DES VXINES QUI DONNENT NAISSANCE A LA VEINE SOUS-CLAVIERE
(Voy. Prépar., pag. 66).
Veines brachiales. Deux veines satellites accompagnent les artères radiale, cubitale et toutes leurs divisions. Vers le pli du bras, elles constituent quatre veines profondes, qui se joignent deux à deux, pour former deux troncs volumineux : ceux-ci suivent le trajet de l'artère brachiale , et
t>IO iNATOMIE DESCRIPTIVE.
l'embrassent de distance en distance par des rameaux auastomotiques qu'ils s'envoient réciproquement. Dans leur trajet, ils reçoivent toutes les veines qui côtoient les branches de l'artère, et se jettent dans la veine axillaire au même endroit que la veine basilique.
reine céphalique ( F. radiale cutanée, Ch. ). Elle tire son origine du pouce et du doigt indicateur, sous le nom de veine cépluûiquc du pouce , marche sur le dos de la main , cutre les deux premiers os du métacarpe , et monte le long de la partie antérieure et externe de l'avant-bras, sous le nom de veine radiale superficielle. Parvenue au pli du bras, après avoir reçu beaucoup de rameaux cutanés, elle se joint à la veine médiane céphalique, qui , vers le sommet de l'espace triangulaire , formé en cet endroit par les faisceaux musculaires de l'avant-bras , communique avec la médiane basilique. La veine céphalique continue ensuite son trajet le long du côté antérieur du bras , en dehors du muscle biceps brachial , passe entre le grand pectoral et le deltoïde , et vient s'ouvrir dans la veine axillaire , en communiquant souvent par un rameau avec la jugulaire externe.
Veine basilique ( V. cubitale cutanée , Ch. ). Elle résulte de la réunion de trois veines, les cubitales antérieure et postérieure , et la médiane basilique. La veine cubitale postérieure commence à la partie interne du dos de là main et à la face postérieure des doigts, par un réseau que forment des radicules extrêmement multipjiées : ces radicules , en se réunissanteo dedans de la main , constituent la veine salvatcUe qui , en remontant à la partie interne de Pavant-bras , prend le nom àe cubitale postérieure. Le tronc de la veine continue son trajet le long de l'avant-bras , en recevant un grand nombre de rameaux cutanés; et, parvenue derrière l'épitrochlée , elle se joint à la veine cubitale antérieure , qui provient de Ja région inférieure de la partie interne et antérieure dé IV vaut-bas. La veinemédiane basilique se dirige obliquement en bas et en dehors, le long du tendon du biceps, et se réunit à la médiane céphalique. Deux veines viennent s'ouvrir au milieu de cette anastomose; l'une est pvofonde et constituée par des rameaux détachés des veines radiale et cubitale pr°*
rondes ; l'autre est sons-cutanée , et porte le nom de vewf médiane commune.
VENOLOGIE. — VE1HE SOTt-CL A V ILB K. 6l !
Formée de ce» différentes branches , la veine basilimië ik* dirige le loug de la partie interne du bras, subjacente a l'aponévrose et côtoyant le nerf cubital , puis eJ le s'enfonce profondément dans le creux de l'aisselle et se continué avec la veine axillaire. .
Les veines superficielles des doigts ne forment point deux veines satellites des artères radiale et cubitale, comme beaucoup d'anatomistes l'ont annoncé ; elles constituent un véritable réseau sous-cutané , plus marqué à la partie antérieure des doigts , qu'à leur face postérieure ; ce qui était d'ailleurs nécessaire, à cause du plus grand nombre de parties molles qui existent en cet endroit , et surtout à cause de la fonction du tact , qui a spécialement son siège dans la pulpe des doigts.
Veine axillaire. Née à l'extrémité inférieure de l'aisselle, de la réunion de toutes les veines du membre thoracique, elle se porte aussitôt en haut et au-devant de l'artère axillaire, depuis le tendon du grand pectoral , jusqu'à l'extrémité inférieure du scalène antérieur, où elle prend le nom de veine sous-clavière, recevant, dans son trajet, les thoracique* externes et les sous-scapulaires.
