‹ Traité élémentaire d'anatomieChapitre 108 sur 304 · RELEVEUR DU MENTON. M. DE LA HOUPPE DU MENTON · texte numérisé non relu

RELEVEUR DU MENTON. M. DE LA HOUPPE DU MENTON

(portion du mcnlo-labial , Ch.).

Court, épais, ayant la forme d'un cône, dont le sommet est en haut et un peu en arrière; il s'implante a la face au-

U)<> ANATOM1K DfcSCMPTlVE .

térieure de la mâchoire inférieure, au-dessous des alvéoles fies dents incisives, remplit l'espace triangulaire qui existe entre les deux muscles précédents, et vient se perdre dans la peau du menton.

Rapports. En avant, avec les téguments; en arrière, avec le maxillaire inférieur; en haut, avec la membrane buccale; en dedans, avec le muscle du coté oppose. Usages. Ce muscle^ en se contractant, porte en haut la lèvre inférieure et la peau du menton.

RÉGION INTER— MAXILLAIRE. (Voy. Prepar., pag. 17.} buccin ateur (avéolo-labial, Ch.).

Aplati, carré, mince, placé entre les deux os maxillaires supérieur et inférieur, et I'orbiculaire des lèvres; il s'iraplaute en haut au bord alvéolaire supérieur, depuis la dernière grosse molaire jusqu'à la seconde petite; au milieu, à un ligament qui s'étend du sommet de l'aile interne de l'apophyse ptérygoïde , au rebord alvéolaire de la mâchoire inférieure; en bas, à la partie postérieure et externe de ce même rebord. De ces trois insertions, les fibres charnues se dirigent, les movennes horizontalement, les supérieures un peu obliquement en bas, les inférieures un peu obliquement en haut; toutes parviennent vers la commissure des lèvres, où elles se confondent en devant avec I'orbiculaire.

Rapports. En dehors, avec une grande quantité de tissu cellulaire graisseux, les muscles grand zygomatique, peaucier, triangulaire, et les téguments; en dedans, avec la membrane muqueuse buccale. Le canal de Sténon perfore le buccinateur au voisinage de la troisième dent molaire. Usages. Ce muscle rétrécit la cavité buccale, en tirant les lèvres et toute la bouche directement en arrière; il agit, lorsqu'on siffle, qu'on souffle, ou qu'on lauce de l'eau avec la bouche.

LABIAL, ORBt CUL AIRE DES LEVRES (labial. Ch.).

Ovalairc, large, aplati, situé entre les couches cutanée etmuqueuse; il constitue en grande partie la couche charnue dc3 lèvres. Ce muscle est composé de deux plans de fibres :

wvoLor.i* . — fêY.ions inteu et pTi'iirr.o-M axh.i.airks. 491 les externes résultent des piolougements des fibres do tous les muscles qui viennent se rendre aux lèvres , les internes forment un plan absolument continu avec le précédent, dont il n'est pas distinct. Chacun d'euxforme un demi-ovale; ils s'en tre-t rossent vers les deux commissures.

Rapports. En devant, avec la peau; en arrière, avec h membrane muqueuse et les glandes buccales. Usages. Ce muscle porte eu avant la bouche, qu'il rétrécit et ferme.

RÉGION PTÉRYGO— MAXILLAIRE. (Voy. Prépar., pag. 19- ) ptérygoïdien interne {grand ptéiy go-maxillaire, Ch.).

Kpais, ayant la forme d'un carré allongé, situé obliquement à la partie interne et postérieure de la branche du maxillaire inférieur; il s'implante, par sou bord supérieur, dans toute l'étendue de la fosse ptérygoïdienne et particulièrement à la face interne de l'aile externe de l'apophyse de ce nom, un peu à la tubérosité palatine, se diri^cobliquement en bas et en dehors, et vient se fixer à la partie inférieure de la face interne de la branche montante de la mâchoire, jusqu'à l'angle.

