DEC HÉ DE
PltKCOCIT.:.
Tardif.
Tardif.
Tardif.
rardir.
Précoce.
Tardif.
Trés-tardif.
Tardif.
Précoce.
Tardif
Tardif.
Tardif.
Précoce.
Tardif.
Tr. -précoce.
Tardif.
Tardif.
Tardif.
Précoce.
Précoce.
Tr.-précoce.
Tr.-précoce
Très -tardif.
Précoce.
Très-tardif.
Précoce.
f r. -précoce.
I Y.-préco'ce.
Précoce.
Précoce
l'récoce.
Précoce.
Tardif.
l'récoce.
Tardif.
Tardir.
Tardif.
Tr.-précoce.
Précoce.
Tardif.
Précoce.
Tr.-précoce.
Tr.-précoce.
TERRUNS SALANTS
ESPÈCES
Avoine fromcnlale.
— jaunâtre. . . .
Brize tremblante.
Cynosure des pi és.
Dactyle pelotonné.
Féluque traçante.
— des prés. . . .
— élevée
Fléole des prés. .
Ivraie vivace. . .
Paturin commun.
— maritime. . .
Lotier corniculé. .
— maritime. . .
Luzerne lupuline.
Trèfle blanc. . .
— rouge. . . . .
— maritime. . .
— fraisier. .
Plantain lancéolé Jonc de Dothnie, .
PLANTES (itUiiTemeut propres an prés ou a m pàluragfs
Pâturages.
PaTu rages «
Pâturages.
Pâturages.
Pâturages.
Pâturages.
degiu:
DE
rnÉcociTÉ.
Précoce.
Tardif.
Précoce .
Tardif.
Précoce, l'récoce.
Tardif.
Précoce.
Tardif.
Précoce .
Tardif.
Tr.-précoce.
Précoce.
Précoce, l'récoce.
Tardif, Tardif.
Tr.-précoce.
lïrrigaiion sonl les niémis fpie pour les sols argilo-sili^eux ou argilo-calcaiics ci-dessus.
Deux procédés différents peuvent être employés pour créer une prairie naturelle : l'ensemencement et la transplantation de gazons. Examinons-les séparément, et nous verrons ensuite dans quelles circonstances on doit préférer l'un ou l'autre.
Création au moyen de l'ensemencement. Préparation du Sol. —
L'ameublissement de la couche arable du sol et la destruction des plantes nuisibles sont aussi nécessaires pour la création des prairies naturelles que pour la culture des autres plantes. On procède à cette opération de différentes manières suivant l'état et la nature du terrain.
Si le sol n'a pas encore été soumis à la culture, s'il est à l'état de lande ou de 'marais ou couvert de bois, on lui enlève son humidité surabondante au moyen des travaux de dessèchement et d'assainissement décrits dans le tome Ier aux pages 129 et 133; puis on en opère le défrichement comme nous l'indiquons t I", p. 563. Lorsque ce terrain aura porté un certain nombre de récoltes, que la couche arable sera suffisamment ameublie et débarrassée des plantes nuisibles, on le disposera à recevoir l'ensemencement de la prairie au moyen de deux dernières récoltes préparatoires : une récolte de racines fourragères qui complétera son ameublissement profond et achèvera de le purger des plantes nuisibles, et une récolte de céréales de printemps ou 'd'hiver dans laquelle l'ensemencement de la prairie sera pratiqué. Cette dernière opération s'appliquera également aux terrains soumis depuis longtemps à la culture.
H est important de donner à la surface du sol une disposition convenable. Si la prairie ne peut être soumise à l'irrigation, on s'efforcera de la rendre parfaitement plane, soit pour faciliter les opérations du fauchage et du fanage, soit pour empêcher les eaux de séjourner sur les points déprimés qui donneraient alors un fourrage de mauvaise qualité. A cet effet, on commence par ameublir le sol par un labour, puis, si les irrégularités sont légères, on se contente de faire passer la herse plate ou ploutre (fig. 7G8), laquelle entraine la terre des points culminants et la ramène sur les parties déprimées. Pour les dépressions plus profondes, on emploie la ravallc Fig. 768. Itrr.se plaie ou pelle à cheval (fig. 769), qui remplit trèsoh ploutre. h\en ie buL sïl s'agit enfin de remblais
considérables, on se sert du tombereau mécanique de M. Palissart
(fig. 770). Ce tombereau, dont nous avons enlevé Tune des roues pour en mieux faire comprendre le mécanisme, se compose d'une caisse mobile A dont la partie antérieure est rendue tranchante au moyen d'une armature en fer. Cette caisse est placée sur deux roues, de façon qu'elle se charge d'un tiers de mètre cube de ternvpnr
Fi;:. 7G9. Pelle à cheval ou raralls.
l'action du tirage des chevaux. Elle est suspendue, à un cylindre B que traverse l'essieu C, et, lorsqu'elle est chargée, sa partie antérieure est relevée au moyen d'un levier D. Arrivée au lieu où la terre doit
Kig. 770. Tombereau mécanique.
