APPAREIL DE LA GÉNÉRATION
Les organes que nous avons vus jusqu'alors appartiennent à la vie de relation , ceux que nous allons maintenant étudier sont destiués à la reproduction et à la conservation de l'espèce ; ils existent dans les deux sexes , et présentent dans l'homme et dans la femme de nombreuses analogies , de sorte qu'on ne doit les cousidérer que comme des modifications d'un seul et même tvpe primitif; dans les premiers temps de la vie intra-utérine, en effet, les organes de la génération manquent, un peu plus tard ils se montrent; ils sont alors tellement semblables dans les deux sexes, qu'il n'y a véritablement à cette époque que le sexe féminin. La fente qui existait, persiste dans la femme, elle se réunit cliei l'homme, comme l'atteste le raphé qu'où observe sur le scrotum ; c'est ce qui a fait dire à quelques auteurs que la femme n'était qu'un homme imparfaitement développé.
On divise les organes génitaux, dans les deux sexes, d'après leurs fonctions respectives, en organes génitaux intérieurs, ou déformation, et en organes génitaux extérieurs ou àe copulation.
1 Les fouettons seront indiquées en décrivant les organes, et A*** . L'embryologie.
SPLANCHIfOLOGIC. UKïUTAUX DE LA FSMMK.
0RGA5ES GÉNITAUX DE LA FEMME. (Yoy. Prépar. pag.i 17),
il convient de commencer la description par les organes de la femme, attendu que, dans l'origine, leur forme est celle qu'on remarque dans les parties génitales des deux sexes.
Ou peut diviser les organes de la femme eu externes ^ moyens et internes.
Les organes génitaux externes sont placés dans la région du périnée; ils sont groupés autour d'une fente à laquelle ou a donné le nom de fente vulvaire , et constituent la vulve proprement dite. Les parties molles qui formeut les deux portions latérales se réunissent supérieurement sur la ligne médiane, par un repli nommé commissure antérieure; inférieuremeut, par un autre repli qui porte le nom de commismissure postérieure, éloigné du périnée par un intervalle d environ un pouce six lignes.
En examinant maintenant les différentes parties qui composent la vulve, on trouve, au-dessus de la fente, une stillie appelée mont de Vénus, pénil, revêtue de poils à l'époque de la puberté; elle, est formée par la peau et le tissu adipeux, qui constitue dans ce point un coussin élastique. Cette région est couverte de poils plus ou moins longs, très frisés chez les femmes qui ont abusé du coït, et présente un grand nombre de lacunes folliculaires; en allant de haut eu bas, on rencontre la commissure antérieure, au-dessous de laquelle on aperçoit un second repli , qui n'est autre chose que la commissure des petites lèvres, recouvrant le clitoris, organe d'excitation chez la femme. Le clitoris est quelquefois très prolongé, ce qui a fait croire à l'existence des hermaphrodites , parce qu'il a d'ailleurs beaucoup de ressemblance avec la verge; son extrémité libre est arrondie et enveloppée par une portion de la membrane muqueuse analogue au prépuce; cet organe se bifurque postérieurement et vient s'insérer sur les branches ascendantes de l'ischion ; son tissu est analogue à celui des corps caverneux. En procédant d'avant en arrière, on distingue un espace triangulaire, uommé vestibule, limité en haut par le clitoris; latéralement, par les petites lèvres; en arrière, par le méat urinaire; cet espace est très important à connaître, parce qu'on y pratique la taille-sous-pubienne. Derrière le
AMTOMIL DESCRIPTIVE.
\ est i bu le, on 1 eunuque une ouverture , c'est le méat urinaire; au-dessous de ce méat, ou seut un tubercule qui se cou ti nue avec le vagin ; sa connaissance importe beaucoup pour bien pratiquer le catbétérisme. Lorsqu'il n'est pas permis de découvrir les parties génitales , on commence par glisser le doigt le long du vestibule, jusqu'à ce qu'on soit arrivé au tubercule, il n'y a plus qu'à porter la sonde sur la face supérieure du doigt, l'ouverture uréthrale étant placée au-dessus. Vorifice du vagin, situé au-dessous du méat urinaire, présente constamment chez les vierges , une membrane de nature muqueuse, à laquelle on donne le nom d'hymen; la forme de cette membrane varie singulièrement, quelquefois elle bouche tout-à-fait l'ouverture, sans qu'il existe un seul point de communication au dehors: dans d'autres circonstances, elle représente une cloison complète, percée d'un trou à son centre; le plus ordinairement elle est formée de deux, croissants latéraux; dans quelques cas, l'un des croissants est antérieur, l'autre postérieur; il peut arriver, mais beaucoup plus rarement, qu'il n'y ait qu'un seul filament qui se porte de la partie postérieure du méat urinaire à la commissure postérieure. Lorsque la femme souffre les approches de l'homme, l'hymen se déchire, et, suivant la plupart des anatomistes, ses débris constituent les caroncules myrti formes a. Entre l'orifice du vagin et la commissure postérieure , aussi appelée fourchette, existe uu petit enfoncement transversal, nommé fosse navicutnirc,
• Les auteurs ne sont pas «l'accord sur l'existence constante deJa membrane hymen. M. Blandin assure l'avoir toujours trouvée sur plus de deux cents petites filles observées à l'hûpiial des enfants. Cet anatomistc pense que les fœtus femelles sur lesquels on prétend ne pas l'avoir rencontrée, la présentaient réellement, mais que son développement considérable et la proéminence de ces deux parties latérales, l'ont fait confondre avec les petites lèvres, d'autant plus facilement» que ces dernières tiennent alors la place des grandes lèvres, qui sont a peine développées à cette époque.
