V. — Gaz intestinaux
428. Ils sont constitués par un mélange d'azote, d'acide carbonique, d'hydrogène et d'oxygène, avec de petites quantités d'acide sulfhydrique et d'hydrogène carboné. La proportion de ces' différe4ts gaz varie beaucoup dans les différentes portions du tube digestif; l'oxygène se trouve encore en quantité notable dans l'estomac, mais il diminue très vite à mesure que l'on s'avance dans le tube intestinal, et en même temps la proportion d'acide carbonique augmente.
Le mélange gazeux est agité d'abord avec de l'eau de chaux. La formation d'un précipité blanc de carbonate de chaux indique immédiatement la présence de l'acide carbonique.
Un papier d'acétate de plomb légèrement humide, introduit dans le mélange, y noircit pour peu qu'il renferme d'acide suifhydrique. Une fois la présence de ces deux gaz constatée, on les élimine avec une dissolution de potasse, puis on introduit dans l'éprouvette de l'acide pyrogallique pour rechercher l'oxygène.. Ce gaz sera absorbé par la liqueur alcaline qui prendra une teinte brun de lessive plus ou moins foncée, et qui, s'il est absent, restera parfaitement incolore ; le résidu contiendra de l'azote, de l'hydrogène et de petites quantités d'hydrogène carboné. On terminera l'analyse comme pour le gaz de l'éclairage, en traitant d'abord par l'alcool pour rechercher la présence de l'hydro-
(1) Lorsqu'on veut traiter un gaz par le chlorure cuivreux ammoniacal, on se garde bien d'opérer sur la cuve à mercure. En efiet, ce métal décomposant le chlorure, se charge de cuivre, devient impur et s'attache aux éprouvettes. Le tube contenant le mélange à analyser est placé dans un verre renfermant du mercure, et, avec une pipette, on y introduit le réactif. Quand tes analyses sont terminées, on verse sur ce mercure un peu d'acide azotique étendu qui dissout le cuivre retenu ; on agite de temps à autre pour renouveler les surfaces en contact, et, au bout de quelque temps, il suffit de laver le mercure, pour éliminer tout le cuivre à l'état d'azotate soluble dans l'eaui
carbure, puis le résidu dans une cloche courbe, parles oxydes de cuivre et de plomb, qui, à chaud, s'empareront de l'hydrogène et permettront ainsi de constater sa présence ou son absence.