‹ Traité élémentaire d'analyse qualitative des matières minéralesChapitre 147 sur 197 · II. — Du CHALUMEAU · texte numérisé non relu

II. — Du CHALUMEAU

470. Cet instrument sert à insuffler de Tair dans une flamme afin d'activer sa combustion et d'élever i sa température. Il se compose d'une tuyère, B (fig. 13), tube légèrement co-' nique de fer-blanc ou de laiton, de 20 centimètres de longueur environ, muni à l'extrémité la plus large d'une embouchure cd en ivoire ou en os, et de 10 à 12 millimètres de diamètre. La petite extrémité de la tuyère s'engage dans la boite à air A, pièce cylindrique d'environ 15 millimètres de diamètre sur 45 de longueur. L'air insufflé parla tuyère perd son humidité dans la boite à air; il en sort par un orifice latéral muni d'un tube de dégagement a, perpendiculaire à la tuyère, et de 5 centimètres de longueur; il est terminé par un petit ajutage conique b en cuivre ou en platine, percé d'un orifice dont le diamètre est d'un demi-millimètre à peu près. L'air aspiré par le nez est comprimé entre les muscles tendus des joues, tandis qne le palais sert de soupape ; on doit s'exercer à n'envoyer dans le chalumeau qu'une portion <*.

de l'air aspiré, l'autre allant aux poumons entretenir la respiration, et à produire dans le chalumeau un jet continu d'air qui alimente la flamme.

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Fie. V,i.

471. On se sert aussi d'un autre chalumeau beaucoup plus simple, c'est un tube creux ordinairement en fer-blanc verni, évasé (fig. 14), et portant latéralement dans sa partie large un petit tube sur lequel on peut adapter un ajutage en cuivre, percé

d'un trou plus ou moins étroit. On insuffle Tair avec la bouche, par une embouchure de corne, et Ton arrive, avec un peu d'habi-

tiide, à obtenir un filet continu d'air dont on rend à volonté et à l'aide des muscles des joues la vitesse plus ou moins grande.

472. injecté dans la simple flamme d'une bougie, ce filet d'air l'infléchit en un cône allongé; la partie extérieure pâle, c (flg. 15), est le siège d'une combustion complète, et comme l'oxygène de l'air y est en excès, elle constitue une région oxydante propre au grillage de la plupart des substances. La zone intermédiaire &,brillante, contient un excès de charbon qui lui donne avec son éclat des propriétés réductrices capables, par exemple, de ramener les oxydes à l'état métallique. La couche intérieure a, où l'air amené par le chalumeau détermine une combustion complète, est très chaude; elle se termine par une pointe

FiG. 14.

FiG. 15.

bleue où la combustion est encore complète, mais sans excès d'oxygène; cette région très chaude est apte à produire des phénomènes de fusion simple, sans oxydation ni réduction.

47â. On tient ordinairement le chalumeau par la boite h air, en maintenant horizontal le tube par lequel se dégage le gaz insufflé. Alors le courant d'air injecté dans la flamme étant horizontal, celle-ci prend une direction qui est la résultante des mou-

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