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M'LANCHNOLOCIE. PEAU. — POIL. ONGLES. OD-J

que ces vaisseaux et nerfs arrivent par la partie inférieure dece corps. A la base de chaquebulbe, on trouve neuf petites lacunes, ce sont des follicules qui sécrètent une matière huileuse , destinée à préserver les poils de l'humidité. C'est ainsi que, chez les oiseaux, les plumes sont continuellement ointes de cette matière, ce qui les empêche d'être jamais pénétrées par l'eau.

Dans l'état ordinaire, la papille ne s'élève pas au-dessus du niveau 'de la peau; dans certains cas pathologiques, ello le dépasse; il n'est plus, dès lors, étonnant que dans la pliquo polonaise, la section des poils détermine un écoulement de sang. Du reste, ce phénomène s'observe chez les très jeunes oiseaux, lorsqu'on leur coupe les plumes très près de la peau.

Le bulbe existe-avant la formation des poils. De son fond s'élève une couche de matière cornée, qui est repoussée à l'extérieur par l'addition d'une seconde couche ; d'autres couches se développeat successivement, mais leur accroissement est indéfini, parce que la papille qui les sécrète a une disposition conique. Chez les oiseaux, l'accroissement des plumes n'est pas continu, parce que la papille n'ayant plus la forme conique de celle des poils de l'homme, et présentant la plus grande analogie avec la pulpe de la dent, Je développement doit nécessairement s'arrêter au bout d'un certain temps. Examiné à l'extérieur, le poil présente des inégalités sur lesquelles est fondé le feutrage.

La couche de matière cornée ne fournit pas seulement les poils, elle donne encore naissance aux ongles, qui sont peu développés chez l'homme, tandis qu'ils le sont énormément chez les animaux. On les rencontre à l'extrémité des doigts ctdes orteils. Ils sont le plus ordinairement convexes transversalement, et d'avant en arrière. On leur distingue une face supérieure, une face inférieure, une extrémité libre et une extrémité adhérente. La face supérieure est luisante, et offre, à son extrémité adhérente, une tache blanche en forme de croissant, qui constitue la lunule. La face inférieure de l'ongle est immédiatement appliquée sur la peau a laquelle elle adhère de la manière la plus intime. On y remarque des sillons très visibles chez les animaux ruminants, et qui sont destinés à loger des papilles. L'extrémité

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adhérente est implantée dans Tonale d'une manière partie ulière; la peau, après avoir dépassé l'ongle sur sa face dorsale, revient sur elle-même ; arrivée à la partie postérieure, elle se sépare en deux parties; l'épidémie qui va revêtir toute la couche superficielle, et le derme, qui passe sous l'ongle et se continue avec la peau, qui recouvre l'extrémité libre des doigts. Le cul-de-sac dans lequel est reçu cette partie de l'ongle, porte le nom de matrice* Il est très important de connaître cette disposition de l'organe, pour la maladie à laquelle on donne le nom d'ongle rentré dans les chairs, et qui dans beaucoup de cas est seulement produite parle refoulcmentdc l'extrémité libre dans le cul-de-sac (i).

Le développement des ongles se fait comme celui des cornes chez les animaux ruminants; chez eux , ces parties cornées ont leur point d'appui sur un axe osseux qui répond à la protubérance frontale; les couches se repousscut successivement de l'intérieur à l'extérieur.

La peau se développe de très bonne heure. A. trois mois, elle présente déjà quelques caractères qui servent à la faire reconnaître. A quatre mois, la couche épidermoïde est un peu développée ; elle est alors revêtue d'une foule de poils qui tombent à six mois. L'épiderme n'est bien distinct qu'à cette époque : c'est aussi le temps où paraissent les poils qui doivent persister toute la vie. Les caractères de la peau sont alors appréciables ; elle a beaucoup d'analogie avec la membrane muqueuse- Dans certains animaux, la peau est un organe de protection; chez l'homme, elle est, à proprement parler, l'organe de la sensibilité ; dans ce cas, les impressions qu'elle reçoit des corps extérieurs sont transmises au cerveau. La peau peut aussi être considérée comme un orgaue sécréteur; c'est elle , eu effet, qui distille les matériaux de la sueur, et celte partie grasse destiuce à préserver l'épiderme de sa propriété hygrométrique. La peau est encore un organe d'absorption.

* Pour prendre une bonne idée de la disj>osition de la matrice <i* l'ongle, voyez la planche ii" I , fit;. 3, de Y Anal, iof*og. de M. Blandin*

SPLANCUNOLOCIfc. — OlUiAlNli DE L*ODU!lAT. 35îJ

DE L'ORGANE DE i/ODORAT. ( Voy. Pre'par., pag. 99.)

