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Le saz est eomplètement absorbé par la potasse

— On recherche alors sur une nouvelle quantité, s'il est inflammable ou s'il ne l'est pas. Cette opération se fait en retirant de la cuve le tube bouché avec le pouce, l'extrémité fermée dirigée en bas, on le retourne, et l'on approche de l'ouverture une

allumette enflammée. En écartant le doigt, le gaz prend feu s'il est combustible. H est bon, pour mieux voir la flamme, de se placer dans un endroit peu éclairé.

398. A. Le gaz est inflammable. Ce ne peut être que de Tacide sulfhydrique ou du cyanogène. Le premier se reconnaît à son odeur caractéristique et à son action sur les sels de plomb; le second, à la couleur pourpre de sa flamme et à l'acide carbonique que produit sa combustion; il suffit d'introduire dans le tube d'essai ou la combustion vient d'avoir lieu, quelques gouttes d'eau de chaux limpide ; elle se trouble par l'agilalion, pour peu qu'il y ail d'acide carbonique formé.

L'acide sélénhydrique et l'acide tellurhydrique se trouveraient dans celte catégorie; ce sont des gaz rares que l'on distinguerait de l'acide sulfliydrique au dépôt de sélénium rouge, ou de tellure gris, qu'ils donnent au contact d'une dissolution d'acide sulfureux.

399. B. Le gaz n'est pas in/lammabk. On introduit alors quelques gouttes d'eau dans une troisième prise d'essai : celles-ci peuvent absorber immédiatement toute la masse gazeuse; elles peuvent aussi n'en dissoudre qu'une petite quantité.

1" Legaz est totalement absorbé par Veau. On en répand quelques bulles dans l'atmosphère; si elles donnent naissance h d'épaisses fumées, ce gaz peut être:

Acide chlorhydrique, Fluorure de bore,

— bromhydrique, Fluorure de silicium.

— iodhydrique,

Si l'eau en absorbant le gaz a donné un dépôt de silice en gelée, c'était du fluorure de silicium.

S'il n'y a pas dépôt de silice, on ajoute à la dissolution du gaz quelques gouttes d'acide nitrique, puis du nitrate d'argent. S'il n y a pas de précipité, le gaz est du fluorure de bore.

S'il y a un précipité jaune, c'est de l'acide iodhydrique.

Si le précipité est blanc, c'est un des acides chlorhydrique ou bromhydrique.

On ajoute alors à la dissolution quelques gouttes d'eau de chlore qui mettent du brome en liberté, si Ton est en présence d'acide bromhydrique, et qui, avec l'acide chlorhydrique, ne donnent rien.

Quand le gaz non inflammable et totalement absorbé par l'eau ne répand pas à l'air de fumées épaisses, il peut être :

Acide sulfureux, Ammoniaque.

L'odeur suffit pour les distinguer l'un de l'autre. â"" Le gaz non inflammable est peu soluble dans Veau. Il ne peut être que :

Acide carbonique.

Chlore.

La couleur verte caractérise le chlore ; quant à l'acide carbonique, son action sur l'eau de chaux le fait immédiatement reconnaître.

II. Le gam est absorbé par la potasse ineomplètement ou pas da tout. — On examine alors s'il peut ou non s'enflammer.

400. A. Le gaz est inflammable. Si le gaz s'enflamme à l'approche d'une allumette qui brûle, on ne peut avoir que :

Hydrogène phosphore. Acétylène,

— arsénié. Oxyde de carbone,

— protocarboné (forraène), Hydrogène.

— bicarboné (étbylène).

On en traite une petite quantité par une dissolution saturée à froid de sulfate de cuivre; s'il se forme un précipité noir, le gaz est du phosphure ou de l'arséniure d'hydrogène. Ce dernier ne se rencontre que dans des circonstances tout à fait exceptionnelles. Le dépôt noir filtré, lavé, puis dissous dans l'acide azotique, donnerait une liqueur dans laquelle on rechercherait la présence de l'acide phosphorique ou celle de l'acide arsénique.

Si le sulfate de cuivre ne donne rien, on introduit dans le tube d'essai une dissolution ammoniacale de chlorure cuivreux. Si le gaz s'y dissout en donnant un dépôt rouge brun, c'est de l'acétylène ; s'il s'y dissout sans donner ce dépôt, c'est de l'oxyde de carbone.

[Pour préparer le chlorure cuivreux ammoniacal, on fait bouillir de la tournure de cuivre avec de l'acide chlorhydrique mêlé d'un peu d'acide azotique. L'eau régale dissout le cuivre à l'état de chlorure, CuCl*, que le métal en excès ramène bientôt à l'état de Cu'Gl* soluble dans l'acide chlorhydrique. Quand la liqueur est incolore, on la verse dans un grand excès d'eau froide, le Cu^Cl^ se précipite sous la forme d'une poudre blanche constituée par de petits tétraèdres réguliers. Cette poudre lavée et séchée est conservée dans des flacons à l'abri de la lumière qui l'attaque lentement. L'ammoniaque la dissout en donnant le réactif ammoniacal de l'acétylène et de l'oxyde de carbone.]

Si le chlorure cuivreux ammoniacal n'absorbe rien, et que le gaz brûle avec une flamme presque invisible sans donner d'acide carbonique, c'est de l'hydrogène.

S'il brûle avec production d'acide carbonique en donnant une flamme peu éclairante, et sans déposer de charbon sur les parois du tube, c'est du formène.

Si, au contraire, la flamme brillante et fuligineuse est accompagnée d'un dépôt de charbon, c'est de l'éthylène.

401 . fi. Le gaz n'est pas inflaminable. Lorsque le gaz non absorbable par la potasse n'est pas succeptible de brûler, c'est l'un des suivants :

Azote, Bioxyde d'azote,

Protoxyde d^azote, Oxygène.

Si le gaz rougit à l'air, c'est du bioxyde d'azote.

S'il rallume les corps présentant encore quelques points incandescents et s'il rougit quand on lui ajoute une bulle de bioxyde d'azote, c'est de l'oxygène.

tHAP. XX. — DÉTERMINATION DE LA NATURE D'UN GAZ. 243

S'il rallume les corps sans donner de réaction avec le bioxyde d'azote, c'est du protoxyde d'azote.

Enfin, si le gaz n'a aucune de ces propriétés, si de plus il éteint les corps en combustion vive, c'est de l'azote.

il est évident que, lorsqu'à l'aide de cette méthode de recherche on est arrivé à reconnaître d'une manière à peu près certaine le corps auquel on a affaire, il faut, pour acquérir une certitude complète, constater que ce gaz présente bien toutes les propriétés de celui en présence duquel on croit se trouver.

4f02. Ce procédé d'analyse peut se résumer dans les deux tableaux suivants, commodes à avoir sous les yeux quand on opère.

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