‹ Traité élémentaire d'analyse qualitative des matières minéralesChapitre 68 sur 197 · On y peut rencontrer · texte numérisé non relu

On y peut rencontrer

Cuivre,

Piomb,

Zinc,

Fer,

Étaiii,

Silidum.

On prend 5 grammes environ d'alliage et on les introduit dans un petit ballon dont le col est surmonté d'un entonnoir destiné à

arrêter les gouUeleUes de liquide projeté ; on ajoute de Tacide azotique, et l'on chauffe doucement de manière à opérer une attaque complète de l'alliage. On fait bouillir la liqueur de manière à l'évaporer à sec, sans la calciner cependant, afin de rendre complètement insolubles le bioxyde d'étain et la silice. On reprend par de l'eau chaude aiguisée d'acide nitrique, puis on filtre. Le résidu blanc est formé de bioxyde d'étain et d'une faible quantité de silice. Pour constiiter sûrement la présence de cette dernière, on sèche le résidu insoluble dans l'eau, on le place dans une nacelle de porcelaine que Von introduit dans un tube de verre, et on le soumet à l'action d'un courant d'hydrogène pur et sec. En chauffant le tube, l'oxyde d'étain est ramené à Tétat métallique et la silice'demeure inaltérée. On traite enfin le contenu de la nacelle par de l'acide chlorhydrique chaud, Tétain se dissout, et la silice qui reste démontre la présence du silicium dans l'alliage considéré.

Une fois privée d'oxyde d'étain et de silice, la liqueur, additionnée de quelques gouttes d'acide sulfurique, est évaporée doucement à sec. En reprenant le résidu par l'eau distillée, le plomb reste à l'état de sulfate insoluble dans l'eau.

2:29. La liqueur filtrée est acidulée par l'acide chlorhydrique; on y dirige alors un courant d'hydrogène sulfuré qui précipite le cuivre; on lave le sulfure de cuivre avec de l'eau chargée d'acide sulfhydrique, afin d'éviter qu'il ne s'oxyde à l'air, et qu'une petite quantité de cuivre ne passe dans la liqueur à l'état de sulfate, puis on fait bouillir cette liqueur filtrée pour en chasser tout l'hydrogène sulfuré. On la concentre après avoir ajouté quelques gouttes d'acide azotique destiné à pcroxyder le fer, s'il s'en trouve, et l'on précipite ce métal sous la forme de flocons de rouille, à l'aide •d'ammoniaque en excès. La dissolution ammoniacale, séparée par le filtre du précipité d'oxyde de fer, est rendue acide par de l'acide acétique, puis soumise à l'action de l'acide sulfliydrique qui •donne un précipité blanc de sulfure de zinc, si ce métal faisait I)arlie de l'alliage.

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