RÉGION CERVICALE ANTÉRIEURE
^eaucier (thoraco-facial, Ch.). (Voy. Prépar., p. 19.)
Large, mince, quadrilatère, immédiatement sous-cutané. Nées dans le tissu cellulaire sous-cutané qui recouvre la partic supérieure du deltoïde et du grand pectoral, les fibres de ce muscle se dirigent obliquement de bas en haut, de dehors eu dedans et d'arrière en avant, sur les parties latérales du cou , viennent s'attacher en partie sur la ligue oblique externe de la mâchoire inférieure et à la base de cet os , eu partie se confondre avec le triangulaire des lèvres et le carre.
Rapports. Eu dehors, avec la peau; en dedans, avec le grand pectoral , le deltoïde et la clavicule, les muscles des régions sus et sous-hyoïdieuucs, la. veine jugulaire externe, la carotide, la thvroïdienne supérieure, la glande sousmaxillaire, le corps de la mâchoire inférieure, et une partie de la glande parotide. Usages. Si la mâchoire inférieure n'est pas fixée, ce muscle peut l'abaisser. Il sert à froncer la peau
MY0L0G1F. . iOrs-CLAVIEr..-I»EAUClF.R.-STERNO-MASTOÏDlEN. U7 I
«|ui la recouvre, et à tirer la commissure de la bouche eu arrière. Ce mouvement est principalement dû au faisceau inférieur, qu'on a nomme pour cette raison muscidiis risorius Santorini. Le peaucier peu développé dans l'homme , Test beaucoup plus dans les animaux.
sTERPro-CLÉiDo-MASTOÏDiEN {sterno-masloïdicn , Ch.). (Voyez
Prépar., pag. 19.)
\ussi appelé perfore de Casse'rius, à cause du passage du nerf spinal, inséré eu bas par deux faisceaux séparés par un intervalle cellulaire, l'un, interne, au-devaut de l'extrémité supérieure du sternum, l'autre, externe, au tiers interne du bord interne de la clavicule. Ces deux faisceaux se portent obliquement eu haut, le sternal rencontre bientôt le claviculairc , au-devant duquel il passe de manière à le recouvrir. Us finissent par se confondre et viennent se fixer par une aponévrose commune à la face externe de l'apophyse mastoïde du temporal , et à la ligne courbe occipitale supérieure.
Rapports. En devant, avec la peau, la parotide, le peaucier, dont il est séparé par la jugulaire externe et quelques filets nerveux; en arrière, avec l'articulation sterno-claviculaire , les muscles sterno-thyroïdien et hyoïdien, omoplathyoïdien, la jugulaire interne, la carotide primitive, le pneumogastrique, le grand sympathique, le spinal qui le traverse en haut, et les muscles angulaire, splcnius et digastrique. Usages. Lorsque ce muscle prend son point fixe sur la tôte, et se contracte avec sou congénère, il relève le sternum et agit comme inspirateur, surtout dans les inspirations forcées; s'il prend sou point fixe sur la clavicule et le sternum, et qu'il se contracte seul, il imprime un mouvement de'rotation à la téte, par laquelle celle-ci est tournée du côté opposé au muscle en action. Tous les deux se contractant, un autre mouvement est le résultat combiné de leur action , la téte est portée dans l'extension sur la colonne vertébrale , mais de telle sorte que la région cervicale est fléchie sur la dorsale. Ce mouvement est surtout apparent dans les oi- Waux qui ont le col allongé; c'est, en un mot, le muscle qui &it faite le cou de cygne.
ANATOM1E DESCRIPTIVE.
RÉGION SOUS-HYOÏDIENNE.
STEH NO-HYOÏDIEN. (VoVCZ Prépa/'. , pag. *20.)
Mince, aplati, allongé, attaché au sternum, en haut de la région médiasti ne, derrière l'articulation claviculairc, et quelquefois sur le cartilage de la première côte; de là, montant obliquement en dedans, il vient se fixer au bord inférieur du corps de l'os hyoïde, en dedans de l'omoplat-hyoïdien. A une hauteur plus ou moins grande, il offre une intersection aponévrotique.
