‹ Traité élémentaire d'analyse qualitative des matières minéralesChapitre 109 sur 197 · CHAP. XVI. — ANALYSE DES EAUX · texte numérisé non relu

CHAP. XVI. — ANALYSE DES EAUX

â39. RvMdtam, canBlnm, Uthiam, sÉrontiiini. — On

évapore Teau de manière à ]a réduire à un très faible volume. Si elle renferme des sels sotubles elle les dépose en majeure partie par le refroidissement. On sépare Teau mère, et on lui ajoute du carbonate d'ammoniaque, puis on chauffe : la strontiane, la lithine et la chaux se séparent à Tétat de carbonates peu solubles ; les alcalis, potasse, soude, lithine, oxydes de rubidium et de caesium, passent dans la liqueur. Ce qu'on a alors de mieux à faire est d'examiner successivement au spectroscope le précipité et la liqueur filtrée. Il montrera les raies caractéristiques des métaux qui sont contenus dans chacun d'eux.

340. Arsenic. — On le trouve tantôt dans les stalactites ou dépôts ocreux que donnent certaines eaux minérales et sous la forme d'arséniates de chaux ou de protoxyde de fer, tantôt à Tétat d'arséniates alcalins dissous. On évapore 20 à 30 litres d'eau avec un peu de carbonate de soude, on amène à sec, et Ton traite par l'acide sulfurique le résidu ou le dépôt ocreux primitif; on étend d'eau, et la liqueur est introduite dans un appareil de Marsh qui pei:mettra de recueillir, sous forme d'anneau, les plus petites quantités d'arsenic.

341. Iode et brome. — On ne les trouve jamais qu'en très petites quantités, et il faut, pour les déceler, opérer sur les eaux mères provenant de la concentration de grandes quantités de l'eau à essayer. On opère alors comme il a été dit au sujet de la recherche de ces corps dans le sel marin brut, n" 311.

342. Recherche de l'iode dans les eaux pln^iates. — Procédé de M. Chatin : On place 2 litres de l'eau à essayer dans une capsule de porcelaine, et l'on ajoute 10 centigrammes environ de carbonate de potasse pur, puis on évapore doucement. L'eau de pluie contenant toujours des substances organiques que le carbonate alcalin altère, le liquide brunit plus ou moins à la fin de l'opération. On reprend le résidu sec par de l'alcool à 36 degrés, on décante et l'on évapore à siccité pour se débari'asser de l'alcool, puis

on calcine légèrement le résidu pour déliniire les matières organiques. On reprend de nouveau par l'alcool et Ton évapore à sec le liquide clair, enfin, on ajoute au résidu une goutte d'eau et un peu d'empois d'amidon récemment préparé. Après avoir étendu la matière sur les parois de la capsule, on la touche avec une baguette de verre imprégnée d'acide azotique pur et concentré. Si elle renferme un iodure, Tiode mis en liberté par l'acide azotique donnera immédiatement, au contact de l'amidon, la coloration^ bleue caractéristique.

343. Aminoiiiaque. — On évapore doucement 8 à 10 litres d'eau après y avoir ajouté quelques gouttes d'acide sulfurique, puis, quand la liqueur est concentrée et réduite à 400 ou 500 centimètres cubes, on l'introduit dans un ballon d'environ 4 litre, avec un excès de magnésie bien exempte d'ammoniaque et calcinée au moment de s'en servir. Le ballon communique par un tube avec un serpentin de verre entouré d'eau froide. On chauffe, l'eau entre en ébuUition, la magnésie déplace l'ammoniaque, et les vapeurs qui se condensent dans le serpentin se rendent dans un vase contenant 10 à 15 centimètres cubes d'acide chlorhydrique étendu pur. Après une heure ou une heure et demie d'ébullilion, toute l'ammoniaque s'est dégagée et est venue se condenser dans l'acide chlorhydrique. On ajoute à celle liqueur du chlorure de platine, on évapore à sec, et l'on reprend par Teau alcoolisée qui enlève le chlorure de platine en excès; l'ammoniaque reste sous la forme de chloroplatinale jaune insoluble.

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