Rapports. En dedans, avec le péristaphylin externe, le constricteur supérieur du pharynx, et la glande sous-maxillaire; en dehors, avec la branche de la mâchoire inférieure, dont il est séparé par les nerfs dentaire et lingual, l'artère dentaire et le ligament latéral internede la mâchoire. Usages. Si ce muscle entre seul en contraction , il porte la mAchoire un peu obliquement vers le côté oppose; lorsqu'il agit avec sou coiigcuère , il La porte directement en haut et un peu en avant.

ptérygoïdien externe [petit ptérygo-niax Maire, Ch.).

Triangulaire, épais, aplati, situé entre la mâchoire et l'apophyse ptérygoïde ; il s'implante à la face externe de cette apophyse et en dehors de la tubérosité de l'os palatin, et à la face zygomato-teinporale du sphénoïde. Les fibres charnues qui résultent de ces deux insertions laissent souvent passer entre elles l'artère maxillaire interne, i^rigées ensuite en arrière et en dehors, elles viennent en

convergeant se fixer au-devant du col du coud y le de la mâchoire inférieure et au fibro-cartilage articulaire.

Rapports. En dehors , avec le temporal et l'artère maxillaire interne ; en dedans, avec le ptérygoïdien interne, le ligament interne de l'articulation, le nerf maxillaire inférieur, l'artère méningée moyenne; eu haut, avec la fosse zygomatique. Usages. Lorsque ce muscle se contracte seul, il tire la mâchoire en dedans et en avant ; s'ils entrent tous les deux en contraction, ils la portent seulement en avant.

RÉGION TEMPORO— MAXILLAIRE. (Voy. Prépar., pag. 18.)

masséteb (zygomato-majcillairc , Ch.).

Epais, quadrilatère, Un peu allongé; il occupe l'espace compris entre la partie postérieure du bord inférieur de l'os maxillaire inférieur et l'arcade zygomatique. On y distingue d e ux co uch es to u t-à-f a i t sépa rées 1 ' u n c de l'au t re, e t q u 'o n peu t considérer comme deux véritables muscles. La couche externe est appliquée en grande partie sur l'interne. Ses fibres sont obliquement dirigées de haut en bas et d'avant en arrière. Elle s'implante, par de courtes fibres apouévrotiques, au bord inférieur de l'arcade zygomatique, et se fixe ensuite à la moitié inférieure de la branche montante de la mâchoire, jusqu'à son bord inférieur et à son angle. La couche interne, également quadrilatère, est formée de fibres qui descendent d'avant en arrière: la couche précédente la cou vre dans sa moitié antérieure. Elle provient, par des fibres charnues, du bord inférieur de la moitié postérieure de l'arcade et de sa face interne et un peu de l'aponévrose interne du muscle temporal, et vient s'attacher, au-dessus de l'extrémité supérieure de l'insertion de la couche externe , à la partie moyenne de la face externe de la branche ascendante de la mâchoire.

Rapports. En devant, avec les téguments, le peaucier, la parotide et son conduit, le nerffacial, l'artère transversale de la face, le grand zygomatique et le palpébral ; en arrière, avec le tendon du muscle temporal et le buccinatcur. Usages. Lorsque les deux couches se contractent, elles tirent la mâchoire en haut ; l'externe la porte en avant, et l'interne en arrière.

MTOLOCIE. REGIONS TEMPORO MAXILLAIRE. PALATINE. '2()3

temporal (tcmporo-maxillaire , Ch.).

Très volumineux, le plus fort des muscles de la mâchoire inférieure; mince eu haut, épais eu bas, triangulaire, occupaut la fosse dont il emprunte le nom; il s'implante, en dehors, à la surface interne d'une forte aponévrose fixée au bord supérieur de l'arcade zygomatique; à toute la ligne courbe temporale et à l'os de la pomette; en dedans, au périoste de toute la fosse temporale. Les fibres nées de ces deux insertions se portent obliquement : les premières sur (a surface externe; les secondes sur la surface interne d'une autre aponévrose, cachée d'abord dans l'épaisseur du muscle, et bientôt convertie en un tendon qui passe sous l'arcade zygomatique, et vient embrasser toute l'apophyse coron oïde , à l'exception de sa surface externe , à laquelle s'insère le masséter.

