‹ Traité élémentaire d'agricultureChapitre 70 sur 167 · MÉLANGES DE PLANTES LÉGUMINEUSES · texte numérisé non relu

MÉLANGES DE PLANTES LÉGUMINEUSES

il y a un inconvénient, c'est que le trèfle, disparaissant au bout de trois ou quatre ans, laisse entre les pieds de sainfoin des vides nombreux qui diminuent notablement le produit, et qui sont bientôt remplacés par des herbes nuisibles. Ce mélange ne présente donc quelque avantage qu'autant que le sainfoin est placé dans un terrain qui ne lui permet pas de vivre plus de trois ou quatre ans. Dans ce cas, on ajoute à la quantité de graines indiquée plus haut, pour un hectare, environ 6 kilogr. de trèfle.

Luzerne et trèfle rouge. — Ce mode offre les mêmes avantages et les mêmes inconvénients, lorsque la luzerne doit vivre plus longtemps que le trèfle. Car ce dernier, plus vigoureux que la luzerne à son début, en étouffe une partie, et laisse de grandes places vides lorsqu'il vient à disparaître. On ne doit donc user de cette association que pour les luzernes d une très-courte durée.

Luzerne et sainfoin. — Ce mélange devra être préféré au précédent lorsque la luzerne n'aura qu'une courte durée, parce que le sainfoin pourra persister pendant ce laps de temps.

Luzerne, sainfoin et trèfle rouge. — Ce mélange peut être employé dans les mêmes circonstances que le précédent.

Trèfle blanc et lupuline. — Nous n'ajouterons rien à ce que nous avons dit de ce mélange, que nous avons apprécié en parlant de la lupuline.

Btpèoet annuelles. — L'association de ces diverses espèces ne présente pas l'inconvénient des précédentes, puisqu'elles sont toutes annuelles. 11 résulte même pour la plupart : i° que le fourrage est de meilleure qualité et plus recherché par les bestiaux; 2° que l'on obtient ainsi une masse de fourrage plus considérable que si les diverses espèces étaient semées isolément; 3° que le produit est plus assuré contre les intempéries.

C'est donc avec raison que Ton associe les pois, les vesces, les gesses et les lentilles, soit toutes ensemble, soit seulement deux à deux, suivant la nature du terrain. Parfois aussi, et c'est un usage que l'on ne saurait trop recommander, lorsque le sol le permet, on mélange à ces diverses espèces une certaine quantité de féveroles. Cette dernière plante, outre quelle fournit un très-bon fourrage, concourt, avec l'avoine ou le seigle, que nous avons recommandé d'y joindre, à soutenir les tiges et à les empêcher de ramper sur le sol, où elles perdraient une partie de leurs qualités. On donne les noms de dragée, de dravière, d1 hivernage et, par corruption, iXkivernache, à ces associations de plantes fourragères annuelles.

Quelle que soit la composition des divers mélanges dont nous venons de parler, rensemenceinent doit être fait de telle sorte qu'on comi.. 15

menée par répandre et enterrer d'abord les graines les plus grosses, et successivement, jusqu'aux plus petites, qui doivent être les plus rapprochées de la surface du sol.

Deuxième groupe. — Plantes non légumineuses.

Les diverses espèces qui forment ce groupe, puisent dans le sol la plus grande partie de leurs éléments nutritifs. Aussi n'augmententelles pas, comme les espèces du groupe précédent, la fertilité de la terre par leurs débris. Les unes sont de véritables récoltes épuisantes t les autres laissent le sol tel qu'il était avant leur culture.

