INTERCALAIRE APRÈS LE SEIGLE
DKl'ENsE.
Un labour
... sZl. »
Ln hersage. * 60
Un roulage \ 2 »
Un hersage 2 60
Rayonner le terrain pour recevoir la semence. . 2 60
litres de semence, à U fr. l'hectolitre. ...... il 20
Képandre la semence au semoir à brouette. \ \
Couvrir la semence avec une herse renversée. . * m
Un roulage ' ' \ ™
A reporter 48f.oU
Report 48f.60
Un binage à la houe à cheval 5 >
Un binage sur les lignes à la houe à main 14 »
Un binage à la houe à cheval 5
Un buttage 5 >»
Fauchage et transport de la récolte 10 »
30,000 kil. de fumier, à iO fr. les 1000 kil., y compris les frais de transport et d'épandage, 300 fr. La moitié
de cette somme à la charge du mais 150 *
Intérêt pendant six mois, à 5 pour 100, du prix du fumier non absorbé , 7 50
Intérêt pendant un an, à 5 pour 100, des frais ci-dessus. 12 25
Total 2571.35
PRODLIl.
7000 kilogr. de fourrage sec, équivalant à 5000 kilogr. de foin de prairie naturelle, à 71 fr. 50 les 1000 kil . . 357 f. 50
BALANCE
Produil 357 f. 50
Dépense . . . 257 35
Bénéfice net 100C15
39 pour 1( 0 du capital employé.
MOIIA DE HONGRIE, MILLETS, SORGHO.
Le moka de Hongrie, millet de Hongrie (panicum germanicum, L.) (lig. 629), qui commence à se 'répandre dans nos cultures comme plante fourragère annuelle, a été introduit en France vers 1815. Sa graine germe facilement, alors même que Ja sécheresse suspend la végétation des autres espèces; cette sécheresse n'arrête pas non plus son développement, et la moindre pluie suffit pour lui rendre toute sa vigueur. C'est donc un fourrage précieux, surtout pour le Midi. Les tiges de cette plante sont pourvues de feuilles nombreuses qui sont un excellent fourrage vert, également goûté par tous les bestiaux.
Le moha s'accommode de tous les climats de la France; mais s'il donne des produits dans les sols les plus légers et les plus secs, c'est dans les terres de consistance moyenne et suffisamment fraîches qu'on obtient le maximum de sa fécondité.
Cette plante occupe, dans la succession des récoltes, la même place que le maïs-fourrage; comme lui, elle demande un terrain bien ameubli et riche en engrais, et le même mode de culture. Toutefois,
MOHA DE HONGRIE.
la semence doit être répandue à In volée, et dans la proportion de 10 kilogr. par hectare. On fait consommer le moha aussitôt que les épis commencent à se développer.
Son rendement s'élève, dans les circonstances favorables, à l'équivalent de 10,000 kilog. de fourrage sec par hectare. Ce fourrage égale presque celui des bonnes prairies naturelles.
Le millet d'Italie, panis d'Italie, millet à grappe (panicum Ilalicum, L.), et le millet commun (panicum miliaceum, L.), (tig. 630 et 051), dont nous avons parlé à la page 652 du tome I'r, sont aussi cultivés comme Tourrage vert. Ils demandent le même mode de culture que l'espèce précédente. Leur fourrage, tout aussi abondant, passe pour être un peu moins nourrissant que celui du moha.
Le sorgho (holcus sorghum, L.), (lig. 652), dont il a été question tome Ier, p. 654, fournit aussi un très-bon loin rage vert; mais il convient plus spécialement aux contrées du Midi. II doit être placé dans un terrain frais en été, substantiel et richement fumé. On le cultive comme le moha, dont il égale au moins le
SENïLE, OltGE, AVOINK.
Fig, 629.
Moha de Hongrie.
Le seigle, V avoine d'hiver et Vorge escourgeon d'hiver, donnent au printemps d'excellents fourrages verts, d'autant plus précieux qu'ils devancent, par leur précocité, la plupart des autres plantes printanières. Cette nourriture a surtout une très-heureuse influence sur la production du lait
Fig. (;ôO.
Mil tel <C Italie.
Ces fourrages peuvent être obtenus sous tous les climats de la France, à l'exception de l'avoine et de l'orge, qui craignent les hivers rigoureux. Ces plantes deviennent ainsi de véritables récoltes intercalaires. Nous avons indiqué à l'article Céréales quels sont les terrains qui conviennent le mieux à ces plantes, et les soins qu'il faut leur donner. Parfois on associe deux de ces céréales sur le même champ; c'est là une bonne pratique, qui a pour effet d'augmenter les qualités du produit, et souvent sa quantité. On doit commencer la récolte de ce fourrage aussitôt que les épis apparaissent. On le fait pâturer sur place, ou on le fauche pour le faire consommer à l'étable.
Le rendement s'élève, en moyenne, par hectare, à 12,600 kilogr. de fourrage vert, qui se réduisent par la dessiccation à 4200 kilogrammes, lesquels équivalent à environ 3000 kilogr. de bon foin de prairie naturelle.