‹ Traité élémentaire d'analyse qualitative des matières minéralesChapitre 49 sur 197 · Le précipité est orangé; — c'est de l'antimoine · texte numérisé non relu

Le précipité est orangé; — c'est de l'antimoine

c. Le précipité est brun marron ; — c'est du protoxyde d'étain.

d. Le précipité est jaune sale et insoluble dans l'ammoniaque;

— c'est du bioxyde d'étain.

e. Le précipité est jaune clair et soluble dans l'ammoniaque ;

— c'est de l'arsenic.

Pour distinguer l'acide arsénieux de l'acide arsénique, on a recours à la liqueur primitive que l'on neutralise très exactement par l'ammoniaque, puis on y ajoute du nitrate d'argent. Un précipité rouge brique très soluble dans les acides et dans l'ammoniaque indique que l'arsenic était au maximum d'oxydation. Un précipité blanc jaunâtre d'arsénite d'argent fait reconnaître qu'il se trouvait à l'état d'acide arsénieux.

46. 2' Le sulfure métallique est insoluble dans les sulfures alcalins (3). — Le métal est l'un des suivants :

(1) Si le sulfure alcalin contient excès de soufre ; s*il est pur, le protoxyde d*étain restera à rétat de sulfure insoluble et Ton retrouvera Télain avec les métaux dont le sulfure ne se dissout pas. dans les sulfures alcalins.

(2) Parmi les matières rares, on trouverait dans ce groupe : Tiridium, le Tanadium, le molybdène, le tungstène, le tellure, le rhodium, que Pacide sulfhydrique précipite lentement et d'une manière incomplète, en donnant des sulfures solubles dans les sulfures alcalins.

(3) Les sulfures de potassium et de sodium dissolvent en très petite quan-

Bismuth, Cadmium,

Cuivre, Mercure (HgO) <*^

a. Le précipité est jaune; — c'est du cadmium.

b. Le précipité est noir ; — si la liqueur primitive étendue d'eau donne un abondant précipité blanc, on est en présence du bismuth; — si l'eau est sans action, on ajoute à la liqueur de l'ammoniaque; elle donnera une magnifique dissolution bleue dans les sels de cuivre, un précipité blanc, de sel d'oxyde ammonio-mercurique [3HgO,(AzH')'Hg], dans les sels de protoxyde de mercure.

B. — Vhydrogène sulfuré ne précipite pas la liqueur primitive.

47. Nous sommes en présence de métaux dont les sulfures sont solubles dans les acides étendus ou même dans l'eau; on neutralise la liqueur primitive par l'ammoniaque, et, que cette base donne ou non un précipité, on ajoute du sulfhydrate d'ammoniaque; on peut avoir :

Un précipité, Pas de précipité.

48. 4" Le sulfhydrate (Tammoniaque donne un précipité. — Le métal est un de ceux dont les sulfures, solubles dans les acides étendus, sont insolubles dans l'eau, c'est-à-dire :

Aluminium,

Nickel,

Chrome,

Manganèse,

Fer,

Uranium,

Glucinium,

Zinc,

Cobalt,

indium.

tité le sulfure de mercure, qui est complètement insoluble dans le sulfhydrate d'ammoniaque. Ce dernier dissout un peu le sulfure de cuivre et en quantité assez notable le sulfure de cadmium ; il y a donc lieu d'employer un sulfure alcalin plutôt qu'un autre, selon qu'on soupçonne tel ou tel métal dans la liqueur.

(t) Les métaux rares qui appartiennent à ce groupe sont : le palladium et le ruthénium.

Le sulfhydrate d'ammoniaque peut agir ici de deux manières très différentes, par son acide ou par sa base. S'il agit par son ammoniaque, il se produit une effervescence d'acide sulfhydrique, et le produit que Ton obtient est un oxyde; après avoir été lavé, il se dissout dans les acides sans le moindre dégagement d'hydrogène sulfuré.

S'il agit par son acide, il n'y a aucune effervescence, et le précipité qui est un sulfure se dissout dans les acides avec dégagement d'acide sulfhydrique.

11 est facile de séparer immédiatement les métaux qui donnent un précipité d'oxyde de ceux qui donnent un sulfure. Pour cela, sqpfès s'être assuré que le sulfhydrate d'ammoniaque précipite, on reprend la liqueur primitive acide et l'on y ajoute un sel ammoniacal, puis de l'ammoniaque (le sel ammoniacal, ordinairement du chlorhydrate, ayant pour objet d'empêcher l'ammoniaque de précipiter certains des métaux qui, par le sulfhydrate d'ammoniaque, donnent un précipité de sulfure). On obtient alors :

Un précipité d'oxyde, OU Pas de précipité.

49. a. V ammoniaque donne un précipité qui est xm oxyde. — Le métal est alors l'un de ceux-ci :

Chrome, Gluciuium,

Aluminium, ' Fer (Fe'O^) <*).

Le précipité est couleur de rouille; — c'est du fer (Fe*0').