Rapports. En avant, avec la peau , le peaucier et le sternoniastoïdicu ; en arrière , avec le sterno-thyroïdien , la glande thyroïde, les vaisseaux thyroïdiens supérieurs, les muscles crico-thyroïdien , thyro-hyoïdien , et la membrane thyrohyoïdienne. Usages. S'il prend son point fixe sur le .sternum , il abaisse l'os hyoïde; lorsqu'il prend, au contraire, son point fixe sur l'os hyoïde, il est légèrement inspirateur et élève un peu le sternum.
oMOPLAT-iiYOÏDiEN (scapulo-hyoidien, Ch.). (Voy. Prëpar. ,
Dirigé obliquement d'arrière en avant, de bas en haut et de dehors en dedans ; implanté en arrière au bord supérieur de l'omoplate et au ligament qui convertit en trou l'échancrurc coracoïdienne; venant s'insérer en avant au boni inférieur du corps de l'os hyoïde , après avoir passé derrière la clavicule et croisé la direction du sterno mastoïdien^. Ce muscle, séparé à sa partie moyenne par un tendon , appartient aux digastriques.
Rapports. En dehors , avec le trapèze , le peaucier et le sterno-mastoïdien ; en dedans , avec les scalènes , les branches antérieures des nerfs cervicaux inférieurs, l'artère carotide primitive, la veine jugulaire interne, les vaisseaux thvroïdiens supérieurs, les muscles sterno-hvoïdien et sterno-thyroïdien. Usages. Ce muscle prenant" son point fixe sur l'épaule, tire, lorsqu'il se contracte seul , l'os hyoïde de son côté. S'ils se contractent tous les deux, ils l'abaissent et le portent en arrière '.
• Ce muscle n'est pas directement dirigé de l'omoplate vers l'hyoïde ,
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VYOLOG1E. BÉGIONS SUS ET SOUS-HYOÏDIENNES 'l'jS
sterno-thyroïdien. (Voy. Prépar. y page 10.)
Loug, mince, étroit, insère a la région médiastinc du steiuura, uii peu plus bas que le précédent, et quelquefois au cartilage de la deuxième côte; dirigé en haut verticalement jusqu'au cartilage thyroïde, à la crête oblique duquel il se termine.
Rapports. En avant, avec le sterao-hyoïdien et l'omoplathyoïdien ; en arrière, avec la veine sous-clavière, la carotide primitive, la jugulaire interne, la trachée artère, la glande thyroïde et ses vaisseaux. Usages. Lorsque ce muscle prend son point fixe sur le sternum, il déprime le larvnx; il présente souvent une et même deux intersections aponévrotiques.
thyiio-hyoïdien. (Voyez Prépar. , pag. 20.)
Mince, quadrilatère, attaché par de courtes apouévroses à la crête oblique du cartilage thyroïde, au-dessous du précédent, montant ensuite verticalement pour se fixer au bord inférieur du corps de l'os hyoïde, et à la moitié antérieure du bord externe de la grande corne.
Rapports. En arrière, avec la membrane tliyro-hyoïdienne et le cartilage thyroïde; en avant, avec lepeaucier, lessterno et oinoplat-hyoïdicus. Usages. Lorsqu'il prend son point fixe en bas, il abaisse l'os hyoïde; s'il prend son point fixe eu haut, il élève le cartilage thyroïde.
RÉGION SUS-HYOÏDIENNE.
DJCA5TBIQUE (mastoïdo-génien, Ch.). (Voy. Prépar. } pag. 20.)
