DES SPECTROSGOPES -- MANIERE DE SEN SERVIR
582. Spectroseope ordioiiire. — Les instruments particuliers à l'aide desquels Kirchhofi et Bunsen sont parvenus à observer toutes les raies du spectre solaire, et que Ton emploie à l'examen des spectres des diverses flammes, portent le nom de spectroscopes. Nous décrirons celui dont on fait le plus ordinairement usage. La lumière tombe sur une pièce F portant une fente ah (flg. 24) à bords parallèles et dont on peut, à l'aide d'une vis Y, augmenter ou diminuer l'ouverture; celte fente est placée au foyer d'une lentille convergente D (fig. 20), de manière à constituer un collimateur dont les rayons sortent parallèles entre eux et à son axe. Au sortir du collimateur DF, le faisceau de lumière tombe sur un prisme P en flint, couvert d'une boite en cuivre noirci, destinée à écarter de lui toute la lumière qui ne vient pas de la source que l'on étudie. Les rayons, plus ou moins déviés par le prisme, selon leur degré de rcfrangibilité, sortent en donnant un spectre et sont regardés à travers une lunette A mobile autour d'un axe vertical qui coïncide avec l'arête a du prisme, ce qui permet de viser les différentes régions du spectre. Celte lunette est légèrement mobile autour d'un axe horizontal de manière que l'on puisse, avec la vis L (fig. 19), rendre parfaitement horizontal l'angle que fait son axe optique avec celui du