RÉGION NASALE
pyramidal du hez (fronto-nasaly Ch.). (Voy. Pre'par.,
pag. i5. )
Grcle, triangulaire, occupant la partie antérieure et su-
•>.8<) AN ATOMIE DESCRIPTIVE.
périeure du nez; il tire sou origine du muscle occipilofrontal, dont il est la coutiuuation , arrive eu convergeant sur le dos du nez, et se termine en pointe à un tissu ccllulo-fibrcux qui recouvre le nez.
Rapports. En arrière, avec le sourciller, l'os coronal, les os du nez et leur suture; en devant, avec les téguments. Usages. Ce muscle joint son action à celle de l'occipitofrontal qui, en se contractant pour ramener en devant les téguments crâniens, trouve un point fixe sur le nez, par le moyen du pyramidal.
DILATATEUR DU NEZ. TRANSVERSAL DU NEZ (SUS-Maxillo-
nasal, Ch.). (Yoy. Prépar., pag. 17.)
Triangulaire, large supérieurement, épais et étroit par le bas, place transversalement sur les côtés du nez; il s'attache eu dedans de la fosse canine par une insertion aponévrotique assez étroite, monte d'arrière en avant sur le dos du nez, sur lequel il se joint à celui du côté opposé j souvent, par sa partie supérieure, il se confond avec le muscle pyramidal.
Rapports. En avant, avec la peau et l'élévateur commun ; en arrière, avec le cartilage latéral ; en bas, avec l'abaisscui. Usages. 11 dilate les narines.
ÉLÉVATEUR COMMUN DE l'aILE DU NEZ ET DE LA LEVRE SUPE- RIEURE {grand sus-maxillo-labial, Ch.).
Allongé, mince, triangulaire, placé sur les côtés du nez, au-dessus de la lèvre supérieure; il naît de l'apophyse montante de l'os maxillaire supérieur, le plus ordinairement confondu en cet endroit avec le muscle occipito-froutal; se dirige en bas vers la face latérale du nez, et se partage en deux faisceaux, l'un, antérieur, qui se répand sur le fibrocartilage; l'autre, qui se réunit avec l'orbiculairc des lèvres et les muscles supérieurs de la lèvre supérieure.
Rapports. En avant, avec le tégument; en arrière, avec le dilatateur du nez, l'apophyse montante de l'os maxillaire supérieur, l'abaisseur de l'aile du nez, et le bord du relcveur propre de la lèvre supérieure. Usages. Ce muscle tire en
MYOLOGIE. REGION MAXILLAIRE SUPERIEURE. 'àH'J
haut l'aile du nez et la lèvre supérieure, et ouvre la narine.
ABA1SSEUR DE l'aILE Dtr NEZ.
Aplati, miuce, petit; il constitue un faisceau placé immédiatement à côté de celui du côté opposé, au-dessous de l'aile du nez, derrière la lèvre supérieure; il se fixe par de courtes aponévroses près l'épine nasale , se porte de là presque verticalement en haut , où il s'attache à la partie postérieure de l'aile du nez; quelquefois il se confond avec le labial.
Rapports. En avant, avec la membrane palatine et l'élévateur commun; en arrière, avec l'os maxillaire. Usages. Ce muscle porte, en bas et en arrière, la portion cartilagineuse du nez; il rétrécit en même temps les narines.
RÉGION MAXILLAIRE SUPÉRIEURE. (Voy. Prépar., pag. 17. )
ELEVATEUR PROPRE DE LA LEVRE SUPERIEURE (mOyen-SUS-
maxillo-labial , Ch.).
Quadrilatère, mince, aplati, situé au-dessous de la circonférence orbitaire, à la partie inférieure et interne de laquelle il s'insère; il se porte obliquement en .bas et en dedans, se joint bientôt à l'élévateur commun, quelquefois môme au petit zygomatique, et se termine au labial. '
Rapports. En devant, avec le palpébral et les téguments; en arrière, avec les vaisseaux et nerfs sous-orbitaires, l'abaisscur de l'aile du nez, et le canin. Usages. Ce muscle porte en haut la lèvre supérieure.
petit zycomatique (petit-zygomalo-labial y Ch.).