Veine sous-clavière . Meckel pense qu'il conviendrait de n'appeller ainsi que la portion externe de la veine qui s'étend depuis l'extrémité supérieure du grand dentelé jusqu'au scalène antérieur, et de donner le nom déveine innommée à l'autre portion qui va du scalène à la veine cave supérieure. Quoi qu'il en soit, la veine sous-clavière se porte d'abord transversalement en dedans, puis en bas, et s'engage dans le thorax. La sous-clavière droite est moins longue que la gauche. Ses rapports , qu'il importe de noter , sont, en devant , avec le sterno-mastoïdien , l'articulation sterno-claviculaire , le cartilage de la première côte, et une petite portion du sternum ; en arrière et en dehors, avec le feuillet droit du médiastin , le nerf pneumogastrique, l'artère sous-clavière droite et le scalène antérieur ; en dedans , elle est en rapport avec l'aorte. La sous-clavicre f?auche est plus longue que la précédente, sa direction est également plus horizontale. Elle a les mêmes rapports , mais, de plus, plie est recouverte par tout le sternum et les muscles qui s'y attachent. Dans son trajet, elle reçoit la veine mammaire
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interne gauche , et la veine thyroïdienne inférieure gauche. La veine mammaire interne gauche correspond exactement à l'artère du même nom. La thyroïdienne, inférieure gauche naît par plusieurs radicules de la partie inférieure du corps thyroïde , et forme au-devant de la trachée-artère , par ses nombreuses anastomoses avec la veine du côté opposé et les thyroïdiennes supérieures, le plexus veineux thyroïdien, qui donne naissance au tronc de la veine. Celui-ci vieut s'ouvrir dans la veine sous-clavière gauche , après s'être d'abord dirigé transversalement en 4«hprs, puis obliquemeut sur la trachée-artère et sur la- carotide primitive.
D'autres veines, Jes vertébrales et les inter-costales supérieures, vienneut se jeter dans les sous-clavière* , qui reçoivent, en outre, les veines jugulaire ce terne et interne.
Veine vertébrale (V. cérébrale postérieure , Ch.). Ses nombreux ra mu seules, disséminés dans les. muscles des parties cervico-occipi taies, se réunissent eu uu seul tronc qui se dirige en avant au-dessus de l'atlas, s'engage daus le trou pratiqué à la base de l'apophyse transverse de cette vertèbre, et communique, dans son trajet, avec le sinus latéral de la dure-mère et les sinus vertébraux du cou. Au niveau de la sixième ou de la septième vertèbre cervicale, la veine sort du canal et s'unit à une veine assez considérable; après cette réunion la veine descend à coté de l'artère, passe à gauche au-devant de l'artère sous-clavière, et s'ouvre eufin en arrière et en bas dans la veine sous-clavièie.
Veine intercostale supérieure\droite. On ne la rencontre pas constamment: son origine a lieu dans les deux espace! in ter-costaux supérieurs; de là, elle se porte en haut et vient s'ouvrir à la partie inférieure et postérieure de la veine sous-clavière.
Veine inter-costale supérieure gauche. Ses racines commencent dans les huitième, septième ou sixième espaces inter-costaux; le tronc qui en résulte s'anastomose avec les veines azygos et demi-azygos, et se porte directement eu haut, derrière la plèvre, sur le côté du corps des vertèbres. Dans son trajet, elle reçoit plusieurs veines qui viennent des espaces inter-costaux; derrière le poumon et l'aorte, la veine bronchique gauche vient s'y jeter; l'inter-costalc supé-
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ricure gauche sort ensuite du thorax , et s'ouVrc dans la veine sous-clavière gauche.
Sinus de la colonne vertébrale. Ils sont formés par deux longs troncs latéraux , et par un grand nombre de brandies anastomotiques transversales. Ces deux troncs, situés sur les deux côtés de la (ace postérieure du corps des vertèbres, au niveau des trous condyliens antérieurs, communiquent avec un rameau de la jugulaire interne ; ils diminuent beau* coup de volume sur les ligaments in ter-vertébraux ,' se raj*procheut l'un de l'autre au sacrum; leur extrémité inférieure est un rameau très fin et perdu dans la graisse.