Rapports. En arrière, avec toute la fosse temporale, l'artère maxillaire interne, le ptérygoïdien externe et le buccioateur ; en devant, avec l'aponévrose épîcrdnienne , les muscles auriculaires antérieur et supérieur, la masséter, l'arcade zygomatique, les vaisseaux et nerfs temporaux superficiels. Usages. Lorsque le muscle temporal se contrarte, il tire la * mâchoire inférieure en devant et en haut.

RÉGION PALATINE. (Voy. Prépar., pag. ai.)

peristaphylin externe (ptérygo-staphylin f Ch.).

Aussi nommé tenseur du voile du palais, ptérygo-salpingo* staphylin. Ce muscle est allongé, aplati, situé dans le voile du palais et le long de la fosse ptérygoïde; il s'implante, uu peu en dedans et eu avant, à l'extrémité supérieure de l'apophyse ptérygoïde, derrière la fosse ptérygoïdien ne , en dedans du trou ovale du sphénoïde, et au fibro-cartilage de la trompe d'Eustache. De là le ptérygoïdien se dirige en dedans et en bas, dégénère en un tendon aplati, qui se contourne sur le crochet de l'apophyse ptérygoïde, où il est maintenu par un petit ligament; il change ensuite de direction, se porte horizontalement en dedaus, se fixe à la crête transversale de la face antérieure de la portion horizontale de

M):\ ANATOMIE D£SCir.PTl\ L.

l'os du palais, en se confondant avec celui du côté opposé, pour constit uer ainsi la partie supérieure du voile du palais.

Rapports. En dedans, avec les muscles péristaphylin interne et constricteur supérieur du pharynx j avec l'aile interne de l'apophyse ptérygoïde; eu dehors, avec le ptérygoïdien interne. Usages. Le péristaphylin externe, lorsqu'il entre en contraction , tend le voile du palais et le tire en dehors , de sorte qu'il est tenseur de cet organe.

pébistaphylin-intehne {pctro-staplvylin , Ch. ).

On l'appelle encore élévateur du voile du palais , pétrowtpingo-staphylin. Allongé , arrondi eu haut, aplati eu bas, placé dans le voile du palais, il prend son origine, en partie, tle la face inférieure du rocher, devant le troucarotidien, et en partie du cartilage de la trompe d'Eustachc; de là, il se porte en arrière et eu dedans, se termine à la partie moyenne du voile du palais, en s' unissant avec celui du côtéopposé,et forme, dans l'épaisseur du voile, une arcade, dont la con- \ exilé regarde en haut, et la concavité en bas.

Rapports. En dehors avec les muscles péristaphylin externe pharyngo-staphylin, et constricteur supérieur; en dedausavec (a muqueuse du pharynx et le voile du palais. Usages. Ce muscle élève lo voile du palais, et l'étcnd dans une direction transversale.

PALATO-STAPHYLIN.

Petit faisceau charnu , placé dans l'épaisseur de la luette. Du grand nombre de glandes mucipares entoureutde toutes parts ce muscle , qui est tantôt simple , tantôt double, mais toujours fortallongé, et auquel ou donne aussi le nom d'azygosde la luette. Fixé à l'épine gutturale et à l'aponévrose commune aux deux péristaphy lins externes , il vient se terminer au sommet de la luette.

Rapports. En devant, avec le péristaphylin interne; en arrière, avec la membrane postérieure du voile. Usages. Lorsque ce muscle entre en contraction , il raccourcit la luette.

