CHAP. 1. — ANALYSE IH: SPECTRE SOLAIRE. 3Î
Fraunhofer figura le premier en 181i. Ce savant en distingua parliculièrement sept, qu'il désigna par les premières lettres de — ■ l'alphabet : deux bandes, A, B
I (fig. 18), peu nettes fft à contours mat définis, situées dans le rouge ; une autre bande, C, de même nature dans l'orangé ; une raie noire très nette et très intense, D, dans lejaune;viennent ensuite entre le vert et le bleu deux raies noires, E, F, bien définies, puis à l'entrée du violet une dernière raie noire, G, également très intense. Outre ces raies, on en distingue encore racilementtroisautres: l'une.a, dans le rouge ; l'autre, b, à droite de la raie F; une troisième enfin, H, à la limite de la région visible du spectre. Mais lorsque le faisceau de lumière solaire est réfracté successivement à l'aide de plusieurs prismes, chacun d'eux ajoute son effet de dispersion à t'eiïet produit par ceux qui le précèdent,et si l'on examine le spectre avec une lunette donnant un grossissement considérable, on le trouve sillonné d'une quantité innom' brable de raies noires très fines.
Les bandes obscures et vagues, telles que .\ et B de Fraunhofer, se résolvent en amas d'un très grand nombre de ces raies fines qui, réunies en groupes serrés, ne deviennent visibles distinc-
tement que si on les écarte assez les unes des autres par une dispersion considérable, et si on les observe u Taide d'un fort grossissement. Kirchboff et Bunsen ont étudié et figuré ces raies du spectre solaire dans des mémoires publiés en 1861 et 1863 (Mémoires de V Académie de Berlin). Leur travail traduit par M. Grandeau a été imprimé dans les Annales de chimie et de physique {S' série, t. LXVIII; A* série, t. I) avec les magnifiques planches qui les accompagnent et qui s'étendent a toute la partie lumineuse du spectre solaire.