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DES VEINES QUI DONNENT NAISSANCE A LA VEINE JUGULAIRE

interne. ( Voy. Prcpar.y pag. GG. )

V eines cérébrales supérieures. Elles naissent dans la substance de la convexité des hémisphères cérébraux, par une foule de ramifications plus ou moins tenues, flexueuses, et placées principalement dans les anfractuosités; elles se réunissent en troncs successivement plus volumineux et moins multipliés; ceux-ci se dirigent vers la grande scissure du cerveau , où , après avoir reçu les veines de la face plane des hémisphères, ils abandonnent le cerveau , entourés chacun par uue gaîne particulière de l'arachnoïde, et viennent s'ouvrir dans les parties latérales et inférieuie* du sinus longitudinal supérieur.

Veine du corps strié. Son origine est dans le corps strie, d'où elle se dirige en arrière et en dehors dans la rainure qui sépare le corps strié de la couche optique, recouverte par la bandelette demi circulaire : la veine choroïdienne marche à sa rencontre. Cette veine provient de la toile du môme nom et des plexus choroïdes Ainsi réunies, ces deux veines donnent naissance à deux troncs, l'un droit, l'autre gauche, qui portent le nom de > eines de Galicn.

Veines de Galien. Dirigées horizontalement en arrière dans la toile choroïdienne, elles se placent dans le canal forme

Y KNOLOGIE. VEUNt JL'GULAIRK INTtUNK. (h>^

j>ar la pie-mère, en pénétraut dans le ventricule moyen , puis elle» abandonnent cette cavité, pour sortir sou» la partie postérieure du corps calleux et s'ouvrir dans l'extrémité antérieure du sinus droit de la dure-mère , eu s'entrecroisant.

freines cérébelleuses supérieures, A la surface supérieure du cervelet, on remarque plusieurs ramifications qui , eu se réunissant, constituent les deux ou trois troncs des veines cérébelleuses supérieures. Ceux-ci se portent en avant le Joug de l'émiuence vermiculaire supérieure, et s'engagent dans le sinus droit, vers sa partie moyenne.

F'eines cérébelleuses inférieures. Elles viennent s'ouvrir dans les sinus latéraux, en remontant verticalement de la Face inférieure du cervelet, où elles prennent naissance : on en compte deux à trois de chaque coté.

Peines cérébrales latérales et inférieures. On les voit naître par un assez grand nombre de racines à la base et sur les côtés du cerveau, d'où elles se rassemblent bientôt en trois ou quatre trois troncs de chaque côté. Elles s'éloignent ensuite du cerveau , entourées par des gaines de l'ara chnoïde, se dirigent obliquement en avant et en dehors, et s'ouvrent, derrière la base du rocher, dans la partie supérieure des sinus latéraux.

Veine ophtalmique Elle a, par le nombre et la distribution de ses branches, la plus grande analogie avec l'artère ophtalmique. Il faut cependant remarquer que, dans la choroïde, les ramifications des veines ciliaires constituent une couche distincte de celle des artères, et forment de si nombreuses anastomoses, qu'on les a appelées vasa vorticosa. Toutes les branches se réunissent en un seul tronc qui sort de l'orbite par la partie interne de la fente sphénoïdale , et s'ouvre dans le sinus caverneux.

Les sinus de la dure-mère se réunissent au trou déchiré postérieur, à l'aide des sinus latéraux. En cet endroit, on aperçoit une ampoule à laquelle on a donné le nom de golfe de la veine jugulaire. Cette ampoule, placée dans la fosse du même nom, commence la veine jugulaire interne ( V. cépluiliquc, Cli.), qui descend un peu en avant) en suivant le trajet de l'artère carotide iu terne, couverte par l'apophyse styloïde et par les muscles qui s'y attachent. Dans son trajet,

fk>8 AXATOM1K DESCRIPTIVE.

elle communique avec la jugulaire externe par une assez grosse branche, et reçoit, avant d'arriver au niveau du larynx, la veine faciale.