Il est naturellement représenté par une partie de la membrane tégumen ta ire interne, quia reçu le nom de pituitaire ; il eu diffère 9 eu ce qu'il est contenu dans une cavité particulière.

En décrivant les os de la tôte, nous avons parlé des fosses nasales; il ne nous reste plus qu'à donner la description des autres parties qui entrent dans la composition de l'organe de l'odorat, et d'abord le nez. Cette portion des fosses nasales a la forme d'une pyramide : elle est placée sur la ligne médiane, ù la partie moyenne et supérieure de la face, entre le front et la lèvre supérieure, les orbites et les joues, audessus de l'ouverture antérieure des narines. Le nez est séparé en deux parties par une cloison médiane. Son- extrémité iuferieure, ou base de la pyramide,- offre deux ouvertures ovales, qu'on nomme narines. Ces ouvertures sont garnies d'une foule de poils trifïdcs, appelés vibrisses, qui ont pour usage de tamiser l'air. Le sommet de la pyramide se confond avec la région frontale. A la face antérieure du nez, on remarque un bord mousse qui forme le dos du nez : sc3 configurations diverses déterminent les variétés sans nombre de cet organe. Il est terminé en bas par une portion arrondie et saillaute, qu'on connaît sous le nom de lobule.

Le nez est formé supérieurement par une partie osseuse déjà décrite, plus intérieurement par des parties molles; sur la ligne médiane, après avoir enlevé la peau, qui contient une foule de petits follicules, on trouve le cartilage de la cloison y triangulaire, vertical , logé dans l'écartement laissé entre le vomer et la lame perpendiculaire de l'ethmoïde. Ce cartilage est ordinairement plane, quelquefois déjeté à droite ou à gauche. On y trouve assez fréquemment une ouverture naturelle ; elle existe, mais d'une manière artificielle, chez les peuplades sauvages qui portent des ornements au bout du nez. Son bord supérieur est en rapport avec 'a lame perpendiculaire de l'ethmoïde ; son bord inférieur «t reçu dans la rainure du vomer ; son bordantéricurse cou tinuc avec les cartilages latéraux du nez, et avec les narines. Latéralement, on distingue le cartilage latéral trian

3ÔO ANÀTOMIE DESCRIPTIVE.

gulairc, uni en devant à la partie supérieure du boyl antérieur du cartilage de la cloison, en haut au bord inférieur des os du nez et à l'apophyse montante de l'os maxillaire supérieur, eu bas aux fibro-cartilages des ouvertures nasales.

Au-dessous de ce cartilage, on aperçoit des fibro-cartilages antérieurs et postérieurs : les premiers, appelés Jibro-cartilages des ouvertures nasales, ont la forme d'une espèce d'ellipse tronquée en arrière; ils résultent chacun de deux branches, une externe, terminée en pointe en arrière, et unie dans ce sens au cartilage latéral ; l'autre, interne, contribuant à former la partie inférieure de la cloison, terminée en pointe postérieurement, contigue en dedans et en arrière au cartilage de la cloison, avoisinant celle du côté opposé. Les seconds , désignés sous le nom de Jibrocarlilagcs des ailes du nez, sont placés à la partie postérieure des ailes, unis aux cartilages précédents par un tissu fibreux et membraneux : ils adhèrent également aux cartilages latéraux du nez ci au rebord concave de l'os maxillaire supérieur.

Les fosses nasales sont revêtues par une membrane muqueuse qui a reçu le nom de pituitaire , à' olfactive ou de Schneider) son épaisseur dans le nez, proprement dit, est considérable; elle est très rouge, excepté dans les sinus; sa face adhérente est blanchâtre et fibreuse; sa face libre est rouge ctvilleuse; deux feuillets, intimement unis , entrent dans sa composition : l'un est extérieur etmuqucux, l'autre est fibreux et adhérent aux os, auxquels il sert de périoste. On y remarque une immense quantité d'enfoncements, de follicules muqueux. La membrane muqueuse des sinus est très mince, lisse et d'un jaune blanchâtre; on l'enlève facilement des pièces osseuses qu'elle revêt.

Trajet de la membrane pituitaire. Elle tapisse entièrement les fosses nasales et la partie postérieure du nez, depuis les ouvertures antérieures des narines jusqu'aux postérieures, où elle se confond avec celle du pharynx et du voile du palais; elle pénètre dans les voies lacrymales, et s'introduit dans les cellules ethmoïdalcs et dans les sinus.

