‹ Traité élémentaire d'analyse qualitative des matières minéralesChapitre 111 sur 197 · CHAP. XVI. — EAUX POTABLES · texte numérisé non relu

CHAP. XVI. — EAUX POTABLES

viron 2 litres avec de l'eau à essayer; on adapte au col un bouchon portant un tube abducteur entièrement plein de l'eau que l'on étudie, et qui se rend sous une éprouvette remplie d'eau en se prolongeant par un tube de caoutchouc jusqu'au haut de cette éprouvette. On chauffe peu à peu jusqu'à ce que l'eau du ballon se mettant à bouillir, les gaz dissous se dégagent et se rendent dans l'éprouvette. Au bout de quelque temps, on porte celle-ci sur le mercure, en ayant soin de chasser presque toute l'eau qu'elle renferme, puis on y fait passer un morceau de potasse. Cette base absorbe l'acide carbonique, et la diminution du volume gazeux est une preuve de la présence de ce gaz; elle permet même d'en évaluer la quantité approximative quand on opère dans une cloche graduée. Ceci fait, on introduit dans l'éprouvette un peu d'acide pyrogallique enveloppé dans un papier : au contact de la potasse, cet acide absorbe l'oxygène avec une rapidité considérable en se colorant en brun de lessive très foncé ; la diminution du volume gazeux est une preuve qu'il renfermait de l'oxygène et peut même fournir des indications sur la quantité de ce gaz. L'azote constitue le résidu, qui n'est absorbable ni par la potasse ni par le pyrogallate de {)Otasse.

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