Fixé par des fibres aponévrotiques dans la rainure mastoïdienne, dirigé obliquement en bas, eu dedans et en
comme on Ta souvent dit ; il côtoie pendant quelque temps le bord postérieur de la clavicule, puis ensuite se porte obliquement vers l'os prudent. M. Bluifdin a fait voir que ce coude était le résultat de l'insertion, sur le bord interne de ce muscle, du feuillet profond de l'aponévrose cervicale, tame qui, d'autre part , se fixe sur le bord postérieur de la clavicule.
i-j4 Ai*ATOM!i: DKSCB1PT1VK.
avant; transforme à peu près vers son milieu eu un tendon qui , avant de parvenir à l'os hyoïde, traverse le stvlo-hvoïdien , ou quelquefois passe derrière lui, et envoie ensuite un prolongement aponévrotique qui se fixe au corps de l'os. Le tendon se réfléchit alors, donne naissance à un nouveau faisceau charnu, circonscrivant un espace triangulaire qui a* reçu le nom de région sous-maxillaire , et monte obliquement vers la base de la mâchoire, où il s'insère dans une fossette sur les côtés de la svmphvsc du menton.
Rapports. En arrière, le faisceau postérieur est recouvert par les muscles petit coniplexus, splénius et sterno-mastoïdien, il recouvre tous les muscles de l'apophyse styloïde, la jugulaire et la carotide internes, quelques branches de la carotide externe et le nerf grand hypoglosse. Le faisceau antérieur est embrasse par les muscles mylo-hyoïdien et peaucier. La glande sous-maxillaire se trouve dans l'espace triangulaire précédemment décrit. Usages. Lorsque le di^astrique prend son point fixe en arrière, l'os hyoïde étant fixé , il abaisse la mâchoire inférieure; s'il prend son point fixe sur le menton , l'os hyoïde fixé, il incline la téte sur la colonne vertébrale; quand il a son point fixe sur l'os hyoïde , les deux extrémités n'étant pas fixées, il abaisse la mâchoire inférieure , et incline la téte sur la colonne vertébrale. Ce mécanisme n'est pas généralement bien indiqué par les auteurs. Dans le cas où. la mâchoire inférieure et la téte sont fixées , l'os hyoïde est élevé avec la langue.
stylo-hyoïdien. (Yoy. Prépar., pag. 20.)
Grêle, allongé, inséré supérieurement par un tendon marqué sur la base de l'apophyse styloïde du temporal, et non sur son sommet, comme on le voit dans beaucoup d'auteurs; infé ri eu renient, en bas et sur les côtés de l'os hyoïde, par de courtes fibres aponévrotiques ; mais avant cette dernière insertion, le muscle, parvenu près du tendon du digastrique, s'ouvre pour le laisser passer, ou , ce qui est plus rare, il passe sans s'ouvrir devant lui.
Rapports. En avant avec le digastrique; en arrière avec toutes les parties qu'on trouve derrière ce muscle. Usages. Ce muscle prenant son point fixe sur l'apophyse styloïde,
MYOLOGIE. B KG ION LINGUALE. l~ >
élève l'os hyoïde ; si tous les deux se contractent , l'hyoïde est porté en arrière.
m y lo-h yoïd i EN . ( Voy. Prépar., pag. 20. )
Large, mince, triangulaire, fixé à la ligne mylo-hyoïdierine par de courtes fibres aponévrotiques, depuis la dernière molaire, jusqu'au près de l'apophyse géniales fibres charnues qui en naissent se portent, les moyennes et les antérieures, vers la ligne médiane, eu formant un raphé avec celles du côté opposé, et les postérieures sur le bord supérieur du corps de l'os hyoïde, où elles s'implantent.
Rapports. En avant, avec le peaucier, le digastrique et la glande sous-maxillaire; en arrière, avec le génio-hyoïdicu , génio-glosse, hyo-glosse, la glande sublinguale, le conduit dcWarthon et le nerf lingual. Usages. Ce muscle forme le plancher le plus solide de la bouche, il peut se contracter, la mâchoire et l'hyoïde fixés ; dans ce cas, il est déprimé et ses fibres deviennent courbes. Si la contraction devient plus forte, les fibres prennent une direction droite, et le dia mètre perpendiculaire de la bouche est diminué; c'est ainsi qu'il agit, lorsqu'on veut accumuler de l'air dans la cavité buccale et l'expulser ensuite.