» Cette opinion des anatomistes sur la nature «les caroncules myrUformes, n'est plus admise aujourd'hui. On les considère comme des replis particuliers de la membrane muqueuse du vagin. En effet, ou les a trouvées plusieurs fois chez les femmes pourvues de la membrane hymen.
«pi.aîu;h*oi.omf. — vrt.vt. — vagin.
qui s'efface presqu'eutièremeut chez les femmes qui ont eu des enfants.
Sur les parties latérales de la fente vulvaire, on aperçoit, de chaque côté , un large repli , c'est la lèvre de la vulve, qu'on appelle encore grande lèvre, il est allonge d'avant en arrière et aplati transversalement; à l'extérieur, la grande lèvre est recouverte parla peau et séparée de la partie supérieure et interne des cuisses , par un pli et par un assez grand uombre de poils ; à l'intérieur , elle est tapissée par la membrane muqueuse; un tissu cellulaire lâche et graisseux existe entre ces deux membranes. Les commissures antérieure et postérieure sont les moyens d'union des grandes lèvres. Plus profondément, on découvre deux replis muqueux , nommés petites lèvres ou nymphes , convergeant à la partie supérieure , où ils se continuent avec le prépuce du clitoris, divergeant à la partie inférieure, où ils se fondent sans démarcation sensible avec le conduit vulvo-utérin ; les petites lèvres sont eu rapport, en dehors, avec la face interne des grandes lèvres; en dedans, elles correspondent à l'ouverture du vagin et au méat urinaire; chez les femmes qui ont beaucoup uséducoït, elles dépassent fréquemment les grandes lèvres; cette disposition existe naturellement dans plusieurs pays, et particulièrement chez lesHottentotes, en Afrique.
Uurètlire, dont nous avons seulement reconnu l'orifice extérieur, représente un canal long d'environ quinze lignes, très large à sou origine, décrivant une légère courbure dont la concavité est en haut; il s'étend depuis le col de la vessie jusqu'au méat uriuaire ; son orifice interne est dépourvu de luette. La face supérieure del'urèthre est en rapport avec le ligament delà vessie; ses parties latérales et sa partie inférieure sont embrassées, pour ainsi dire, parla paroi supérieure du vagin.
Le vagin , organe moyeu , qui fait suite au méat urinaire, est un canal membraneux, k parois minces, d'environ six pouces de longueur, sur un de diamètre , et plus ample à sa partie supérieure qu'à l'inférieure; il a des rapporte en avant et en arrière supérieurement avec le péritoine; en arrière et en bas avec le rectum et un tissu cellulaire assez dense ; en avant, et en bas avec la vessie et l'urèthre; sur les côtés, en haut avec les ligaments larges, et en bas .avec une masse de tissu cellulaire; à l'intérieur, le vagin est tapissé par une
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nicmbraDe muqueuse qui se continue avec celle de la matrice et du méat urinaire; il présente un certaiu nombre de plicatures; deux sont apparentes sur la ligne médiaue , auxfaces antérieure et postérieure, elles sont les traces du raphé médian , et représentent des crêtes étroites , allongées , longitudinales, quelquefois considérables en avant, où elles forment les caroncules myrtiformes ; on y voit encore des rides transversales nombreuses qui sont plus prononcées chez la femme qui a eu des enfants. La membrane muqueuse qui recouvre la surface interne du vagin est garnie <Tépiderme et enduite d'un mucus plus ou moins épais. \J extrémité inférieure f ou orifice du vagin, a déjà été décrite; V extrémité supérieure , termiuéeeu une espèce de cul-de-sac, embrasse le col de la matrice ou museau de tanche, qui fait une saillie assez considérable en cet endroit. Le vagin s'enfonce surtout en arrière, ce qui a fait dire que la saillie du col utérin , que nous verrons sous le nom de lèvre postérieure, était plus développée que l'antérieure.
Structure. Le vagin est formé à l'extérieur par un tissu fibreux ; quelques anatomistes ont cru y reconnaître une couche musculeuse semblable à celle de l'utérus : à Tintérieur, il est revêtu par la membrane muqueuse dont nous avons parlé ; un réseau vascul aire, nommé plexus réti/orme, entre encore dans sa composition; il forme autour delà partie inférieure du vagin, une couche large d'un pouce environ, et épaisse de deux à trois lignes.
Développement. Dans les premiers temps, les organes génitaux externes communiquant avec les organes urinaires , il existe alors une cavité analogue à celle des oiseaux; un peu plus tard, on voit la séparation des parties s'établir ; le* raphés se forment ; à cette époque , les grandes lèvres sont rudimeutaires, tandis que les petites lèvres sont très saillantes; elles semblent être des replis muqueux, tenus en réserve pour le développement et l'ampliation du vagin; le clitoris présente également beaucoup de longueur, il simule tellement la verge de l'homme, qu'on a cru voir de véritables hermaphrodites du genre féminin ; la membrane hymen est aussi très développée, et les deux croissants qui la représentent le plus ordinairement sont plissés de manière à simuler de petites lèvres ; cette circonstance en a imposé à plusieurs
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auteur, qui les ont pris pour de véritables nymphes Le tubercule postérieur du méat urinai re est alors peu apparent, et le vagin n'a qu'une très médiocre étendue; plus tard, le vagin se prolonge derrière le museau de tanche, qui fait une saillie considérable dans son intérieur