Développement. Vers la huitième semaine de la vie intrautérine , on voil paraître les narines, sous la forme de deux ouvertures fort petites ; un peu plus tard , le nez commence à faire saillie au-dessus de la bouche. La structure cartila-

SPL ANCHNOLOG1E. — OI\GAME DU GOLT. 36 1

gin eu se ne se prononce que vers le troisième mois; jusqu'à Ja fin du second^ la cavité du nez communique avec celle de la bouche.

Le nez peut manquer en entier : ce vice de conformation existe dans la cyclopie. L'ouverture des narines peut être très étroite ou même close; quelquefois ou voit persister la communication de la cavité nasale avec la cavité orale; l'obliquité de la cloison détermine un changement dans la symétrie du nez. L'odorat a spécialcmant son siège dans la membrane pituitaire, qui est elle-même* sou s l'influence delà cinquième paire. Le nez et les sinus remplissent aussi un iôle important dans cette fonctiou.

ORGANE DU GOUT. LANGUE. (Voy. Prépar., pag. 100.)

La langue est placée à la partie inférieure de la bouche , et bornée en haut par le palais , en bas par l'os hyoïde et le pharynx; en avant, par la mâchoire; en arrière, par l'épigJottc ; elle représente une pyramide quadrangulaire, dont la pointe est dirigée en avant et en bas, et le corps fixé à l'os hyoïde; elle est entourée de bortls arrondis, et s'amincit peu à peu d'arrière en avant.

La face supérieure de la langue est lisse et revêtue par la membrane muqueuse qui forme l'organe du goût. On y remarque un grand nombre d'éminenecs, confondues sous le uom de papilles, et généralement distinguées en trois genres : i°les unes, postérieures, papilles lenticulaires , nesontautre chose que des granulations glandulaires isolées; aM les autres, papilles Jungiforrncs , en petit nombre, sont terminées par une extrémité arrondie, soutenues par un pédicule, et disséminées antérieurement près des bords, sur le dos et *«n la pointe de la langue; 3U les dernières, papilles coniques, *o»t très multipliées, et occupent la plus graude partie de la face supérieure l.

1 L'auteur de YAnatomie tojxygraphiquc , dans son cours, en adincl un quatrième genre , qui forme le passage cuire celui des papilles fun- K'fonnes et les follicules. Ce sont ces espèces de papilles qui forment le ^ «le la langue; toutes se composent d'une saillie pédiculèe, revue dan» une petite capsule folliculaire.

36*1 ANATOM1E DESCRIPTIVE.

La langue présente encore sur sa race supérieure un raphe médian très marqué, sur le trajet duquel on trouve, en arrière, une excavation qu'on désigne sous le nom de trou borgne , et où Ton a cru plusieurs fois avoir découvert le conduit excioteur des glandes salivaires ou de la thyroïde; des partics latérales de ce trou, partent en avant deux ligues qui, par leur réunion , forment une. espèce de V dont la pointe regarde en arrière. Ces deux lignes sont elles-mêmes constituées par les papilles du quatrième genre admis par M. Blandin.

La face inférieure de la langue est libre dans son quart antérieur, adhérente dans ses trois quarts postérieurs; elle est tapissée par la membrane muqueuse, qui forme sur la ligne médiane, un repli nommé frein, et sur les côtés, deux autres replis franges contenant des conduits excréteurs. Les papilles y sont bien moins nombreuses qu'à la face supérieure.

Texture. La plupart des anatomistes ont considéré le tissu de la langue comme inextricable ; les travaux de M. Blandin ont prouvé que c'était a tort que cette opinion avait été admise. Voici le rcsultat'de ses observations. Au centre de la langue , entre les deux muscles génio-glosses, existe un cartilage-médian, inséré en arrière sur la membrane glosso-ftyoïdicnne; en avant se perdant vers la pointe. Cette lame cartilagineuse, par ses faces latérales, sert à l'insertion d'un grand nombre de fibres musculaires; elle est dévéloppée chez l'enfant , mais moins que chez l'adulte; dans la vieillesse, on la trouve presque toujours dure et qulquefois osseuse, circonstance qui lui donne la plus grande analogie avec le prolongement osseux de l'hyoïde des oiseaux. La membrane glosso-hyoïdienne , sur laquelle s'insère le cartilage médian, a la forme d'un croissant; elle est fixée à la laugue par sa convexité, à l'os hyoïde par sa concavité.

La membrane muqueuse de la langue présente une couche profonde; le derme, une superficielle; l'épidermc ou l'épit hélium, une intermédiaire, le corps muqueux. Le derme est épais, et dans certains endroits demi cellulaire, demicartilagineux, pour l'insertion des fibres. Le corps muqueux ^st considérablement développé, hérissé de papilles et de

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