‹ Traité élémentaire d'analyse qualitative des matières minéralesChapitre 106 sur 197 · XIV. — CiNNABRE, VERMILLON · texte numérisé non relu

XIV. — CiNNABRE, VERMILLON

328. On y trouve fréquemment, outre le sulfure de mercure : du minium, du colcothar, de la brique pilée, du kaolin et du réalgar.

On traite la matière par de l'acide chlorhydrique concentréet bouillant qui ne dissout que le minium et l'oxyde de fer ; on filtre, et dans la liqueur on recherche : le plomb avec l'hydrogène sulfuré ; le fer par l'ammoniaque, dans la liqueur séparée du sulfure de plomb et peroxydée par l'ébuUition avec quelques gouttes d'acide nitrique. La portion insoluble dans l'acide chlorhydrique est traitée par la potasse caustique qui dissout le réalgar, et la liqueur neutralisée par l'acide chlorhydrique donne un précipité de sulfure d'arsenic quand on y fait passer un courant d'hydrogène sulfuré. Le résidu est attaqué par l'eau régale qui dissoudra le sulfure de mercure, ou bien séché et calciné, de telle sorte que ce sulfure qui est volatil, se sublime; dans l'un et l'autre cas le résidu que l'on obtient est formé de brique pilée et de k^lin. S'il est blanc, on n'a que du silicate d'alumine ; s'il est rouge, il y a de la brique pilée. L'analyse de ce mélange possible de kaolin et de brique doit se faire comme lorsqu'il s'agit d'une matière silicatée.

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