MYOLOGIE.— RÉGION PHART WC1ENNE.

pHARYfiGO-STAPHYLiN {portion du stylo-pharyngien, Ch.)-

Mince, plus large à ses extrémités qu'à sa partie moyenne, placé sur les côtés du pharynx , dans l'épaisseur du pilier postérieur du voile du palais) il tire son origine, en bas, du cartilage thyroïde, et d'un entrelacement qui lui est commun avec le stylo-pharyngien , et le constricteur moyeu , se porte en haut dans le pilier postérieur, et vient s'attacher à l'aponévrose du péri staphy lin externe, et à la partie postérieure de la voûte palatine.

Rapports. En devant, avec l'aponévrose du péristaphylin «terne, et la membrane muqueuse du pharynx; eu arrière, avec la muqueuse palatine, les muscles péristaphylin interne et constricteurs du pharynx. Usages. Ce muscle abaisse le voile du palais ; il élève le pharynx.

CLOSSO-STAPHYMN.

Très mince, assez irrégulicr, situé daus l'épaisseur du pilier antérieur du voile du palais, au-devant de l'amygdale ; il provient des parties latérales de la base de la langue, monte daus l'épaisseur du pilier antérieur, et arrive au voile du palais, où il se confond avec les pharyngo-staphylin et péristaphylin externe.

Rapports. Entre le constricteur supérieur et la membrane palatine. Usages. Ce muscle, en se contractant, abaisse le voile du palais , et particulièrement la luette; il élève la base delà langue.

RÉGION PHARYNGIENNE. (Voy. Pre'par., pag. 10.) tossTaicTEUR inférieur du puarynx (crico-thyro-pharyngien).

Large, mince, irrégulièrement quadrilatère, situé à la partie inférieure et postérieure du pharynx; il s'implante en l>as, à la partie externe du cartilage cricoïde, à la petite torne du cartilage thyroïde et à la ligne oblique, près le ^terno-thyroïdien, quelquefois au premier anneau de la trachée artère. Les fibres nées de ces diverses insertions, l*rtagées en plusieurs faisceaux, se dirigent \ers la lign •

médiane ; les inférieures marchent presque transversalement , les suivantes deviennent d'autant plus ascendantes qu'elles sont plus supérieures ; toutes se réunissent avec celles du côté opposé, sur la ligne médiane dans une espèce de raphé.

Rapports. Eu arrière, avec la colonne vertébrale; sur les parties latérales , avec la glande thyroïde et l'artère carotide ; en devant, avec le constricteur moyen, le pharyngo-staphyliu et le stylo-pharyngien , la membrane pharyngienne et les cartilages cricoïde et thyroïde.

constricteur moten (glosso-hyo-pluuyngien.).

Plus petit et plus mince que le précédent, situé à la partie moyenne et postérieure du pharynx ; il naît en dehors de la petite corne , le plus souvent aussi de la grande corne de l'os hyoïde, et un peu du ligament stylo-pharyngien. Les fibres de ces diverses insertions se portent, les inférieures en baseten arrière, les moyennes transversalement, etlessupérieurcs de bas en haut. Réunies par un raphé médian à celles du muscle opposé, elles viennent se fixer par un tissu serré à l'apophyse hasilaire.

Rapports. En arrière, avec l'artère linguale , l'hyo-glosse , le constricteur inférieur, et la colonne vertébrale; en devaut , avec le constricteur supérieur , le stylo-pharyngien , le pharyngo-staphylin , et la membrane pharyngienne.

constricteur supérieur {glosso-mylo-ptéry go-pharyngien).

Irrégulièrement quadrilatère, implanté sur la partie postérieure de la ligne mylo'j'dienne, sur les côtés de la base de la langue, sur le petit crochet de l'aile interne de l'apophyse ptérygoïde , et sur l'aponévrose buccinato -pharyngienne fixée elle-même à cette apophyse et à la partie postérieure de l'arcade alvéolaire inférieure. De ces points d'insertion, les fibres charnues se portent obliquement en dehors, et viennent se terminer en partie sur l'aponévrose céphalo-pharyngienne qui s'attache à l'aponévrose basiliaire par ses extrémités seulement. Les autres fibres s'entre-croisent transversalement avec celles du côté opposé.

