DÉTERMINATION DE LA NATURE DES GAZ DIFFÉRENTS CONTENUS DANS UN MÉLANGE
403. On doit avant tout regarder si le mélange contient des gaz solubles dans l'eau, cas auquel toutes les opérations se font sur le mercure. Les gaz qui attaquent ce métal (acide bromhydrique et iodhydrique, chlore, etc.) sont en très petit nombre et se reconnaissent presque immédiatement.
Il faut remarquer, du reste, que tous les gaz ne peuvent pas exister simultanément dans un mélange, car un grand nombre d'entre eux se détruisent réciproquement : ainsi le chlore, surtout à la lumière solaire, décompose les gaz qui renferment de Thydrogène ; il réagit sur Tacide sulfureux ; de même l'ammoniaque se combine avec les gaz acides, le bioxyde d'azote avec l'oxygène, etc., dételle sorte que la présence de certain gaz dans le mélange implique nécessairement l'absence de certains autres. En suivant une marche analogue à celle qui a été employée lors d'un gaz unique, nous arriverons à découvrir la nature du mélange gazeux.
AOi, I. Gaz non absorbables par la potasse. — On commence par traiter une partie de ce mélange par une dissolution de potasse de manière à éliminer tous les gaz absorbables par ce réactif.
a. Le résidu est mis en contact avec une solution saturée de sulfate de protoxyde de fer; s'il y a absorption partielle et coloration brune, c'est qu'il y avait du bioxyde d'azote dans le mélange et celui-ci devait donner à l'air des vapeurs rutilantes.
b. Si Ton n'a pas trouvé de bioxyde d'azote, ou après qu'on Ta enlevé, on introduit dans un tube d'essai quelques bulles du mélange, un petit fragment de potasse, puis 1 à 2 centimètres cubes d'une dissolution d'acide pyrogallique; s'il y a coloration noire ou brune avec diminution de volume, le gaz renfermait de