être déposée, cette caisse est vidée par le fond, qui est mobile et que l'on ouvre au moyen du crochet E.
On ne devra user de celte machine que pour transporter la terre
AHT AGRICOLE.
à une distance de 000 mètres au plus. Au delà, le bénéfice que procure son mode économique et rapide de chargement est plus que compensé par l'infériorité de la charge. Dans ce cas, il y aura plus d'avantage à se servir du tombereau ordinaire.
Si la prairie doit être soumise à l'irrigation, il devient plus important encore de donner à la surface du sol une disposition convenable. Nous avons suffisamment étudié cette question au chapitre des Irrigations (t. Ier, p. 148). Ces divers travaux de nivellement et de terrassement devront être exécutés, au moins une année à l'avance, c'est-à-dire avant l'ensemencement d? la céréale dans laquelle on sèmera la prairie, afin que les couches de terre qui, par suite de ce travail, seraient ramenées d une certaine profondeur à la surface, aient le temps de recevoir rinlluence fertilisante de l'atmosphère et des engrais qui | recèdent. Loisque la prairie devra être soumise au pâturage, il sera indispensable d'y créer un réservoir d'eau où les bestiaux puissent s'abreu>er.
Enfin, beaucoup de pâturages, surtout en Normandie, sont complantés de pommiers et de poiriers à fruits à cidre. Dans les trèsbons fonds, l'avantage de ces plantations est plus que contesté, à cause du mauvais effet de l'ombre, des feuilles accumulées en automne sous les arbres et les pommes tombées qui donnent souvent lieu à des accidents chez les animaux; elles exigent, d'ailleurs, au moins pendant les quinze premières années, de l'engrais et une culture. Mais, dans les pâturages de qualité moyenne ou médiocre, placés sur des terrains secs et bien aérés, le produit de ces plantations acquiert une importance telle qu'il dépasse souvent en valeur celui de l'herbe; et de plus l'évaporation étant diminuée par suite de l'ombrage, le sol est moins sujet à se dessécher. Dans les localités où le produit des arbres à fruits à cidre n'a pas de valeur, on pourra les remplacer par des variétés à fruits à couteau ou par des pruniers, des cerisiers, des amandiers, des mûriers, etc. Ces diverses plantations devront être exécutées avant l'ensemencement de la prairie, et de façon que les arbres soient placés au moins à 15 mètres les uns des autres dans les terrains secs et à 17 mètres dans ceux de qualité moyenne.
Engrais et amendements.. — Il importe (pie le sol OÙ l'on veut créer une prairie soit le plus riche possible en principes fertilisants. Cet état favorisera le développement des plantes utiles au détriment des espèces nuisibles, et la prairie donnera plus lût son maximum de rendement. Mais les engrais on les amendements que l'on répand . en vue de rétablissement de ces prairies doivent être appliqués quelque temps avant l'ensemencement, afin qu'ils soient intimement mélangés avec les diverses couches du sol. Il sera donc utile de fumer
copieusement les deux dernières récoltes qui précéderont la formation de la prairie. 11 sera bon aussi, pour favoriser le premier développement des jeunes plantes, de répandre, au moment même de l'ensemencement, un engrais pulvérulent qui sera enterré en même temps que les graines.
Quant aux choix des matières fertilisantes, il variera nécessairement suivant la nature du sol. Ainsi, outre le fumier, qui formera toujours la base des engi ais proprement dits, on répandra, surtout dans les terres argileuses et humides, des amendements calcaires et des cendres; ces matières favorisent la végétation des plantes légumineuses, qui ne sont jamais trop abondantes dans les prairies.
Choix des semences. — Trois procédés sont employés pour se procurer les semences destinées à la formation des prairies.