Si Ton a adopté ces fourrages, malgré leur action plus ou moins épuisante, c'est : 1° parce qu'ils donnent leurs produits, soit depuis l'automne jusqu'à la fin de' l'hiver, soit au printemps de très-bonne heure, mais toujours au moment où l'on est privé d'autres fourrages verts ; 2° parce que leur propriété d'enfoncer leurs racines beaucoup moins profondément que les trèfles, les luzernes et les sainfoins, leur permet d'occuper utilement le sol en attendant que les couches inférieures aient repris les éléments de fertilité dont la végétation des légumineuses les avait privées; 5° enfin parce que plusieurs de ces fourrages donnent d'excellents produits là où les plantes légumineuses n'offrent qu'une végétation chétive. Les principales espèces de ce groupe, fournies en grande partie par les crucifères et les graminées, sont les suivantes :

CHOU CULTIVÉ

Le chou cultivé (Brassica oleracea, L.) n'a commencé à être employé comme plante fourragère, qu'au commencement du siècle dernier. Sa culture s'est établie d'abord dans le nord de l'Europe. Elle s'est progressivement étendue dans toute l'Allemagne, ai Hollande, dans le nord et dans l'ouest de la France, puis en Angleterre. Celte plante fournit un excellent fourrage vert pour les vaches laitières, et même pour les animaux à l'engrais ; un bœuf en peut consommei 100 kilogr. par jour. Les cochons s'en accommodent aussi très-bien. Ce fourrage bisannuel est d'autant plus précieux, qu'il est produit depuis l'automne jusqu'au commencement du printemps, laps de temps pendant lequel il est toujours difficile de se procurer de la nourriture verte. Les choux offrent cet autre avantage, que leur cui-

CHOU CULTIVÉ

iure exige de nombreux binages qui nettoient le sol et lui donnent une bonne préparation pour les récoltes suivantes.

On a cependant reproché aux choux de donner au lait et à la chair des animaux une saveur désagréable; mais cet inconvénient ne paraît se produire que lorsque les choux sont en état de décomposition.

Variété». — Les deux variétés suivantes sont employées comme fourrage.

4° Le chou feuillu ou chou vert. Sa tige, simple ou ramifiée, est de pomme; elle

s'élève de 1*30 à 3 mètres et plus, et se garnit de feuilles dans toute son étendue. Cette variété a donné lieu à un certain nombre de sous- variétés parmi lesquelles on distingue les suivantes :

Chou cavalier, grand chou à vaches, grand chou vert, chou-chèvre, chou en arbre (fig. 611). Tige dépassant souvent deux mètres de hauteur, garnie de feuilles amples; peu sensible au froid.

Chou caulet de Flandre.

Ne diffère du précédent que par la couleur rouge des nervures des feuilles.

Chou moellier. Tige de lœ60, renflée et succulente dans la partie supérieure, ce qui la rend propre à être consommée par les bestiaux ; assez sensible à la gelée.

Chou branchu du Poitou, chou à mille têtes (fig. 612).

Tige de ln60, donnant naissance à des ramifications qui sortent des aisselles de chaque feuille et forment une sorte de buisson.

Chou frisé vert du Nord. Tige de lm30, garnie de feuilles ondulées; fourrage moins abondant que les précédents; mais supportant les hivers les plus rudes.

Fig. 611. Chou cavalier.

Chou frisé rouge du Nord. Ne différant du précédent que par sa

couleur; peut-être encore plus rustique.

Chou pommé, chou cabus. Cette variété s'éloigne de la précédente par ses tiges beaucoup moins hautes, par ses feuilles plus larges et réunies en forme de pomme arrondie, déprimée ou conique. Elle a donné lieu aussi à un grand nombre de sous-variétés, parmi lesquelles la suivante est la plus cultivée pour la nourriture des bestiaux.

Chou quintal , chou d'Allemagne, clwu d'Alsace (fig. 613). Pomme blanche, aplatie, atteignant souvent un volume considérable. On en distingue aussi une variété rouge. Ces deux plantes servent également à la nourriture de l'homme sous forme de choucroute.

Fig. 612. Chou brancHu du Poitou.

• — Les feuilles de chou contiennent ■

Eau

Matières sèches consistant en résine, matière extractive, gomme, albumine, chlorophylle, acide acétique, sul-l fale et azotate de potasse, chlorure de potassium,] malate et phosphate de chaux, phosphates de magné- 1 sie, de fer et de manganèse

Dans l'état normal, elles renferment 0,20 pour 100 d'azote, et à leiat sec 3,70.