Rapports. En arrière avec le précédent; sur les parties

•ogle

MYOLOGIE. — REGION ANALE. »97

latérales, avec le stylo-glosse , le stylo-pharyngieu , l'artère carotide et la veine jugulaire internes, les nerfs grand sympathique, pneumo-gastrique, hypoglosse, spinal; en devant, ivec le péristaphylin interne, le pbaryngo-staphylin , et la muqueuse pharyngienne. Usages. Lorsque ces muscles prennent leur point fixe supérieurement, ils tirent en haut le pharynx et le larynx; les fibres, de courbes qu'elles étaient, deviennent droites , et le pharynx se trouve rétréci dans ses diamètres antéro-postérieur et transverse.

STYLO-PHARYNGIEN '.

Allongé, arrondi, situé sur les parties latérales et postérieures du pharynx; il s'attache, par de courtes fibres aponévrotiques , à la face interne et au bord inférieur de l'apophyse styloïde du temporal , descend en dedans et en irrière , passe sous la partie inférieure du constricteur moyen , se perd en partie dans le pharynx , en se confondant avec les constricteurs et le pharyngo-staphylin, et vient s'attacher en partie au bord postérieur du cartilage thyroïde.

Rapports. En dedans, avec la jugulaire et la carotide internes, la membrane pharyngienne, le constricteur supérieur, et le pharyngo-staphylin; en dehors, avec l'artère carotide externe, les muscles stylo-hyoïdien et constricteur moyen. Usages. Lorsque ce muscle entre en contraction, il loulève le pharynx et le larynx, et dilate transversalement le premier.

MCSCLES DE L'EXTRÉMITÉ INFÉRIEURE DU TRONC. RÉGION ANALE. (Voy. Prepar., pag. a3.) r éleveur de l'anus (sous-pubio-coccygicn , Ch.).

A fibres demi circulaires, aplati, représentant une cloison qui bouche en bas le bassin, et complète la cavité abdominale; il tire son origine, en devant et en haut, de la partie inférieure de la symphyse pubienne , de la branche horizon-

' Les quatre muscles qui composent Ja ivgion pharyngiemir .sont compris sous ce nom par M. le professeur Chaussier.

taie du pubis, de la face interne du corps de l'ischion , jusqu'à l'épine sciatique , au-dessus et en dedans du bord supérieur du muscle obturateur interne et à une aponévrose qui recouvre ce même muscle. Le rclcveur se porte ensuite en dedans, en bas et en arrière, s'engage derrière la partie inférieure du rectum , qu'il enveloppe en rayonnant, et se fixe, par de courtes fibres aponévrotiques, sur les parties latérales du coccyx. D'autres fibres se perdent sur la prostate et sur les côtes du rectum, un assez grand nombre d'eutre elles se confond avec celles du côté opposé.

Rapports. En dedans, avec la vessie , la prostate et le rectum ; de dehors, avec l'obturateur interne , le grand fessier , le transverse, et une grande quantité de tissu cellulaire. Usages. Lorsque ce muscle se contracte, il élève la partie inférieure du rectum, la resserre, et favorise la sortie de l'urine et du sperme.

ISCHIO-COCCYGIEN.

Triangulaire, mince, aplati ; il bouche en arrière la cavité pelvienne. Ce muscle s'implante à la lèvre interne de l'épine sciatique, et se porte à tout le bord du coccyx, et à la partie inférieure de la face latérale du sacrum.

Rapports. En avant, avec le rectum et le tissu cellulaire environnant j eu arrière , avec le grand et le petit ligament sacro-sciatiques. Usages. Ils sont peu marqués.

SPHINCTER OU CONSTRICTEUR DE l'aNUS (COCCfgio-aJial).

