‹ Traité élémentaire d'analyse qualitative. Instruction pratique à l'usage des laboratoires de chimieChapitre 11 sur 18 · III« PARTIE.*- MARCHE A SUIVRE · texte numérisé non relu

III« PARTIE.*- MARCHE A SUIVRE

qu'on recouvre d'une plaque de verre enduite de cire, et sur laquelle on a tracé quelques traits. {Voyez acide hydrofiuorique, page 146.)

(5) Les acides du quatrième groupe, qui sont les acides succinique , benzoïque , acétique et formique , dont la présence est indiquée par les réactions qui se manifestent avec le perchlorure de fer , se distinguent de la manière suivante : on ajoute du perchlorure de fer à la liqueur aqueuse varfaitement neutre (s'il y a présence d’acide phosphorique, il faut commencer par éliminer celui-ci au moyen du chlorure de calcium et de l’ammoniaque; ou bien parle sulfate de magnésie, le chlorhydrate d’ammoniaque et l’ammoniaque).

S’il se forme un précipité, c es t qu’il y a présence d’acide succinique ou d’acide benzoïque, ou de tous les deux en même temps. On cherche alors l’un et l’autre acide, soit dans la liqueur primitive qui ne doit pas être trop étendue, soit en ajoutant un acide, du chlorure de barium et de l’alcool, d’après ce qui a été dit page

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172 ; soit en enlevant, an moyen de la digestion avec Fammoniaque, Facide organique du précipité obtenu avec le perchlorure de fer. L’on emploie, pour ces derniers essais , la liqueur filtrée contenant les sels ammoniacaux des acides dont il est ici question.

L ’ acide acétique et V acide jormique, lorsqu’ils se trouvent à l’état de sels , et qu’ils sont traités par le perchlorure de fer, colorent la liqueur en rouge. On cherche le premier en évaporant la liqueur primitive (si elle était acide, il faudrait d’abord la neutraliser par un alcali), et en chauffant le résidu dans un tube à réactifs, avec un mélange d’acide sulfurique concentré et d’alcool : il se forme de l’éther acétique facile à reconnaître à l’odeur 5 ou bien on distille le résidu avec de Facide sulfurique qui ne soit pas trop' étendu, et 1 011 fait digérer le produit avec un excès d’oxyde de plomb : il se forme alors de l’acétate de plomb basique avec une réaction alcaline. — On trouve l’acide formique dans la dissolution primitive, en faisant bouillir

celle-ci avec du nitrate d’argent ou avec

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du peroxyde de mercure: il y a une réduction du métal et dégagement d’acide carbonique. Ordinairement le deuto -chlorure de mercure forme d’abord du protochlorure de mercure, lequel, par l’ébullition, se réduit en mercure métallique.

La présence des acides nitrique , chlo~ tique , etc. se manifeste toujours dans les essais préliminaires de la substance primitive. La manière dont l’acide nitrique se comporte avec l’acide sulfurique en présence d’un métal (rognures de cuivre) ou d’un sel à base de protoxyde de fer, permet de distinguer facilement le premier acide de l’acide chlorique: celui-ci, avec l’acide sulfurique , donne un gaz d’un jaune foncé, et forme des sels alcalins qui, calcinés tout seuls, laissent pour résidu un chlorure métallique , et dégagent de l’oxygène.

L’acide borique peut facilement échapper à l'analyse dans les essais qui précèdent, à cause de la solubilité de tous ses sels, et principalement de ses sels ammoniacaux ; c’est pourquoi, pour s’assurer de leur présence, si on a lieu de la soupçon-

ner, on est toujours obligé de faire des essais à part. À cet effet, on mélange la3 substance primitive, ou sa dissolution concentrée, avec de l’acide sulfurique et de l’alcool, et on met le feu à ce dernier: la présence de l’acide borique se manifeste alors par une flamme verdâtre, dont la couleur est surtout très visible vers la fin.

Les résultats de l’examen préliminaire ont dû déjà avertir de la présence de Vacicle silicique. La modification insoluble de cet acide se rencontre principalement dans les minerais et les silicates artificiels (verres, etc.). C’est dans les eaux minérales, dans les silicates alcalins, etc., qu’il se trouve à 1 état de modification soluble. Dans tous les cas, pour bien s’assurer de la présence de cet acide, on doit le faire passer de la modification soluble à la modification insoluble (on obtient la modification soluble des silicates indécomposables par les acides, en les faisant fondre avec du carbonate alcalin). Or, c’est ce qui arrive quand on fait évaporer la solution avec un excès d’acide

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hydrochlorique. S’il ne se trouve pas de résidu insoiuble dans l’acide hydrochlorique, c’est qu i! n’y a point d’acide silicique dans la liqueur. S’il y a un résidu, on l’examine au chalumeau, sur un fil de platine , avec du sel de phosphore et de la soude.

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