Ppocédé de MMI. Mallard et I^e Chatelier. — Il
consiste à substituer à la flamme de la lampe des mineurs celle de l'hydrogène qui est très chaude et presque incolore; sa haute température maintenant le grisou enflammé sur une grande longueur, l'auréole bleue a des dimensions plus considérables que celles dont s'entoure la flamme d'une lampe à huile; de plus, elle n'est pas masquée par le voisinage d'une flamme brillante ; le réservoir d'huile est remplacé par un petit briquet à hydrogène, et celui-ci donne un jet qui vient s'enflammer k Tintérieur de la lampe, dont le verre est remplacé par un cylindre de cuivre percé d'un orifice latéral. Cette ouverture est munie d'une loupe qui permet de voir la flamme avec une grande netteté. Avec cet instrument, l'auréole bleue qui enveloppe la flamme de l'hydrogène est encore nettement visible, quand l'air contient seulement ^ de son volume de formène.
434. "Si" Apiiarella i^iaoamètreaé — Ces appareils sont fondés sur ce fait qu'un mélange d'hydrogène ou de ses carbures gazeux avec l'oxygène, trop pauvre en grisou pour être inflammable, est complètement brûlé en présence d'un fil métallique incandescent; il se forme de l'eau et de l'acide carbonique. M. Coquillion a proposé l'emploi d'un fil de palladium. M. Le Chatelier préfère le platine qui est moins fusible, et il est arrivé
à constituer un grisoumètre à l'aide duquel le grisou est dosé avec une très grande exactitude.
Son appareil se compose d'un tube mesureur en verre de 20 millimètres de diamètre sur 100 de longueur, relié à sa partie inférieure par un tube de caoutchouc avec un flacon R de mercure qui communique d'autre part avec un manomètre à air libre ; le mesureur porte à sa partie supérieure une garniture en ferro-nickel, munie d'un robinet à pointe r et traversée par deux conducteurs de platine dont l'un est isolé, et qui sont reliés par une spirale de fil fin de platine ; l'un de ces conducteurs se termine, un peu au-dessous de la spirale, par une pointe p à laquelle on fait affleurer le mercure.
Pour faire une expérience, on ouvre le robinet r, on fait affleurerle mercure en p et on lit la division h du manomètre; on chasse l'air en élevant le réservoir R, puis on fait entrer par r le gaz à analyser, on fait affleurer le mercure en /), on lit la température t et la hauteur h' du manomètre, puis celle du baromètre H ; la pression du gaz introduit est donc P = H + A' — ft- La combustion est alors provoquée par l'incandescence du fil de platine, et, après avoir laissé l'équilibre de température se rétablir, on mesure la température i' et la hauteur h" du mercure dans le manomètre; la proportion x de grisou contenue dans 100 volumes du gaz initial est donnée par l'expression
^ X = H^\'^\ — 7^ qui donne des résultats exacts à un millième près {Ann, de ch, et de phys. [6], XXIX, 289).