Membraneux, de forme ovalaire, embrassant l'anus; ce muscle s'insère au sommet du coccyx, par une espèce de tendon qui donne naissance à deux faisceaux charnus , passant sur les côtés de l'anus, se réunissant de nouveau au-devant de lui, pour former une pointe qui, confondue eu partie avec le muscle bulbo-caverneux, s'épanouit en partie dans le tissu cellulaire.

Rapports. En arrière avec la peau ; en avant, avec le releveur de l'anus; le sphincter, à sa partie antérieure, s'unit aux muscles bulbo-cavcrncux et transverse du périnée. Usages. Ce muscle ferme l'anus. Chez l'homme, il tire Je bulbe de Purètlire eu arrière.

MVOI.OGIE. UEGIOH GENITALE.

RÉGION GÉNITALE. (Voy. Prrpar., pag. 23.)

iscHio-CAVERNEUx {ischio-urtfthral y Ch.).

Allongé, petit , embrassant l'origine du corps caverneux 7 implanté en bas au côte interne de la tubérosité sciât ique; il se dirige en haut et en dedans, et dégénère en une apouéx rose qui au delà du bulbe de l'iiré thre se réunit avec la membrane fibreuse du corps caverneux.

Rapports» Kn dehors avec la branche de l'ischion et le vorps caverneux; en dedans avec les muscles transverse et hulbo-cavcrneux.

bulbo-caveevneux (bulbo-uréthral , Ch.).

Aplati, allonge, plus large en arrière qu'en devant; ses fibres commencent sur un raphé médian qui unit ses deux |«rties latérales, et dans lequel il se confond lui-même, en arrière avec le transversc du périiié, le sphincter externe et le releveui de l'anus, delà des fibrescharnucs, dirigées eu a\ant, «séparent en deux faisceaux latéraux, qui embrassent entre ^ux l'origine de l'urethre et une portion du corps caverneux, et viennent se terminer sur les côtes du bulbe de l'urèthre

au-dessous du corps caverneux T.

Rapports. Kn haut, avec le bulbe, le commencement de ta portion spongieuse de l'urethre, et un peu le corps caver- "cux; en bas, avec l'cxtrémitéjdu sphincter, les téguments H beaucoup de tissu cellulaire. Usages, ('.es deux muscles "«priment une secousse au corps caverneux, le tirent un peu eu bas et en arrière, exercent une légère compression le bulbe et sur l'urethre, et favorisent par là les mouvements de Puriuc et de la semence.

th ans verse du péri Nti". (ishio-p évinçai , Ch. Mince, ordinairement triangulaire; il se fixe en dehors»

'Telle est la manière dont ce muscle est généralement décrit; mais, rn l'examinant, avec attention. M. Blantlin a vu que sou extrémité .^tôrinire se fixait sur 1» face supérieure «le l'aponévrose inférieure du l'r|1»'i:,.|ui le sépare du sphincter «le l'anus.

3lK> A NATO MIE DESCRIPTIVE.

la partie iu terne de la branche et de la tubérosité de l'ischion , et se confond en dedans sur la ligne médiane, avec son semblable, l'extrémité antérieure du sphincterde l'anus, et un peu avec l'extrémité postérieure du bulbo-caverneux et du'constricteur du vagin chez la femme.

Ràpports. En arrière avec le releveur de l'anus, et en dehors avec la branche profonde de la honteuse interne; endevantavec l'ischio-caverneux et le bulbo-caverneux. Usages. Lorsque le transverse se contracte, il tire l'anus un peu en arrière et le comprime d'avant en arrière. Souvent un faisceau antérieur de ce muscle se porte obliquement en avant, et se rend sur la partie latérale du bulbe de l'urèthrc. ( Voy. planche du périnée de VAnatomie topographique de M. Blandin. )

constricteur du vagin {périnéo-clitorien , Ch.).