D'après Muller, les cendres qu'elles fournissent sont composées ainsi qu'il suit sur 100 parties :

CHOU CULTIVÉ. 957

Polasse 21,54

Soude 5,36

Chaux. 14,65

Magnésie 11,86

Oxyde ferrique.» 2,84

Acide phosphoriqup 41,88

— sulfurique 0,77

Silice 1,32

C'est une plante très-riche, comme on le voit, en acide phosphorique et en alcalis solubles.

Climat et sol. — Le chou cultivé, qui croît spontanément sur les

Fig. 613. Chou quintal.

côtes maritimes des parties tempérées de l'Europe, aime un climat humide, un ciel brumeux; il redoute les froids très-rigoureux de l'hiver et les chaleurs brûlantes de 1 été. Aussi le climat de l'ouest de la France lui est-il particulièrement favorable. Dans le Midi, ou ne peut obtenir ce fourrage qu'au moyen de l'irrigation.

Les choux aiment les terres argileuses, profondes, substantielles, douces, fraîches sans être très-humides. Les prairies basses défrichées, les marais et les étangs desséchés lui conviennent très-bien. Il donne aussi des produits passables dans les argiles compactes, humides,

mais seulement sous un climat chaud, autrement il pourrit. Les sols légers ne lui conviennent qu'autant qu'ils sont placés sous un ciel brumeux et humide.

Place dan* la rotation. — Les choux exigent.un sol profondément ameubli et très -copieusement fumé; ils doivent recevoir, pendant leur végétation, des binages et des buttages. Leur place est donc au début de l'assolement. On leur fait succéder les céréales de printemps. Du reste, ils peuvent très-bien se succéder à eux-mêmes, et, dans les localités où ils sont le plus cultivés, on les fait revenir, sans inconvénient, tous les deux ou trois ans à la même place.

Culture. — Préparation du toi. — On donne ordinairement à la terre trois labours. Le premier, profond de 0ro30, environ, avant l'hiver; le second, moins profond, douze ou quinze jours avant la plantation, et suivi de hersages et de roulages qui pulvérisent la surface; le troisième, au moment même de la plantation.

Entrait et amendement». — Ce que nous avons dit à cet égard, en parlant des raves (p. 111), s'applique également aux choux. Ajoutons seulement que ceux-ci exigent une fumure très-abondante. D après M. de Gasparin, ils puiseraient dans le sol l'équivalent de 94 kilogr. de fumier, pour 100 kilogr. de tiges et de feuilles vertes récoltées. Or, le produit moyen pouvant s'élever à 40,000 kilogr. de tiges et feuilles, cette récolte absorberait dans le sol l'équivalent de 37,600 kilogr. de fumier.

La fumure destinée aux choux doit être, autant que possible, appliquée en deux fois. La première moitié, soit avant le labour qui précède l'hiver, soit avant le premier labour du printemps; la seconde moitié au moment du troisième labour. Les entrais sont ainsi mieux répartis dans toute l'épaisseur de la couche cultivée. Si, cependant, on ne pouvait les répandre qu'en une seule fois, il faudrait attendre le dernier labour. Les choux aiment à rencontrer une fumure récente.

ï)e tous les engrais, c'est celui des moutons qu'on préfère généralement. Les boues de ville, le noir des raffineries, les cendres mêlées aux fumiers frais conviennent aussi très-bien. Dans les pays de montagnes, où l'éeobuage est en pratique, comme dans la forêt Noire wurtembergeoise, la Styrie, etc., on pèle les pâturages communaux, on brûle les gazons, et après avoir fumé, on plante des choux, qui réussissent parfaitement bien quand on a fumé, et assez bien quand on n'a pas donné de fumure.