Le précipité est violet ou vert; c'est du chrome.

Le précipité est blanc; — on ajoute à la liqueur du carbonate d'ammoniaque. Si le précipité qui se forme est soluble dans un excès de réactif, on est en présence du glucinium ; on a affaire à de l'aluminium s'il y est insoluble.

(i) C'est dans €e précipité que Ton retrouve la plupart des bases rares, en particulier : la zircone, la thorite, les métaux de la cérite et de Tyttria, le niobium et le tantale.

50. b. L'ammoniaque ne donne pas de précipité. — On ajoute alors à la liqueur du sulfhydrale d'ammoniaque, afin de profiter de la couleur du sulfure métallique pour distinguer l'un de Tautre les différents métaux qui constituent ce groupe et qui sont :

Fer (FeO), Nickel,

Manganèse, Cobalt,

,, . ( U»03 Zinc,

Uranium < -,^ i i-

UO Indium.

Le précipité formé est blanc; — zinc ou indium. On ajoute à la liqueur primitive de l'ammoniaque : si le précipité qu'elle donne est soluble dans un excès de réactif, on est en présence du zinc; on a de l'indium si le précipité d'oxyde y est insoluble.

Le précipité est brun rouge foncé; — uranium (U*0').

Le précipité est rosé, couleur de chair; — manganèse.

Le précipité est noir; — fer, nickel, cobalt, uranium (UO). On dissout ce précipité à chaud dans l'acide azotique, le fer et l'uranium se peroxydent, puis on ajoute de l'ammoniaque à la liqueur. Si elle donne un précipité rouille, on a du fer; — un précipité jaune d'uranate d'ammoniaque, on a de l'uranium ; — un précipité soluble dans un excès de réactif: nickel ou cobalt. On a recours pour distinguer ces deux derniers à de la potasse qui donne dans la liqueur primitive, avec le nickel, un précipité vert pomme gélatineux insoluble dans un excès de réactif, et avec le cobalt un précipité blanc ou bleu grisâtre insoluble dans un excès de précipitant.

51 . â** Le sulfhydrale d'ammoniaque ne donne pas de précipité. — Nous sommes en présence des métaux dont le sulfure est soluble dans l'eau : ce sont les métaux alcalins et alcalino-terreux, et nous nous servirons pour les séparer de la propriété qu'ont les uns de former des carbonates neutres insolubles dans l'eau, tandis que pour les autres ces carbonates sont solubles. Lors donc qu'on s'est assuré que le sulfliydrate d'ammoniaque ne précipite pas, on ajoute à la liqueur primitive un excès de carbonate de potasse et

Ton porte à rébullitîon, le précipilé de carbonate insoluble n'apparaissant souvent que sous Tinfluenee d'une élévation de température ; on peut avoir :

Un précipité, Pas de précipité.

52. a. Le carbonate dépotasse donne un précipité, — Les métaux auxquels on a affaire sont :

Baryum, Calcium,

Strontium^ Magnésium.

On redissout le précipité dans l'acide chlorhydrique, puis on ajoute un excès de carbonate d'ammoniaque. Si l'on est en présence de la magnésie, comme son carbonate est soluble dans le carbonate d'ammoniaque, il ne se précipitera plus, même à chaud; au contraire, les trois autres métaux précipitent et, pour les distinguer, on s'appuie sur l'inégale insolubilité des sulfates de baryte, de strontiane et de chaux. A la liqueur primitive neutre on ajoute du sulfîite de chaux et l'on chauffe: dans un sel de chaux il ne se produit rien ; dans les sels de baryte et de strontiane il se forme un précipité blanc. Reste à distinguer la baryte de la strontiane; pour cela on ajoute à la liqueur primitive une dissolution de sulfate de strontiane et l'on chauffe : les sels de baryte donnent un précipité blanc de sulfate, tandis que ceux de strontiane ne donnent rien. Du reste, il suffit pour distinguer ces deux métaux de plonger dans la flamme bleue d'un brûleur de Bunsen un fil de platine ou de fer trempé dans la liqueur analysée ; le sel de strontiane colorera la flamme en rouge foncé, celui de baryte lui communiquera une teinte verte absolument différente.

53. b. Le carbonate de potasse ne donne aucun précipité, — Nous sommes en présence des métaux alcalins :

Potassium,

Rubidium,

Sodium,

Césium,

Lithium,

Ammonium.

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CHAP. IV. - DÉTERMINATION DE LA BASE D'UN SEL. RENFERMANT KN DISSOLUTION UN SEUL SEL MÉTALLIQUE.

de la base.

chlorhydrique, celui-ci donue :

de précipité.

VQ courent d'acide gulfhydiique, on obtient :

Pas de précipité, à la liqueur neutralisée du sulfbydrate d'ammoniaque et on a :

précipité.

primitive du AxH^Q, et on a :

Pas de précipité.

)n ajoute à la liqueur du sulfbydrate d'ammoniaque, on a un précipité :

si

•fil

FER (FeK)»).

URANIUII (UO).

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Q) fi.

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