Annulaire, analogue au bulbo-caverneux chez l'homme, formé de deux plans de fibres; il tire son origine d'une espèce d'entre-croisement charnu , commun au transverse et au sphincter, entre la vulve et l'anus; se contourne autour de l'orifice du vagin, au-dessus des grandes lèvres, et vient se perdre, par de courtes fibres aponévrotiques, dans la membrane fibreuse du corps caverneux du clitoris.

Rapports. En dehors, avec beaucoup de tissu cellulaire et la peau; en dedans, avec le vagin.

On le trouve très développe chez les femmes qui n'ont pas eu d'enfants \

» Ce muscle et le bulbo-caverneux de l'homme , sont les mêmes , à cette différence près, que le constricteur de la femme a ses deux faisceaux séparés par l'ouverture vaginale, tandis que les deux faisceaux du bulbo-caverneux de l'homme sont réunis dans un raphé médian. Pour mieux reproduire cette analogie, peut-être conviendrait-il , comme ie conseille M. Blandin, dans l'anatomie topographique du périnée^ de les désigner l'un et l'autre collectivement sous le nom d'aitocaverneux, dénomination qui rappellerait très bien leurs attaches dans les deux sexes.

MYOLOGIK. — MUSCLES DE L'ÉPAULE. 3o|

MEMBRES THOR\CIQUES.

MUSCLES DE L'ÉPAULE. (Voy. Pivpar., pag. 34.) sous-scapulaire {sous-scapulo-trochinien , Ch.)

Occupant toute la face antérieure de l'omoplate, fixe à presque toute la fosse sous-scapulaire; soit immédiatement par les fibres charnues, soit par des cloisons aponévrotiques, qui s'insèrent elles-mêmes aux crêtes qu'on y voit, de !à les fibres charnues se rendent sur un tendon qui, se confondant avec la capsule fibreuse , vient s'attacher à la petite tubérosité de l'humérus.

Rapports. En devant , avec le muscle grand dentelé , qui concourt avec lui à former la paroi postérieure du creux de l'aisselle, avecleplexus brachial, l'artère axillaire,lcsmuscles coraco-brachial , biceps et deltoïde ; en arrière , avec la fosse sous-scapulaire, la capsule scapulo-humérale, et un peu le grand rond et la longue portion du triceps. Usages. Ce muscle fait tourner le bras fortement autour de son axe , de dehors en dedans; il le rapproche du tronc, et l'abaisse quand il est élevé. Lorsque le bras est fixé, il porte l'omoplate en dehors.

sus- Épineux (petit-sus-scapulo-trochitérien, Ch.).

Epais, allonge, triangulaire, inséré par une aponévrose mince à l'épine de l'omoplate , au bord coracoïdien de cet 0*» à la portion supérieure du bord spinal, et par des fibres tendineuses aux deux tiers internes de la fosse sus-epineuse. Les fibres charnues qui naissent de ces insertions viennent s'implanter sur un tendon qui, perçant la capsule fibreuse ou plutôt s'identifiant avec elles, va s'attacher à la facette supérieure delà grosse tubérosité de l'humérus.

Rapports En arrière, avec le trapèze, le ligament coracoacromien et le deltoïde; en avant, avec la fosse sus-épineuse et la capsule scapulo-humérale, Usages. Ce muscle porte le bras en dehors et l'élève.

302 AN ATOM1F. DE SCMPTIVK.

sous-épineux {grand-sus-scapulo-ti-ochîtéricn , Ch.;.

Placé dans la fosse sous-épineuse , au-dessous du précèdent , implanté aux deux, tiers internes de la fosse, et à une aponévrose qui a des points d'attache eu haut avec l'épine de l'omoplate, en bas avec la crête oblique intermédiaire à ce muscle et au grand rond, avec le bord axillaire, et en dedans avec le bord spinal. Les fibres charnues qui tirent leur origine de ces insertions, viennent se rendre sur nue aponévrose qui , vers l'humérus , dégénère eu un tendon , lequel fortifie la capsule et s'attache à la facette moyenne de la grosse tubérosité de l'humérus.

