IV. — Produits gazeux de la combustion dans les fcVers
LES cheminées.
426. Ce gaz, dépouillé des particules solides qu'il renferme, est un mélange à proportions variables d'acide carbonique, d'oxyde de carbone, d'oxygène, d'azote et de vapeur d'eau.
Les produits de la combustion se recueillent au moyen de l'appareil suivant, qui peut également servir à puiser des gaz
dans un milieu quelconque pour les soumettre à Tanalyse, et qui est très analogue à ceux qui servent à préparer d'une manière continue l'hydrogène et Tacide carbonique.
Il se compose de deux flacons de verre d'un litre environ de capacité, A et B, portant à leur partie inférieure une tubulure qui sert à les mettre en communication l'un avec l'autre au moyen d'un tube de caoutchouc ; celui-ci est adapté sur deux robinets d'acier placés dans chacune des tubulures et qui permettent d'établir ou d'interrompre à volonté la communication entre les flacons. L'un d'eux, A, porte à sa tubulure supérieure un nouveau robinet d'acier muni d'un caoutchouc de longueur variable et terminé lui-même par un tube C, de fer ou de verre. Le second flacon B est rempli de mercure.
Pour opérer avec cet appareil, on fait passer tout le mercure dans le flacon A de manière à le remplir complètement, et l'on plonge le tube C dans la cheminée, ou dans la source de gaz, par une ouverture convenablement disposée, puis on ouvre le robinet qui surmonte le flacon A, celui de la tubulure inférieure étant fermé. On ouvre ensuite ce dernier lentement en abaissant un peu le flacon B ; le mercure qui s'y écoule détermine dans A un vide, et par conséquent une aspiration des gaz qui s'y précipitent et le remplissent peu à peu ; on ferme alors les robinets, et l'on transporte l'appareil auprès de la cuve à. mercure, où, par une manœuvre inverse, il sera facile de faire passer dans des éprouvetles un partie du gaz contenu dans le flacon A, ou la totalité de ce mélange.
427. On traite une portion du mélange gazeux par une disso^ lution de potasse ; une diminution de volume indique la pré* sence de l'acide carbonique. On fait alors passer dans l'éprouvette quelques gouttes d'une solution concentrée d'acide pyrogallique qui, au contact de la potasse, absorbera l'oxygène, s'il y en a, en donnant une liqueur brune et une nouvelle diminution dans le volume de la masse gazeuse.
Le résidu est transvasé dans un nouveau tube pour éliminer la liqueur alcaline, et l'on introduit alors une dissolution de proto-"