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IV. — Sulfate de chaux. Gypse. Plâtre

314. On y rencontre comme impuretés du sable, des silicates de fer et d'alumine, de la potasse et de la soude, en quantités très faibles, puis en plus notable proportion, de la chaux et de la magnésie.

On fait bouillir quelques grainmes de la matière finement pul-

vérisée avec cinq à six fois son poids de soude caustique dissoute dans de l'eau; on décante sur un filtre, et Ton traite de nouveau à TébuUition le résidu par de la soude caustique étendue. On verse le tout sur le filtre et on lave à Teau chaude ; enfin on traite par Tacide chlorhydrique étendu et bouillant. Le sable, s'il y en a, reste insoluble.

La dissolution chlorhydrique, sursaturée par l'ammoniaque, laisse déposer le fer et l'alumine; on ajoute à la liqueur filtrée de l'oxalate d'ammoniaque qui en précipite la chaux, enfin avec le phosphate de soude ajouté à la liqueur ammoniacale on recherche la magnésie.

315. Si l'on veut constater la présence des alcalis, il faut opérer sur iOà 20 grammes de matière qu'on dissout dans de l'eau chargée d'acide azotique. On ajoute de l'ammoniaque, puis de l'oxalale d'ammoniaque, afin d'éliminer les oxydes terreux et métalliques. On précipite l'acide sulfurique avec de l'eau de baryte, et l'on se débarrasse, à Taided'un courant d'acide carbonique, de l'excès de cette base; enfin on filtre et l'on évapore doucement à sec. Le résidu salin que Ton obtient ainsi est placé dans une petite capsule de porcelaine recouverte d\m entonnoir, puis on le chauffe peu à peu. L'azotate d'ammoniaque se décompose, une partie de l'oxalate en fait autant pendant que l'autre se volatilise, il reste alors des nitrates de magnésie, de potasse et de soude, et quelquefois des traces de manganèse. On ajoute un peu d'eau et d'acide oxalique avec une trace d'acide tartrique pur, puis on évapore à sec; il se dégage des vapeurs d'acide nitrique et dans l'intérieur de la capsule se déposent quelques cristaux d'acide oxalique volatilisé. L'acide oxalique a chassé l'acide azotique et transformé les nitrates en oxalates. On chauffe enfin la capsule au rouge naissant, après l'avoir fermée à l'aide d'un entonnoir renversé ; les oxalates se transforment en carbonates, et si une petite quantité de nitrate avait échappé à la réduction, les vapeurs d'oxyde de carbone qui remplissent la capsule, et l'acide tartrique la décomposeraient. II ne reste donc finalement que des carbonates ; on reprend par un peu d'eau ; les carbonates de manganèse et de magnésie restent

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