Rapports. En arrière avec le deltoïde, le trapèze et la peau ; en avant, avec la fosse sous-épineuse et la capsule scapulo-humérale. Usages. 11 fait tourner l'humérus de dedans en dehors, et le tire en arrière et en bas.

pktit rond ( plus petit soiis-scapulo-trachiterien , Ch. ).

Situé au-dessous du sous-épineux, aplati dans deux sens opposés, fixé à la surface rugueuse qui borne la fosse sousépineuse, près le bord axillaire de l'omoplate, a une aponévrose qui lui est commune avec le grand rond • delà les fibres charnues se portent obliquement en haut et en dehors; près de l'humérus, elles dégénèrent en une aponévrose qui bientôt se change en un tendon , qu'on voit s'attacher à la facette inférieure de la grosse tubérosité de l'humérus.

Rapports. En arrière avec le deltoïde et la peau , en devant avec l'omoplate, l'artère scapulaire, la longue portion du brachial postérieur et l'articulation scapulo-humérale; en haut avec le sous-épineux; en bas avec le grand rond. Usages. Ce muscle porte le membre supérieur dans la rotation en dehors, et raffermit les rapports articulaires.

gh and rond {scapulo-hutnéral , Ch.).

Situé à la partie inférieure et postérieure de l'épaule, allongé, aplati, inséré, par de courtes fibres aponé\ roliques, iju-dessusde l'angle inférieur de l'omoplate, sur une surface

•ogle

MYOLOG1E. — MUSCLES DE l'ÉPAULE. 3o.'i

quadrilatèrcqui termine eu bas la fosse sous-épi neure, et à des cloison s a po u é v ro ti q ues i n te rmed ia î res à 1 u i , a u pet i t roi i d , a u sous-épineux et au sous-scapulaire. Les fibres charnues montant ensuite obliquement en dehors, se contournent manifestement sur elles-mêmes, vers la partie interne de l'humérus, donnent bientôt naissance à un tendon applique contre celui du grand dorsal, réuni à lui en avant, et venant derrière lui s'attacher à la lèvre postérieure de la gouttière bicipitale.

Rapports. En arrière, avec le grand dorsal, la peau et la longue portion du brachial postérieur; en avant, avec le sous-scapulaire , les vaisseaux axillaircs, le plexus brachial , la capsule, l'humérus et les vaisseaux articulaires. Usages. Si le grand rond prend son point fixe sur l'omoplate, celuici étant fixé, il rapproche le membre supérieur des parties latérales du tronc; lorsqu'il se contracte seulement avec le grand dorsal , il porte le membre dans la rotation en dedans et en arrière. Il peut prendre son point fixe supérieurement; dans ce cas il abaisse l'angle cervical.

deltoïde {sous-acromio-imméral , Ch.).

Aussi nommé extenseur triangulaire du bras, implanté au bord antérieur de l'extrémité externe de la clavicule, au bord antérieur de l'acromion , et tout le long de l'épine de l'omoplate; dans certains points sans fibres aponévrotiques, mais présentant dans l'intervalle des a rôles charnues destinées à multiplier les insertions du muscle. De ces trois attaches, les fibres charnues, dirigées toutes en bas, se terminent en pointe sur un tendon commençant très haut dans leur intérieur, et venant se fixer à la tubérosité deltoïdieune, dans l'étendue d'un pouce et demi de haut en bas, embrassé par la bifurcation du brachial antérieur.

Rapports. Supérieurement, avec la peau et lepeaucicr; inférieurement avec le sous-épineux, le triceps brachial, le susépineux, le petit rond, le ligament coraco-acromien, la capsule numérale, l'humérus, les vaisseaux et nerfs circonflexes, l'apophyse coracoïde, le coraco-brachial, le petit pectoral, le sous-scapulaire; en devant, avec les muscles grand pectoral et biceps. Usages. Ce muscle élève le bras et 1 éloigne d<» la partie latérale du tronc.

ANATOMII DESCRIPTIVE

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