leurs graines que la terre serait bientôt envahie par cette végétation parasite. Enfin, dans les climats où la récolte du blé est retardée jusqu'à la lin d'août, il devient impossible de préparer le sol en temps convenable pour recevoir le nouvel ensemencement qui doit avoir lieu en octobre et même en septembre.
Des obstacles semblables et d'autres encore que nous examinerons plus loin se présentant pour la culture continue des diverses plantes agricoles, il a donc fallu songer à laisser, entre le retour de la même espèce de récolte sur le même terrain, un certain laps de temps, pendant lequel on a cultivé des plantes peu épuisantes et propres à la nourriture des bestiaux producteurs d'engrais.
Cette même interruption a permis de détruire les plantes nuisibles, soit au moyen de la jachère, c'est-à-dire en appliquant à la terre, complètement nue, de nombreuses façons d'été, soit en la chargeant d'une récolte qui étouffe ces plantes ou qui exige, en été, de nombreux binages. Enfin on a pu choisir, pour cultiver pendant chaque interruption, des espèces qui permissent de préparer le sol en temps convenable pour la récolte suivante. C'est de la nécessité de cette succession de récoltes différentes que sont nés les assolements.
Nous entendons, avec M. de Gasparin, par cours de culture la succession des plantes qu'on cultive sur le même terrain pendant une période d'années, au l>out de laquelle on reprend la même succession de plantes, et dans le même ordre. Ainsi le cours de culture triennal est celui-ci :
Première année Jachère.
Deuxième année • . . . . Blé d'hiver.
Troisième année Céréale de printemps. '
Nous entendons par assolement la division des terres arables d'un domaine en parties égales entre elles, et au nombre des années qui forment le cours de culture, de manière que, dans la première année, par exemple, la première partie soit en jachère, la deuxième en blé, la troisième en avoine, et que, se succédant les unes aux autres chaque année, le cours de culture se perpétue, et présente toujours la même étendue pour chacune des récoltes. Ainsi, le cours de culture ci-dessus suppose le tableau suivant de la rotation combinée avec l'assolement :
DES ASSOLEMENTS