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DES RÉACTIFS

Outre Vair atmosphérique qui sert à alimenter la flamme, et le charboriy on emploie encore les matières suivantes :

481 . Carbonate de aoade. — Le carbonate de soude anhy d re doit être bien exempt de sulfates qui, par la réduction, donneraient des sulfures. Le meilleur moyen de TaVoir pur est de le préparer en calcinant du bicarbonate de soude. Il sert tantôt à la réduction, tantôt à l'oxydation des oxydes.

482. Cyanure de potasaimn. — On s'en sert souvent pour opérer la réduction des oxydes difficiles à réduire, et spécialement pour celle des sulfures. Son action réductrice est bien plus énergique dans la plupart des cas que celle du carbonate de soude, et il joue à la fois le rôle d'alcali et celui de désoxydant. Le cyanure de potassium fondu doit être conservé dans des vases bien fermés, car il attire très promptement l'eau et l'acide carbonique de l'air. Le mélange de cyanure de potassium et de carbonate de soude est ce qu'il y a de plus commode à employer; on le prépare avec quantités égales des deux produits.

483. Phoaphate de «onde et d^ammoniaqne {Sel de phosphore). Ph*0\Na«0,(AzH*)^,H»0 + 8H'0. — Ce sel perd, sous l'influence d'une température élevée, son eau et son ammoniaque et se transforme en métaphosphate de soude. Il joue le même rôle que le borax, mais a sur lui l'avantage d'une réaction diflerente; il se comporte comme un acide fondu avec presque toutes les substances, et il en dissout un grand nombre. Il faut

s'assurer qu'il est bien exempt de chlorure, car mélangé d'oxyde de cuivre il sert à reconnaître les chlorures, les bromures et les iodures. Le sel pur fond sur le charbon en une perle incolore parfaitement transparente. Elle est opaque s'il renferme du phosphate de soude en excès.

484. Borate de soude (Borax). — Le borax fond en une perle limpide qui dissout toutes les substances oxydées. Il ne doit renfermer ni chlorures ni sulfates, ce dont on s'assure en ajoutant à sa dissolution, acidulée par l'acide nitrique, du nitrate d'argent ou du nitrate de baryte. Les perles fournies par le borax avec les différentes substances oxydées qui ont été chauffées avec lui au feu d'oxydation, sont ensuite traitées par la flamme réductrice afin de voir si elles changent ou non de couleur.

485. Bisulfate de potasse. — On l'obtient en fondant ensemble dans une capsule de platine des quantités équimoléculaires de sulfate neutre de potasse et d'acide sulfurique monohydraté, et coulant sur une lame de platine la matière fondue ; on l'emploie toutes les fois qu'on a besoin d'une réaction acide ; il représente de Tacide sulfurique, sous la forme d'un corps solide facile à manier, car sous l'action d'une température élevée, il se dédouble en sulfate neutre de potasse et acide sulfurique (voy. nM28).

486. Nitrate de potasse. — C'est un sel facile à obtenir pur, et qu'on utilise toutes les fois qu'il y a une oxydation à produire. On lui adjoint souvent le carbonate de soude qui donne un alcali propre à se combiner à l'acide métallique résultant de l'oxydation que l'on cherche à réaliser.

487. Nitrate de cobalt. — On ne s'en sert guère que pour reconnaître la magnésie et l'alumine. On chauffe d'abord la substance doucement sur le charbon pour la priver de l'eau qu'elle peut contenir, puis on ajoute dessus, avec une pipette effilée, une goutte de solution d'azotate de cobalt; on chaufle de nouveau doucement d'abord, pour chasser l'acide azotique, puis fortement

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