Veine faciale (V. p a lato- labiale. Ch.). Considérée de haut en bas, suivant le cours du sang, celte veine naît, sur le sommet de la tête et du front, par de nombreuses ramifications qui se rassemblent en une grosse branche, appelée veine préparate. Celle-ci descend verticalement sur le milieu du front, et se réunit fréquemment avec le tronc homonyme, du coté opposé, au moyen d'une forte anastomose. Sur les côtés de la racine du nez, la veine frontale ou préparate, prend le nom de veine angulaire , et reçoit des veines palpebrales et sourcilières. La veine faciale, ainsi formée, se dirige en dehors et en bas sur les côtés de la face; dans son trajet, les veines dorsales du nez, coronaires supérieure et inférieure, buccales et massetérincs , viennent successivement s'v terminer. Parvenue vers la base de la mâchoire, elle marche obliquement en bas, en arrière et eu dehors, grossie par les veines narine, sous-mentale et palatine inférieure, et s'ouvre dans la jugulaire interne.

La jugulaire interne reçoit encore les veines linguales, pharyngienne, thyroïdienne supérieure, occipitale et diploïques.

Veine linguale. Elle naît surtout d'un réseau très compliqué qui est placé vers la base de la langue, s'anastomose avec la veine ranine, descend entre la glande sublinguale et le muscle génio-glosse, puis entre les muscles hyo-glosse et niylo-hyoïdicn , et se dirige horizontalement en dehors et en arrière au-devant de ce dernier, le long du bord supérieur de l'hyoïde, et s'ouvre dans la veine jugulaire interne, soit par un trou commun avec la pharyngienne, soit au dessous d'elle.

Veine pliaryngicnne. Elle est formée par le plexus veineux pharyugien, et descend sur la partie postérieure et latérale du pharynx , en communiquant un grand nombre de fois avec celle du côté opposé. Elle s'ouvre , soit isolément, soit avec la précédente, dans la veine jugulaire interne.

Au niveau du bord supérieur du larynx, la veine ttyroidienne supérieure et la veine occipitale viennent se jeter dans la jugulaire interne. La première correspond exacte-

vénologie* — veine sovs-clavière. 609

ment à l'artère du m£me nom. Née clans le corps thyroïde, par unj grand nombre de rameaux, elle se rend dans le tronc commun des jugulaires externe et interne. Dans son trajet,* elle reçoit la veine laryngée ; et toujours à quelque distance de sa terminaison , la thyroïdienne supérieure se divise en deux branches. La veine occipitale, par sa disposition, est absolument semblable à l'artère du même nom.

Veines diploïques. Des radicules capillaires très multipliées, commençant daus l'épaisseur du diploc des os du crâne, donnent naissance, par leur réunion successive, à des branches de plus en plus volumineuses, dans l'intérieur desquelles on observe de petites valvules, et qui se portent vers la base du crâne : les veines diploïques sont logées dans des canaux particuliers. L'os frontal en contient ordinairement une ou deux, qui se jettent dans la veine prépara te; on en trouve deux daus l'épaisseur du pariétal , qui s'ouvrent dans les sinus latéraux et dans les veines temporales profondes; et une, dans l'occipital, qui se termine dans la veine du même nom. Un grand nombre de ramuscules émissaires font communiquer, en dedans et eu dehors du crâne, les veines extérieures avec les sinus de la dure-mère.

Après avoir reçu toutes ces branches, la veine jugulaire interne, très appareil te aux environs de l'hyoïdej, descend presque perpendiculairement sur la partie antérieure et latérale du cou , en dehors de l'artère carotide primitive et du nerf pneumo-gastrique , derrière les muscles sternocléido-mastoïdicn et omoplat-hyoïdien , au-devant de la colonne vertébrale et du scalène antérieur. Elle parvient ensuite à l'extrémité autérieure de la clavicule, sous laquelle elle passe, pour se réuuir à la veine sous-clavière.

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