‹ Traité élémentaire d'analyse qualitative des matières minéralesChapitre 156 sur 197 · DANS LA FLAMME DU CHALUMEAU · texte numérisé non relu

DANS LA FLAMME DU CHALUMEAU

Elles fournissent souvent des caractères très nets, produits tantôt SOUS l'influence du feu oxydant, tantôt sous l'action du feu réducteur.

503. La substance à essayer est placée sur le charbon et soumise à l'action de la flamme extérieure. Si elle est oxydable, l'oxyde formé, outre une couleur caractéristique, peut encore être fusible, alors le charbon, ou le support quel qu'il soit, se recouvre d'un enduit. Si l'oxyde est volatil, il se dépose à une certaine distance de la partie chauffée du charbon en formant autour d'elle une auréole; Celle-ci peut encore provenir de ce que la matière chauffée est volatile, et donne en s'oxydant un composé fixe, tel est le cas du zinc, du magnésium. Si la matière donne un oxyde volatil, l'auréole se déplacera sous l'action de la flamme; si l'oxyde est fixe, l'auréole ne se déplacera pas. Ce dépôt, dont la couleur est variable, peut aussi se colorer diversement quand on fait varier sa température.

504. Les phénomènes de désoxydation s'eflectuent en chauffant dans la région réductrice de la flamme. La réduction s'opère mieux

et plus facilement dans presque tous les cas, lorsqu'on mélange la substance examinée avec du cyanure de potassium, et elle peut fournir des indications très nettes. Ainsi les sulfates se transforment en sulfures faciles à reconnaître avec un papier imprégné d'un sel de plomb qui noircira à leur contact ; les oxydes peuvent donner des métaux, et parfois des oxydes inférieurs doués de propriétés spéciales : ainsi, l'oxyde magnétique de fer qui est attirable à l'aimant, provient d'une réduction partielle du sesquioxyde.

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