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III. — Sel marin brut

309. Il contient généralement quelques substances terreuses insolubles dans l'eau ; on les sépare en filtrant la dissolution du sel dans Teau distillée. Dans la liqueur on peut rencontrer, outre h chlorure de sodium, des sulfates de chaux et de magnésie, des chlorures de potassium et de magnésium, des bromures, des iodures, et souvent des traces de rubidium.

310. L'acide sulfurique se reconnaît immédiatement enacidulant un peu de la liqueur par de l'acide chlorhydrique, puis ajoutant un sel de baryte qui donne le précipité blanc caractéristique de sulfate de baryte.

On précipite la chaux par l'oxalate d'ammoniaque, puis on filtre la liqueur ; on la concentre, on lui ajoute (\^ l'ammoniaque et du phosphate de soude : s'il ne se produit aucun précipité au bout d<^ vingt-quatre heures, on peut être assuré de l'absence de la magnésie.

311 . Pour la recherche des bromures et des iodures, on lave une grande quantité de sel brut avec une solution saturée de chlorure de sodium pur. On concentre cette liqueur, une grande partie du sel se dépose, et l'on sépare le liquide du dépôt cristallisé. On y fait passer alors un courant de chlore qui met en liberté le brome et l'iode des bromures et des iodures, on agite avec de Télher qui dissout et enlève à l'eau ces deux substances, puis on sépare cet -éther que Ton sature par de la potasse. On évapore à sec, et l'on dissout le résidu dans l'eau; on neutralise la potasse en excès par de l'acide acétique, enfin on ajoute à la liqueur du nitrate de palladium et du sel marin pur ; les iodures, s'il y en a, donneront un précipité brun noir d'iodure de palladium insoluble, tandis que le bromure de palladium sera dissous par le sel Jinarin. On filtre après douze heures de repos. La liqueur filtrée est soumise à l'action d'un courant d'acide sulfhydrique qui précipite l'excès de palladium; on filtre de nouveau, on chasse l'hydro-

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gène sulfuré en excès par rébullition, enfin la liqueur concentrée est traitée une seconde lois par le chlore et Télher. S'il y a du brome, Tcther se colore en jaune ; on peut recueillir ce brome à l'état de bromure alcalin en traitant l'éther par la potasse et le précipiter ensuite à l'état de bromure d'argent.

La présence de l'iode seul se reconnaîtrait bien plus simplement en ajoulant au mélange de bromure et d'iodure alcalins un peu d'empois d'amidon, puis quelques gouttes d'eau de chlore faible ; ce réactif mettra en liberté une quantité d'iode suffisante pour iîolorer l'amidon en bleu.

312. La recherche de la potasse et du rubidium s'eftectue sur ime portion de l'eau mère concentrée ; on lui ajoute du chlorure de platine et un peu d'acide chlorhydrique, puis on évapore à sec et on reprend par l'eau alcoolisée. Le potassium et le rubidium restent à l'étal de chloroplatinates, peu solublos. Ce n'esl qu'avec le spec- Iroscope que l'on peut décider si ce dépôt renferme, ou ne renferme pas, du rubidium.

313. La partie insoluble dans l'eau que le sel brut renferme doit être très peu abondante; elle contient surtout du sulfate de chaux, des carbonates de chaux, de magnésie, de lithine et de strontiane, quelquefois aussi de faibles quantités de fer et de manganèse ; on dissout ce précipité dans l'acide chlorhydrique faible et l'on recherche sans difficulté ces divers éléments. La lilhine et la strontiane sont habituellement en quantités assez minimes pour que le spectroscope puisse permettre seul de constater leur présence.

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