‹ Traité élémentaire d'analyse qualitative des matières minéralesChapitre 180 sur 197 · CHAP. 11. — SOURCES DE LUMIÈRE · texte numérisé non relu

CHAP. 11. — SOURCES DE LUMIÈRE

ment la température de ta flamme. On utilise aussi la décharg:e électrique. Pour cela, on fait jaillir l'étiacelle d'une bobine d'induction entre deux lames ou deux tiges du métal dont on veut examiner le spectre, ou bien entre deux conducteurs recouverts d'une solution concentrée de ce métal.

ûans la très grande majorité des cas, une étincelle de 1 centimètre de longueur, éclatant entre deux conducteurs placés devant la fente du collimateur de manière que celle-ci soit parallèle à la longueur ^

de l'étincelle, est suffisante. La largeur de la fente devra être réduite de beaucoup à cause du grand éclat j-,g ^

de l'étincelle, surtout si l'on intro- '^'^

duit un condensateur dans le circuit induit de la bobine.

Lorsqu'on a affaire à des substances très volatiles, on fait usage de dispositions spéciales telles que le tube de Milscherlicb (fig. 22), qui permet de faire arriver un courant continu de la dissolution saline étudiée à l'intérieur de la flamme.

593. Les méthodes précédentes ne sont plus applicables quand une partie seulement des flammes que l'on examine présente la couleur caractéristique de la substance qu'on y rechercbe. It est alors nécessaire d'agrandir autant que possible la portion dans laquelle la hg. m.

coloration se produit. On peut y arriver par exemple en écrasant la flamme sur une lame vcriicale de métal ou de porcelaine constamment refroidie par un courant d'eau; la partie interne do la flamme est ainsi étalée et, si c'est clic qui est colorée, on placera la Tcnle du coliinialeur dans le prolongement du plan de la plaque refroidissante; le dispositirde la figure 23, imagine par M. Salet, a été utilise par ce savant pour déceler en particulier les traces de soufre dans la flamme de l'hydrogène.

594. Snperpositien des spectres à l'aide du prisme à réflexion totnie. — La pièce K (tlg. 24), qui porto la fente du collimateur, supporte aussi un petit prisme de verre à réflexion totale, p; on peut l'écarter de côté, en le faisant tourner autour de la pièce d qui le soutient, et il devient alors inutile; mais on peut aussi l'amener en face de la fenle dont il re-

y couvre la moitié, et dans cette position on

peut s'en servir pour réfléchir totalement les rayons d'une nouvelle source de lumière ; ceux-ci pénètrent dans le collimateur par la portion de la fente que le prisme recouvre, traversent le prisme P (fig. 19 et 20) et arrivent dans la lunette A, où ils donnent un second spectre, que l'on aperçoit en même temps que celui des rayons qui ont directement traversé la fente; ce second spectre est parallèle au premier, situé au-dessus ou au-dessous de lui suivant la position que l'on a donnée au petit prisme, et l'on peut comparer alors avec facilité les portions de même réfrangibilité dans les deux images.

595. Lorsqu'une substance donne des raies brillantes qui laissent subsister quelques doutes sur sa nature, on abaisse le petit prisme à réflexion totale, au-devant de la fente du collimateur, et latéralement (fig. 19), on place une deuxième flamme M dont les rayons, reçus par le prisme extérieur, sont renvoyés dans la lunette parallèlement à ceux de la flamme M', qui ont traversé directement la fente; la matière à étudier étant placée dans M' et

Page 1