Le premier consiste à semer les balayures des greniers à foin. On ne saurait trop s'élever contre cette pratique vicieuse; car les foins étant en général récoltés au moment de la floraison des meilleures espèces qui dominent dans le mélange, il s'ensuit que ces balayures ne renferment pas de graines mures de ces espèces : Ton n'a ainsi que les graines des espèces précoces nuisibles ou inutiles. D'ailleurs, quelques bonnes graines y fussent-elles même mêlées, les foins qui ont donné ces graines n'ayant pas toujours été récoltés sur un sol identique à celui que l'on veut engazonner, les espèces qu'elles pourront produire ne seront pas toujours appropriées à la nature de ce terrain. On n'obtiendra donc (pie de mauvais résultats de cette pratique que nous ne saurions trop conseiller d'abandonner.
Le procédé suivant est préférable : on choisit, dans le voisinage du terrain a ensemencer, une prairie placée exactement à la même exposition, assise sur un sol offrant la même composition élémentaire et la même dose d'humidité habituelle, donnant enfin de trèsbons produits. On recherche dans cette prairie la partie la moins salie par les plantes nuisibles. On laisse le plus grand nombre des plantes arriver à leur maturité complète, puis on fauche, et après le fanage on sépare les semences au moyen du battage et du vannage; toutefois ces graines ne sont pas non plus exemptes de reproches. En effet, ce mélange renferme toujours une certaine quantité de graines de plantes nuisibles ou inutiles, surtout si l'on n'a pas fait pratiquer un sarclage au début de la végétation; puis, d'un autre côté, il n'est pas possible de faire varier ainsi la proportion des espèces dont on veut augmenter ou diminuer la quantité.
Il est donc plus rationnel d'adopter le troisième mode, qui consiste à acheter tout simplement les graines des diverses espèces dont on veut composer la prairie. Aujourd'hui on trouve dans le com-
merce les semences de la plus grande partie de ces espèces*. Quant au petit nombre de celles qu'on n'y rencontre pas encore, on les récoltera à la main dans les prairies où elles sont les plus abon- dantes. Lorsque Ton achète ces graines, il faut, avant de les semer, s'assurer de leur bonne qualité, et le moyen le plus simple et le plus certain est celui que nous avons indiqué, t. I, p. 595.
Proportion relative des diverse» iortei de semences dans le mélange. — Les prairies naturelles se composant de la réunion d'un certain nombre de plantes d'espèces différentes, il convient aussi de déterminer les proportions relatives que Ton devra établir entre elles, et pour cela la quantité de graines de chacune d'elles qu'il faudra répandre sur une surface déterminée.
En général, il est bon d'introduire dans le mélange une forte proportion de plantes légumineuses. 11 y a à cela plusieurs avantages : d'abord, elles sont toujours la base des meilleurs fourrages; ensuite, leur végétation est plus prompte que celle des graminées, et la prairie donne ainsi plus tôt un fourrage abondant; enfin, ces plantes améliorent la couche superficielle du sol par leurs débris, et amènent plus promptement la prairie à son plus haut degré de fertilité.
Nous avons signalé plus haut la quantité absolue de graines de chaque espèce nécessaire pour ensemencer complètement un hectare. Il est donc facile de connaître la proportion de ces graines à employer dans le mélange, suivant la part que l'on voudra donner à chaque espèce dans la composition du fourrage. Si, par exemple, on veut établir, sur un sol frais argilo-siliceux, un pré dans lequel chacune des diverses espèces ne devra concourir à la masse du fourrage que dans la proportion que nous indiquons ci-après, on n'emploiera que la quantité de semence inscrite à la suite de chaque espèce, et qui est proportionnée à ce qu'il en faudrait pour ensemencer exclusivement toute la surface du champ.
Nous devons toutefois faire remarquer que les quantités de graines des espèces précédentes prescrites pour l'ensemencement complet d'un hectare sont pour les circonstances les plus favorables à leur végétation. D'où il suit que ces quantités devront être un peu augmentées lorsque le sol sera de moins bonne qualité, qu'il aura été moins bien préparé, que \\ nsemencement sera fait à une époque tardive, ou enfin que le climat sera moins propre à la végétation des herbes.
1 Nous croyons être utile aux personnes qui n'ont pas de relations établies pour l'acquisition des «raines en leur indiquant la maison Vilmorin, a Paris. Elles y trouveront l^s semences de. toutes les espèces et variétés dont nous avons parlé jusqu'à présent et de celles qui nous restent encore a étudier.
EXEMPLE D'UN MELANGE DE GRAINES POUR FORMER UN PRÉ SUR UN TERRAIN FRAIS, ARG1LO-SILICEUX (POUR IN HECTARE).
ESPÈCES
PIlOPOUTlON A ÉTABLIR DANS L* MASSE DU EOIHRAGE.
QUANTITÉ DE GRAINES POUIt
l'ensemencement