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RÉGION JAMBIÈRE POSTÉRIEURE

couche superficielle. (Voy. Prcpar., pag. 3?.)

jumeaux (Bi-fémoro-calcanicns, Ch.).

Divisés en deux faisceaux , l'un externe, l'autre interne, qui se fixent chacun au-dessus de l'extrémité postérieure du condylefemoral correspondant, parun tendon. Les fibres'charnues nées au-dedans du tendon externe, en dehors de l'interne, en devant de tous deux et de leur aponévrose, viennent se rendre * la face postérieure d'une aponévrose d'abord divisée en deux parties, mais qui bientôt n'en constitue plus qu'une, se

confond avec une semblable du soléuirc, pour concourir à (a formation du tendon d'Achille.

Rapports. En arrière avec la peau , eu avant avec les condylesdu fémur, la membane synoviale del'articulation fémorotibiale , le muscle poplité , le tendon du demi-membraneux , l'artère poplitée, les muscles plantaire grêle et soleaire. Usages. Us ne diffèrent point de ceux du soleaire, lorsque les jumeaux prennent leur point fixe eu haut j de même s'ils ont leur point d'action en bas, ils empêchent la jambe de se renverser sur le pied.

soleaire ( tibio-calcanien , Ch.).

Bichat lui distingue trois insertions principales : l'une, externe , à la face postérieure d'une aponévrose large, attachée derrière l'extrémité tibiale du péroné, et fixée ensuite tout le long de la partie externe des deux tiers supérieurs de cet os 5 l'autre, moyenne, a la convexité d'une arcade tendineuse, formant, avec la membrane in ter-osseuse, un demicanal dans lequel passent les vaisseaux poplitésj enfin la troisième, interne, insérée à la ligneoblique postérieure du tibia et au tiers moyen de son bord interne. Les fibres charnues nées de ces différents points se rendent à une aponévrose appliquée sur la face postérieure du" muscle, comme les barbes d'une plume sur leur tige. Cette aponévrose, en se réunissant avec celle des jumeaux, roustituc le tendon d'Achille ; celui-ci se rétrécit beaucoup de haut en bas , mais devient aussi plus épais , et se fixe par un bord très étroit à la partie inférieure de la face postérieure du calcanéum 5 une bourse muqueuse très considérable favorise eu cet endroit son glissement.

Rapports. En arrière , avec les jumeaux, le jambier grêle et l'aponévrose jambière ; eu avant, avec le péroné, les vaisseaux poplités, tibiaux postérieurs et pérouniers, le muscle poplité et ceux de la région profonde. Usages. Si le soleaire prend son point en bas, il empêche la jambe de se renverser sur le pied ; lorsqu'il prend son point fixe en haut, il étend le pied sur la jambe et agit dans la progression.

plantaire grêle (pctit-fémoro-calcanien , Ch.).

Inséré a la face postérieure du condyle externe , au tendon du jumeau externe, et au ligament postérieur de l'articula-

MYOLOGIE. RÉGION JAMBIERE POSTERIEURE.

synoviale par un petit tendon. M forme derrière l'articulation un petit faisceau charnu fusiforme, dirigé en dedans et eu bas , qui ne tarde pas à dégénérer en un tendon long et mince qui se place au côté interne du tendon d'Achille, s'y unit intérieurement , et se termiue avec lui derrière le calcanéum, où il s'implante en s'épanouissant.

Rapports. En arrière, avec les jumeaux et la peau; en avant, avec la capsule synoviale du genou, le ligament postérieur, l'artère , le muscle poplité et le solaire. Ce muscle n'a pas d'usages bien marqués , il manque assez fréquemment.

couche profonde. (Vov. Prèpar,, pag. 3u.) poplité {fémoro-popliti-tibial, Ch. )»

Triangulaire, implanté, par un tendon aplati, à la partie inféricure et postérieure de la face externe du condyle du fémur ; dirigé obliquement en dedans et en arrière, uni avec la paroi postérieure de la capsule synoviale du geuou. Nées de ces diverses insertions, les fibres charnues, d'autant plus longues et plus obliques en bas et en dedans, qu'elles sont plus inférieures, se fixent à la surface triangulaire postérieure et supérieure du tibia, sur le bord interne de cet os , et sur une aponévrose mince, détachée du tendon du demi -membraneux.

Rapports. En arrière , avec les jumeaux, le jambicr grêle , les vaisseaux et nerf poplités; eu avant, avec l'articulation péronéo-tibiale , le jambicr postérieur et la surface triangulaire du tibia. Usages. Ce muscle fléchit la jambe sur la cuisse, ou tire la jambe sur la cuisse , selon qu'il prend son point fixe eu haut ou en bas; il porte la pointe du pied en dedans.