GÉNio-HYoÏDiEN.(Voy. Prépar., pag. 20.)
Mince, court, implanté, supérieurement, sur la paire inférieure des apophyses géni; inférieu rement, sur la partie moyenne de la face antérieure du corps de l'os hyoïde.
Rapports. En devant avec le mylo-hyoïdicn ; en arrière avec le géuio-glosse et Fhyo-glossc. Usages. 11 élève l'os hyoïde, et abaisse la mâchoire inférieure.
RÉGION LINGUALE.
GÉNio-GLOSBE. (Voy. Prépar. , pag. 20.)
Vu de profil , il a la forme triangulaire ; fixé à la paire supérieure des apophyses géni par un petit tendon donnant naissance à des fibres charnues qui s'écartent en éventail; <elle*-( i viennent gagner la face inférieure de la langue, où
AN ATOMIfc DËSCMPTIVt..
elles se fixent, à la pointe, au milieu , a la base, et sur une lame cartilagineuse qui occupe la partie médiane de cet organe
Rapports. En avant avec la glande sublinguale, l'hyoglossc, le stylo-glosse et le mylo-byoïdien ; en arrière, avec le muscle opposé, Usages. Si le faisceau postérieur secontracte, la langueest tirée hors de la bouche; elle rentre, au contraire, dans cette cavité, lorsque le faisceau antérieur entre en contraction. Le faisceau moyen déprime la langue. Lorsqu'ils se contractent tous les trois, ils creusent la langue en godet.
iivo-GLOssE. ( Voy. Prepar., pag. 10. )
Mnice, aplati, quadrilatère, situé sur les côtés de la partie supérieure du cou, fixé inférieurement au-devant du corps de Pos hyoïde, au bord externe de sa grande «■orne, et au sommet de la petite. Ces trois divisions du muscle ont reçu les noms, la première de basio-glossc , la seconde de cerato-glosse , et la troisième de condro-glossc . Les fibres qui les composent remontent en haut en laissant «Mitre la première et la seconde portion un petit écartement pour le passage de l'artère linguale; arrivées à la langue, elles se perdent dans ses parties latérales , d'avant eu arrière; quelques-unes paraissent se continuer avec le stylo-glosse.
Rapports. En avant avec les muscles stylo-glosse, mylohyoïdieu, le nerf grand hypoglosse, la glande sous-maxillaire, les muscles génio-hyoïdien , stylo-hyoïdien et di^astrique; en arrière avec le constricteur moyeu du pharynx, le géuio-glosse, l'artère linguale et le nerf glosso-pharyngicn. Usages. L'hyo-glosse dévie la langue latéralemen t et la porte en bas.
y* lingual sera minutieusement décrit à l'article bouche.
stylo-glosse. ( Voy. Prépar., pag. 10. )
Implanté sur la base de l'apophyse styloïde et sur le ligament stylo-maxillaire, qui sert véritablement k multiplier
> Voir le tissu lingual , dans la splanclinologic.
MYOLOG1E. I\ÉciON CERVICALE LA ILU AI.II . 'l^
les insertions du muscle; il se dirige ensuite obliquement de haut eu bas, d'arrière en avant et de dehors en dedans, et se sépare en deux faisceaux : l'un , longitudinal , croise I'hyo-glosse et se porte à la pointe de la langue, l'autre, transversal, gagne la base de cet organe , et va , sur la ligne médiane , se réunir avec celui du côté opposé.
Rapports. En avant avec le digastrique, le nerf lingual, la glande sous-niaxillaiic; eu arrière, avec les muscles constricteur supérieur du pharynx, hyo-glosse et lingual. Usages. Le stylo-glosse porte la langue eu haut, en arrière et de côté; s'ils se contractent tous les deux ensemble, ils portent la langue directememt eu haut et en arrière.