Long, mince et très grôle, situé eu dedans du grand zvgomatique, et manquant quelquefois ; il provient le plus ordinairement de l'os malaire, quelquefois du palpébral, descend obliquement en bas et eu dedans, et se termine à l'élévateur de la lèvre supérieure et au labial \
' <*-!• muscle, ainsi que l'élévateur propre «le la lèvre supérieure, et
Rapports. En devant, avec le» téguments et la veine faciale ; en arrière, avec l'os malaire et le canin. Usages. Ce muscle et le grand zygomatiquc, que nous allons bientôt décrire, tirent obliquement en haut et en dehors la peau des joues, la commissure des lèvres et la bouche tout entière.
canin (petit sus-maxillo-labial , Ch.).
Aplati, plus large en haut qu'en bas, situé à la partie moyenne delà face; il naît dans la fosse canine, au-dessous du trou sous-orbi taire, se porte de là presque verticalement en bas, arrive à la commissure des lèvres, et s'y confond derrière le grand zvgomatique, avec l'orbiculaire des lèvres et le carré du menton.
Rapports. En devant, avec l'élévateur de la lèvre supérieure, les vaisseaux et nerfs sous-orbi ta ires, et les téguments; eu arrière, avec la fosse canine, la 'membrane buccale et le buccinatcur. Usages. Ce muscle soulève l'angle de la bouche et la lèvre supérieure.
grand zygomatique (grand zygomalo-labial , Ch.).
Allongé, grêle, arrondi, situé à la partie moyenne de la face, il se fixe au milieu de l'os inalaire, se dirige ensuite obliquement en bas, en dedans et en avant, et parvient à la commissure pour concourir à former le labial.
Rapports. En devant, avec la peau et le muscle palpébral ; en arrière, avec l'os iualaire, la veine labiale et le buccinatçur.
l'élévateur commun de l'aile du nez et de la lèvre supérieure , ne vont point coucourir à la formation du labial , ils se terminent sur le derme de la peau, au niveau du sillon courbe miso-labial. { V oy. Blandiii, Anat. topog , région de la joue. )
MYOLOGIE. — REGION MAXILLAIRE INFERIEURE. lHi)
BÉGIOIt MAXILLAIRE INFÉRIEURE. (Voy. Prépar., p. 17O
1BAISSEUR DE l/ANGLE DES LEVRES; TRIANGULAIRE DES LEVRE*
(maxillo-labial , Ch . ) .
Vplati, mince, triangulaire, situé à la partie inférieure de la face; il naît de la ligne maxillaire externe, depuis le muscle masseter jusqu'au trou mentonnier; de là les fibres charnues se portent verticalement en haut, vers la commissure , où elles se confondent avec l'orbiculaire des lèvres, le grand zygomatique et plus particulièrement avec le canin.
Rapports. En devant, avec la peau et quelques fibres du peaucier; en arrière, avec l'abaisseur de la lèvre inférieure et le buccinateur. Usages'. Ce muscle tire en bas l'angle de la bouche et la lèvre inférieure, s'il se contracte par sa partie inférieure; lorsqu'il se contracte tout entier, il contribue à soulever la mâchoire inférieure; il agrandit également la bouche dans le sens transversal.
ABA1SSEUR DE LA LÈVRE INFERIEURE, CARRE DE, LA LEVRE IN- FERIEURE (mento-labial, Ch.).
Mince, quadrilatère, situé dans la lèvre inférieure, couvert à sa partie inférieure par le précédent; ses fibres prennent leur origine en partie à la ligne maxillaire externe, et se continuent en partie avec celles du peaucier. Toutes *>nl dirigées parallèlement et se joignent bientôt avec les fibres du muscle du coté opposé, dont elles sont séparées en bas par le releveur du menton ; elles se perdent ensuite dans l'orbiculaire des lèvres.
Rapports. En devant, avec le triangulaire et la peau ; eu arrière, avec la mâchoire inférieure et l'orbiculaire. Usages. Ce muscle tire la lèvre inférieure obliquement en bas, et la renverse.