‹ Traité élémentaire d'analyse qualitative. Instruction pratique à l'usage des laboratoires de chimieChapitre 3 sur 18 · POTASSIUM. — SODIUM. — LITHIUM. — AMMONIUM · texte numérisé non relu

POTASSIUM. — SODIUM. — LITHIUM. — AMMONIUM

Les métaux de ce groupe ont une pesanteur spécifique moindre que celle de S eau ; ils décomposent celle-ci à la température ordinaire avec dégagement de gaz hydrogène. Leurs combinaisons avec le chlore , le brome , l1 iode, le soufre et l'oxygène sont solubles dans l’eau, ainsi que

celles de leurs oxydes avec la plupart des

2 Ire PARTIE.“— MANIÈRE DONT LES MÉTAUX

acides 3 notamment avec les acides sulfu « Tique , nitrique , phosphorique et carbonique . — Les réactions les plus importantes de leurs combinaisons salines, au moyen desquelles on peut les reconnaître et les séparer qualitativement de la manière îa pjus simple, sont les suivantes :

a) Potasse (protoxyde de potassium, K.O).— -Lorsque la dissolution d’un sel de potasse n est pas trop étendue d’eau, lebichlorure de platine (PzC/2)y produit un précipité cristallin d’un jaune orange, qui est un chlorure double de platine et de potassium, désigné dans la nomenclature de M. Berzélius sous le nom de chlorure platinico-potassique ( KG/, IV C/2 )» Cette réaction se manifeste surtout lorsqu’on ajoute à la dissolution un peu d’acide chlorhydrique et d’alcool. — V acide tartrique (C8H4010 ou T), versé dans la dissolution d’un sel à hase de potasse, donne lieu à un précipité cristallin, soit immédiatement, soit après un certain temps, selon que la dissolution est plus ou moins concentrée. Ce précipité, qui

est du bi-tartrate de potasse (crème de tartre, T, KO+HO), est soluble dans 60 parties d’eau ; il se dissout plus facilement dans les acides minéraux puissants et dans les liqueurs alcalines. — Les sels de potasse purs (c’est-à-dire exempts de Soude) communiquent à la flamme extérieure du chalumeau une teinte violette bien sensible ; cette coloration se manifeste encore lorsqu’on ajoute de l’alcool à la dissolution suffisamment concentrée d’un sel de potasse, et qu’on y met le feu.

b) Soude (protoxyde de sodium, N« O).

— On distingue la soude (même en présence des deux autres alcalis fixes), principalement à la forte teinte jaune que ses sels communiquent à la flamme extérieure du chalumeau. Comme la soude forme avec les acides des combinaisons qui sont presque toutes solubles dans l’eau, on ne connaît que très peu de réactifs bien sûrs pour la séparer à l’état insoluble de sa dissolution dans ce liquide. — L 'Antimoniale de potasse [ KO, S£05), préparé avec beaucoup de soin, et versé dans une dissolu-

4 Ire PARTIE - MANIÈRE DONT LES MÉTAUX

tion peu étendue d’un sel de soude neutre , ou du moins peu alcalin, y produit un précipité Liane d’antimoniate de soude (N//0, SÆ 05). Avant de procéder à cette réaction, il faut Lien s’assurer si la liqueur ne contient pas de terre alcaline ou quelque autre oxyde métallique du groupe suivant.

c) Lit! une (oxyde de lithium, L/O). — Les sels à base de lithine se reconnaissent principalement à la propriété qu’ils ont de colorer la flamme extérieure du chalumeau d’une belle couleur rouge carmin , lorsque, placés sur un fil de platine, on les soumet à l’action de la pointe de la flamme intérieure. Cette coloration n’a pas lieu si le sel de lithine se trouve mêlé avec de la soude ; on n’aperçoit alors que la réaction de la soude, et la flamme ne prend plus qu’une teinte jaune. — Lorsqu’on évapore àsiccité la dissolution limpide d’un sel de lithine, en présence d’un excès de phosphate et de carbonate de soude (2 AV/ O, PO 5 N a O, CO,), et qu’on traite le résidu par l’eau, il reste un sel

double cristallin, qui est du phosphate de soude etdelithine (2N«0,P05-j-2L^0,P05) et qui, fondu avec du carbonate de soude sur une feuille de platine, donne une masse transparente.

d) Ammoniaque (azoture d’hydrogène NII4O). — Les dissolutions de l’ammoniaque se comportent, avec le chlorure de platine et l’acide tartriqus , de la même manière que celles de potasse, et donnent lieu aux mêmes réactions. Les précipités qui se forment ont une composition qui correspond à celle des combinaisons à base de potasse. Cependant on reconnaît l’ammoniaque d’une manière facile et sûre, même en présence de toutes les autres bases, à la propriété qu’ont les alcalis caustiques et les terres alcalines, de l’éliminer de ses combinaisons sous forme gazeuse (on se sert ordinairement de l’hydrate de chaux pour cette réaction). Si la dissolution contient un excès d’hydrate de chaux, l’odeur caractéristique qui se dégage en la chauffant, accuse la présence de l’ammoniaque, ou

bien, si cet alcali se trouve en trop faible quantité dans la dissolution pour affecter le sens de l’odorat, on la reconnaîtra indubitablement aux vapeurs blanches d’hydroclilorate d’ammoniaque (NH4C/), qui se produiront lorsqu’on présentera à la surface du liquide une baguette de verre humectée d’acide liydrochlorique

assez fort mais non fumant.

Ile groupe.

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