Pépinière. — Les choux sont cultivés par semis en pépinière et repiquage. Le choix d'un emplacement et la préparation du sol sont les mêmes que pour la pépinière de chou -navet. Voici maintenant les soins qu'ils y réclament.

CHOU CULTIVÉ

Choix des semences. — Pour être bien certain de la qualité de ses semences, le cultivateur doit les récolter lui-même. A cet effet, s'il s'agit de choux pommés, il choisit, à l'approche des gelées, les plus beaux pieds, les dépose d'abord dans un lieu sec, puis les met ensuite dans une cave où il les range debout, les uns contre les autres. Dès que les fortes gelées sont passées, il repique ces choux dans un carré du jardin, dont le sol a été bien préparé et fumé avant l'hiver, „ et d'où il a exclu avec soin les autres plantes crucifères, car elles s'entre-féconderaient avec une très-grande facilité, et les graines ne produiraient que des individus dégénérés. C'est vers le commencement d'août que la graine mûrit. Dés que la plus grande partie des siliques commence à blanchir, on coupe les tiges, puis on les suspend pendant quelque temps dans une pièce sèche et aérée; après quoi, on sépare la graine par le frottement. Cette graine, renfermée dans des sacs, peut se conserver pendant cinq et six ans.

Si l'on récolte plus de graines qu'on n'en doit employer, on réserve pour ses semis celles du rameau central. Elles sont mieux nourries, et donnent toujours naissance à de plus belles plantes.

La graine des choux non pommés est recueillie avec les mêmes soins, à cela près qu'on transplante les porte-graines dans le jardin, dès le mois de décembre.

Le mode d'ensemencement et les soins que réclament lés jeunes plants, jusqu'au moment du repiquage, sont les mêmes que pour le chou-navet (p. 128). On sème à raison de 258 grammes par hectare.

Repiquage et culture d'entretien. — Nous renvoyons également à l'article du chou-navet pour les soins que réclame le repiquage des choux, ainsi que pour les cultures d'entretien qu'ils doivent recevoir pendant leur végétation. Nous dirons seulement que ce repiquage doit être fait derrière la charrue qui donne le troisième labour, afin que la surface du sol soit bien fraîche. Quant à la distance à réserver entre chaque plant, elle varie suivant le degré de fertilité du sol, el le développement habituel des variétés que l'on cultive. Pour les variétés les plus vigoureuses, ou pour les sols les plus fertiles, on plante à 1 mètre de distance. Dans les conditions les moins favorables, on se contente de 0"70. Dans l'un et l'autre cas, les plants sont disposés en quinconce.

Récolte. — Les procédés de récolte des choux feuillus étant différents de ceux des choux pommés, nous allons les examiner séparément.

La récolte des choux feuillus commence lorsque les feuilles inférieures prennent une teinte jaunâtre, ce qui a lieu, dans l'ouest de la France, vers le mois d'octobre. Dès que ces signes de maturité se

manifestent, on enlève les feuilles inférieures qui ont acquis tout leur développement, en ayant soin de détacher complètement le pétiole. On parcourt ainsi successivement toutes les parties du champ, avant de revenir aux plants déjà cueillis, et Ton enlève, chaque jour, la quantité de feuilles nécessaires à la consommation. On continue pendant tout Thiver, sans autre interruption que celle produite par les gelées. Enfin, au mois de mars, on coupe la tige ras de terre, et on la distribue aux animaux en la fendant en trois ou quatre. On a remarqué que les tiges nourrissent beaucoup mieux que les feuilles; aussi les destine-t-on à compléter l'engraissement des animaux . Parfois on commence à couper ces tiges dès la fin de décembre; mais il faut bien calculer, pour ne pas en être privé avant la fin du printemps.

La récolte des choux pommés doit être faite le plus tard possible, et seulement avant les gelées, car celles-ci pourraient les endommager. Toutefois, on n'attend pas ce moment pour les pommes qui se fendent et se déchirent, et qui ne tarderaient pas à pourrir si Ton ne les enlevait pas. Dans l'Ouest, cette récolte peut commencer en octobre, et doit être terminée à la fin de novembre.