LONG FLÉCHISSEUR COMMUN DES OnTEILS ( tibtO -pJto/ongettien

commun , Ch.).

Allonge, à quatre divisions tendineuses eu bas, fixé en dedans par de courtes fibres tendineuses,* la face postérieure du tibia, depuis sa ligne oblique supérieure jusqu'à son quart inférieur; en dehors, a une cloison aponévrotiquequi le sépare du jambier postérieur et du grand fléchisseur du gros orteil.

338 ANATOHIE DESCRIPTIVE.

Les fibres charnues se rendent ensuite sur un tendon qui se réfléchit sur le tibia , puis sur l'astragale. Ce tendon devenu plantaire , engagé dans une coulisse pratiquée à la face interne de l'astragale , se porte en avant , croisant la direction du fléchisseur du gros orteil , sous lequel il passe , et dont il reçoit une languette. A partir de là, il commence à s'élargir et à présenter la traçe de quatre portions, reçoit le fléchisseur accessoire, se divise en quatre tendons, qui donnent à leur origine naissance au* lombricaux. Sa disposition, du reste, est entièrement conforme à celle du fléchisseur commun des doigts.

Rapports. A la jambe , en arrière, avec l'aponévrose tibiale, le soléaire, l'artère tibiale postérieure : en avant, avec le tibia et le jambier postérieur; au pied, en haut, avec les muscles profonds de la plante du pied; en bas, avec les muscles adducteur du gros orteil, petit fléchisseur des orteils,' abducteur du petit orteil et nerf plantaire. Usages. Lorsque ce muscle prend son point fixe en haut, il fléchit les dernières phalanges sur les secondes, celles-ci sur les premières, qui sont à leur tour fléchies sur le métatarse, et puis, étend le pied sur la jambe. S'il prend son point fixe en bas , il étend la jambe snr le pied.

LONG FLÉCHISSEUR PROPRE DU GROS ORTEIL ( péronéo-SOUS-

phalangettien dw pouce , Ch.).

Attaché aux deux tiers inférieurs de la partie postérieure du péroné, au ligament in ter-osseux ; en dedans, à une cloison intermédiaire à lui, au long fléchisseur des orteils et au jambier postérieur; en dehors, à une cloison qui le sépare un peu du grand et de tout le moyen péronnier. De ces diverses insertions les fibres charnues se terminent à un tendon réfléchi au niveau de l'articulation tibio-tarsienue. Ce tendon se porte en avant, passe sous l'astragale, où il est retenu par une gaine particulière, s'engage sous le calcanéum, croise la direction du fléchisseur commun, en passaut sur lui , et vient s'attacher à la dernière phalange du gros orteil, en se comportant comme le fléchisseur du pouce.

Rapports. Eu arrière, avec le soléaire et l'aponévrose jambière; en avant, avec le péroné, le grand fléchisseur des orteils, le jambier postérieur, le ligament i n ter-osseux et lr

•ogle

M YOLOGIE. — RÉGION DORSALE DU PIED. 33ç)

tibia. Usages. Quand le long fléchisseur prend sou point fixe en haut, il fléchit les phalanges sur le métatarse, et puis étend le pied sur la jambe. S'il prend son point fixe en bas, il étend la jambe sur le pied.

jam bier postérieur ( tibio- sous- tarsien , Ch . ) .

, Fixé au milieu au ligament inter-osseux; en dedans, le long de !a ligne oblique du tibia , et à la face postérieure de col os; en dehors, à la partie interne et postérieure du péroné, et à une cloison aponévrotique intermédiaire à lui, au fléchisseur commun ctau fléchisseur du gros orteil : l'insertion interne est séparée de l'externe par un trou que traversent les vaisseaux tibiaux antérieurs. Les fibres charnues qui naissent de ces différents points, se terminent sur un tendon qui se contourne en s'élargissant derrière la malléole interne , pour venir s'insérer au scaphoïde, et particulièrement sur Imminence considérable de cet os, en envoyant un prolongement au premier cunéiforme.

Rapports. En arrière, avec les muscles sol éaire, grand fléchisseur des orteils, grand fléchisseur du gros orteil ; en devant, avec le péroné , le tibia, le ligament iuter-osseux et le ligament calcanéo-scaphoïdien inférieur. Usages. Le jambier porte le pied dans l'extension sur la jambe, ou la jamho sur le pied, suivant qu'il prend son point fixe en haut ou en bas ; il élève aussi un peu le bord interne

du pied.

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