Les anastomoses transversales qu'ils présentent, sur chaque vertèbre, forment une couronne veineuse autour de chacun de ces os. Dans leur trajet, ces troncs communiquent en dehors par les trous de conjugaison, avec les branches postérieures des veines vertébrales, inter-costalès, lombaires et sacrées. Les branches transversales reçoivent, en dç\ant, un nombre considérable de rameaux qui naissent de la substance du corps des vertèbres, et en arrière, ceux qui proviennent de la dure-mère.
veine cave supérieure. (Voy. Prépar., p. 66).
La veine cave supérieure est formée par la réunion des deux veines sous-clavières, ou, suivant Meckel, par celle des deux troncs innommés; elle commence un pou au-dessus de la crosse de l'aorte, au voisinage du cartilage de la première côte du côté droit; delà elle se dirige, à gauche et en avant, jusqu'à la base du péricarde , dans lequel elle pénètre, se porte ensuite verticalement à droite de l'aorte, et vient s'ouvrir dans l'oreillette droite du cœur, au-dessus de la veine cave inférieure. Ses rapports sont , i° en devant, avec le thymus et le médiastin antérieur; en arrière, avec la veine pulmonaire droitejsupérieure , et l'aorte; 3° à gauche, avec le péricarde; 4° à droite, avec le poumon. La veine cave est située tout entière à droite.
Dans quelques cas, rares à la vérité, on trouve deux veines caves, ce qui tient à ce que les deux troncs innominés ne se sont pas joints ensemble. Cette anomalie mérite d'être remarquée, en raisou de l'analogie qu'elle présente avec une
ANAIOMU DESCRIPTIVE.
disposition semblable qu'on observe chez plusieurs mammifères et chez plusieurs reptiles.
Avant de s'engager dans le péricarde? la veine cave reç, >it la veine mammaire interne droite, q<ui est absolument semblable à la gauche , et lu veine thyroïdienne inférieure droite, emi, après s'être comportée comme la. gauche, dans la preya^e de son traje*, se porte ensuite en dehors , deirjère les muscles steruo-thyroïdien et sierno-hyoïdien, et vient s'ouvrir dans ia veine cave supérieure, entre le&deut «ous-clavière». i i
, VEINE AZYGOS. *'
Cette veine,, à laquelle M. Outussier a donné le nom de prélombo-thoraciquc , constitue uqe grande anastomose entre la veine cave supérieure et l'inférieure ; elle, naît inférieuremeut, des deux cotés, par des brauches considérables , soit immédiatement de la veiue cave inférieure, soit des rénales ou des premières lombaires, presque toujours de plusieurs de ces vaisseaux à la fois., Les troncs qui en résultent, savoir: la veine azygos proprement dite , ou mieux la veine azygos, et l'autre la veine demina^ygos (petite; prélombothoraciquc, Ch.), ou mieux la veine azygos gauche , pénètrent dans la poitrine, taptôt par l'ouverture aortique du diapbia^me, tantôt, en dehors de cette ouverture r à travers ées attaches du diaphragme à la première vertèbre loiribaire.be tronc de la veine azygos droite marche parallèle à l'aorte et a l'œsophage, au-devant de la colonne vertébrale ; arrivée près de la bronche droite, elle forme eu se courbant de devant en arrière, et un peu de -gauche à droite, une arcade autour de cette dernière et de l'artère pulmonaire droite; et vieut s'ouvrir dans la yeine cave, immédiatement audessus de la bronche droit • . .
Dans son trajet, la veine azygos reçoit eu devanUes veines œsophagiennes et la bronchique droite; en arrière et à droite, les dix ou onze veines in ter-costal es inférieures; à gauche, a peu près sur la septième ou huitième vertèbre dorsale, la \eiue derai-azygos , branche considérable qui commencée» s'anastomosant avec la veine rénale droite, ou la première veine lombaire; la demi-azygos monte parallèlement à la
VENOLOCIE. — VEINES AZYGOS , CAVE INFEttlEUHE. 6l5
>eine azygos, sur le côté gauche de» vertèbres, et passe derrière l'aorte et l'œsophage, en recevant les veines intercostales inférieures gauches. Ou rencontre quelqnefois la dcmi-azygos double. Des anastomoses nombreuses existent entre la veine azygos droite et l 'in ter-costale supérieure, ainsi qu'avec la gauche.