La conservation des choux pommés pour la nourriture d'hiver des animaux n'est pas sans difficulté, car il faut les abriter des grands froids, tout en les empêchant de pourrir. Voici les divers procédés employés :

1° On ouvre, dans un terrain sec, une fosse de 0"85 de largeur sur 0"60 de profondeur et d'une longueur variable en raison de la quarîtité de choux à conserver. On y plante les choux les uns près des autres, après en avoir enlevé les feuilles extérieures. Quandjes gelées arrivent, on couvre la fosse de petites gaules qui supportent une couche de paille et de feuilles.

2° On ouvre une fosse dans le champ même, on y place les choux la tête en bas et la racine en l'air, et on les recouvre de 0B08 0"12 de paille ou de feuilles sèches. Lorsqu'il gèle, on augmente un peu la couverture.

3° Dans quelques contrées de l'Allemagne, les choux sont transformés en choucroute, comme on le fait pour l'alimentation de l'homme. On coupe grossièrement les choux, on les entasse dans des tonnes, ou même dans des fosses imperméables, par couches qu'on dame fortement, et entre lesquelles on répand une certaine quantité de sel ou seulement de cendre, puis on couvre de planches chargées dej)ierres pesantes. Pourvu qu'on ait soin de maintenir toujours la couverture immergée de saumure, les choux se conservent pendant tout l'hiver, et, malgré leur odeur peu agréable, les bestiaux les mangent avec avidité, mélangés aux fourrages hachés.

uigitizGO Dy

CHOU CULTIVE. 2C1

Rendement. — Le rendement des choux est considérable; il s'élève, en moyenne, à 45,000 kilogr. de feuilles et tiges par hectare pour les choux pommés, et à 35,000 kilogr. pour les choux feuillus, ou, en moyenne, à 40,000 kilogr. pour les deux variétés. Cette masse de fourrage vert parait équivaloir à 16,000 kilogrammes de foin, si on l'emploie pour l'engraissement ou la production du lait, et seulement à 9,200 kilogrammes de foin si Ton en nourrit les animaux de travail.

COMPTE DE CULTURE D'UN HECTARE DE CHOUX PLACÉS AU DÉBUT DE LA ROTATION DES RÉCOLTES.

DÉPENSE

Un labour avant l'hiver, à 0*30 de prorondeur 80 C. »

Un labour ordinaire au commencement de mai. ... 22 »

Deux hersagea, à 2 fr. 60 l'un 5 20

Deux roulages, à 2 fr. l'un 4 »

Dix ares de pépinières, comme pour les choux-navets

Rayonnage du sol pour le repiquage 2 60

Repiquage au plantoir 40 a

Noir animal, 4 hectolitres, à 10 fr. l'un 40 »

Deux binages à la houe à cheval, en long, à 5 fr. l'un. 10 - .

Deux binages en travers 10 »

Deux buttages avec le buttoir, à 5 fr. l'un 10 »

Récolte des feuilles et des liges 40 -

Transport 25 •

50,000 kil. de fumier, a 10 fr. les 1000 kil., y compris les frais de transport et d'épandage, 500 fr.; les trois quarts de cette somme à la charge des choux. . . . 375 *

Intérêt pendant un an, à 5 pour 100 du prix de la fumure

non absorbée 6 25

Loyer de la terre 70 »

Frais généraux d'exploitation 20 »

Intérêt pendant un an, à 5 pour 100, des frais ci-dessus. 40 08

Total 851 f. 6i»

PRODUIT

40,000 kilogr. de tiges et feuilles, équivalant à 16,000 kilogr. de foin sec, à 71 fr. 50 les 1000 kilogr. . . . 1U4f. «

BAUXCE.

Produit 1144T. .

Dépense 851 60

Bénéfice net 292 f. 31

34 pour 100 du capital employé.

AHT AGRICOLE.

Page 1