GANGLIONS DE LA TÊTE
GANGLION OPHTALMIQUE OU LENTICULAIRE (Ganglion
orbitaire, Ch.).
Ce ganglion existe constamment à la partie postérieure de l'orbite, contre le côté externe du nerf optique , près de son entrée dans la cavité orbitaire. Bien que sa forme soit assez difficile à déterminer, ou peut néanmoins le comparer à un carré allongé d'avant en arrière, d'un très petit volume. Sa couleur, ordinairement rougedtrc,est quelquefois aussi blanche que celle des nerfs cérébraux. Rapports. 11 répond, en dehors, au muscle abducteur de l'œil, en dedans, au nerf optique. On lui distingue deux ordres de rameaux, les uns antérieurs, les autres postérieurs. Rameaux postérieurs, au nombre de deux. L'un, supérieur, d'environ six lignes de longueur , s'anastomose par un filet avec le nerf nasal de l'ophtalmique; l'autre, inférieur, plus gros, se porte perpendiculairement en bas pour se joindre à la branche inférieure du nerf moteur commun. De sa partie antérieure, le ganglion ophtalmique envoie plusieurs rameaux : ce sont les nerfs ciliaires.
nerfs ciliaires (I riens , Ch.).
Les nerfs ciliaires sont au nombre de vingt environ. Ils ne sont pas exclusivement fournis par le ganglion ophtalmique, plusieurs naissent de la première branche de la ciuquième paire, de la sixième paire et du grand sympathique. Dans l'origine, ils sont divisés eu deux faisceaux. Faisceau supérieur. Formé d'abord par trois, puis par six nerfs, qui sont immédiatement appliqués sur le nerf optique. Faisceau infé-
1Q1 AMATOltlE DE6C1UPTIVX.
Heur. Compose par six, huit ou dix nerfs qui se contournent autour du nerf optique. Presque constamment , l'un d'eux va gagner la sclérotique , au-dessous du muscle droit externe.
Les nerfs cil i aires, parvenus à la partie postérieure du globe oculaire, percent la sclérotique plus ou moins loin du nerf optique, parcourent un trajet de quelques lignes dans la substance même de cette membrane, se placent ensuite entre elle et la choroïde, et marchent ainsi en devant, sans donner aucun rameau , jusqu'au bord externe du cercle ciliaire. Arrivés en cet endroit, ils se partagent derrière lui chacun en deux filets, dontplusieurs paraissents'y perdre. D'autres, après avoir traversé le cercle vont se portera la face antérieure de l'iris, où ils constituent, par leurs subdivisions, ces lignes blanchâtres et rayonnantes qu'on aperçoit sur cette membrane , surtout après une légère macération , et sur le trajet desquelles se trouvent de* rcuflements arrondis, qui sont peut-être de véritable* ganglions
Le ganglion de Meckel ayant été décrit, nous ne parlerons ici que des ganglions caverneux, naso-palatin et sous maxillaire, qui complètent l'ensemble des ganglions de la tétc.
Ganglion caverneux. Ce ganglion a principalement été décrit par Laumonier. On le rencontre fréquemment, soit à la partie supérieure du canal carotidien , soit dans le sinus caverneux, au côté externe de l'artère carotide interne. Sa couleur est d'un gris rougeâtre, son volume est très petit. Du sommet de ce ganglion , parte ut trois ou plusieurs filefc qui vont se jeter dans les nerfs moteur externe et ophtalmique; par sa partie inférieure, il communique avec les rameaux ascendants du ganglion cervical supérieur.
Ganglion naso-palatin. Découvert par M. H. Cloquet; on le trouve dans le trou palatin antérieur. Il est irréguJier, souvent ovoïde, fongueux, rougeâtre, très petit. Par a partie supérieure, il reçoit les nerfs uaso-palatins; par sa partie inférieure, il fournit un ou deux filets, qui se distribuent dans la membrane palatine.
ùanglion sous-maxillaire. Il est placé au niveau de 1» glande sous-maxlllairc, et paraît forme par le rameau supe-
WtVBOLOCIE. — QUAND SYMPATHIQUE. Jft3
rieur du nerf vidien. La plupart de ses filets pénètrent dans la glande.