‹ Traité élémentaire d'analyse qualitative des matières minéralesChapitre 181 sur 197 · CHAP. II. — SOURCES DE LUMIÈRE · texte numérisé non relu

CHAP. II. — SOURCES DE LUMIÈRE

donnant un spectre déterminé, on introduit dans M la substance que Ton suppose exister dans le corps que Ton analyse : le spectre de la flamme M présente immédiatement les raies caractéristiques de cette substance, et, si c'est bien elle qui se trouve dans M', les raies du spectre de M' se trouveront être sur le prolongement des raies du spectre de M, car leur position, relative aux divisions du micromètre, doit être exactement la même. Cette méthode absolument rigoureuse permet de n'avoir pas le moindre doute sur ridentité du métal qui se trouve dans la flamme M' ; elle est plus sûre encore que le relevé de la position des diflérentes raies au moyen du micromètre.

596. L'identification des spectres se fait facilement aussi à l'aide du dispositif de MM. Delachanal et Mermet. Ils se servent d'un tube à essai ordinaire dont le fond est traversé par une électrode de platine enveloppée d'un tube capillaire de verre qui l'isole complètement du liquide environnant. Le tube est fermé par un bouchon portant la seconde électrode, et il contient une solution métallique qui, par capillarité, monte jusqu'à l'électrode inférieure qui en est toujours mouillée; on peut ainsi préparer à l'avance et conserver toute une série de tubes renfermant des sels de métaux différents, et produire instantanément le spectre de ces métaux au moment où l'on en a besoin, en faisant jaillir une étincelle entre les deux électrodes; malheureusement on obtient ainsi les spectres non des métaux, mais de leurs composés, et il faut connaître à l'avance le spectre du sel employé pour éliminer les raies qui n'appartiennent pas au métal considéré ; les spectres des chlorures étant généralement bien connus, ce sont les chlorures métalliques qu'on introduit de préférence dans les tubes.

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