‹ Traité élémentaire d'agricultureChapitre 5 sur 167 · SOI · texte numérisé non relu

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calcaire

1 Cette collection avait été formée à l'aide de celles de Grignon et de la Société cenlrale d'agriculture de Paris, mises obligeamment à notre disposition par Philippart et Vilmorin.

DE LA POMME DK TERRE, lô

Chacun de ces terrains reçut, au printemps, comme ensemencement, un tubercule de chacune des cinquante-cinq variétés; tous les tubercules furent choisis de même poids, placés à 0B10 de profondeur, et en lignes distantes en tous sens de 0m50. Les plantes recurent, pendant leur végétation, deux binages et deux buttages; à savoir :

Un premier binage, lorsque les tiges commencèrent à paraître à la surface du sol ;

Un premier buttage, lorsqu'elles eurent 0m16 de hauteur;

Un second binage quinze jours après;

Enfin un second buttage quinze jours après le second binage.

La récolte eut lieu, pour chaque variété, lorsque les tiges commencèrent à jaunir. Le produit de chacune fut mis à part et pesé, et nous pûmes reconnaître le rendement proportionnel des cinquante-cinq variétés dans chaque espèce de sol. Nous donnons ciaprès la liste des dix variétés qui se montrèrent les plus productives. (Voir cette liste page 14).

De ce tableau il ressort évidemment que si certaines variétés, telles que la Patraque jaune ox-noble, la Patraque rose de Rohan hâtive, la Vitelot te jaune la Pigry, ont, à peu de chose près, le même pouvoir productif dans toutes les espèces de terres, la plupart des autres ont un rendement très-variable, suivant la nature du sol, et ne profitent pas également bien dans les différentes sortes de terres arables. C'est ainsi, par exemple, que la Vilelolte rouge longue de l'Indre est bien plus productive dans le sable pur d'alluvion que dans la terre argileuse, et, surtout, que dans le sable tourbeux; que la Patraque blanche premières façons se plaît moins dans le sable pur, et dans le sable humifère, que dans le sol calcaire et surtout dans la terre argileuse, que la Patraque jaune œil violet aime mieux les terres calcaires et sableuses que l'argile, et ainsi de suite.

Mais il ne fallait pas s'en tenir à cette première donnée pour apprécier le mérite respectif de chaque variété, car le pouvoir productif ne constitue pas seul la valeur intrins ' que d'une pomme de terre; cette valeur dépend encore de la richesse en principes nutritifs; d où il résulte que c'est en suivant la raison composée du pouvoir productif et du pouvoir nutritif qu'on peut déterminer exactement la valeur comparative d'une pomme de terre.

11 était donc indispensable de recourir à l'analyse chimique, et c'est ce que nous avons fait en déterminant, dans chacune de nos cinquante-cinq variétés, non-seulement la proportion de fécule, mais encore les quantités relatives d'eau et de matière solide, attendu qw l'albumine, la matière animale particulière, et la fibre ligneuse coii-

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