SYSTÈME NERVEUX GANGLIONNAIRE
KERF GANGLIONNAIRE , GRAND SYMPATHIQUE , ÏNTEn-CQStal (jV. tri-splanchinique , Ch.). ( Voy. Prépar., pag. 89.)
GENERALITES.
Les ganglions ont assez, généralement la forme arrondie. Des filets nerveux médullaires et une substance particulière' entrent daps leur composition. Le plus ordinairement ils sont places sur le trajet des nerfs- des fonctions végétatives , et cntpurc> par une membrane cellulaire ou fibreuse, difre-
reute selon les genres, ,«•</<.
En examinant avec soin les filets médullaires des ganglions* on voit qu'ils sout visiblemeut la continuation des nerfs tenant au ganglion.
JLc nombre des ganglions est assez considérable : on en compte trente de chaque côté de la moelle épiniëre: ce sont les spinaux, un sur le nerf trijumeau , un ou deux sur le nerf vague, et un sur le glosso-pharyngien. Les ganglions spinaux appartiennent seulement à la racine postérieure des nerfs de l'épine, l'antérieure n'est jointe au ganglion gue que par du tissu cellulaire lâche.
Les .filets mé4^1Ja.iresi nwveux se réunissent intimement
7OO AffATOMIE DESCRIPTIVE.
à leur sortie du ganglion , après un trajet d'une ligne et demie , avec ceux de la racine antérieure , pour constituer le tronc commun des nerfs spinaux , qui se divise à son tour en rameau antérieur et en rameau postérieur. Le tronc commun , à peu de distance du ganglion , donne un filet qui se joint au ganglion voisin du tronc nerveux sympathique, en établissant la liaison la plus iutime entre les nerfs de la moelle , Ja moelle elle-même, et le nerf grand sympathique. • .-y.,
Le ganglion de Glaser, ceux du nerf vague et du nerf glosso-pharygien , ressemblent beaucoup, pour la forme et pour la texture , aux ganglions spinaux.
Ontre ces ganglions , du trouve la série des trois ganglions cervicaux, des douze thoraciques, des cinq lombaires, des quatre sacrés et des ganglions ophtalmique, spbénar palatin et maxillaire; il faut y joindre le ganglion cardiaque, souvent remplacé par un plexus, les ganglions sémi-lunaires ou cœliaques , le petit ganglion coccygien , le petit ganglion palatin , et quelques autres ganglions qu'on trouve sur le trajet des artères.
Les nerfs qui réunissent ces ganglions, ont cela de particulier , qu'au lieu de diminuer à mesure qu'ils s'éloignent de leur origine ou de leur extrémité centrale , ils diminuent ou augmentent indifféremment, ou ne changent pas de ro- 1 urne.
Le nerf grand sympathique est un cordon nerveux et ganglionnaire, étendu depuis la tête jusqu'au bassin ; il n est point exclusivement destiné aux artères, comme l'ont dit plusieurs anatomistes y car il envoie des filets au cœur, au canal digestif, etc. Les ganglions et lescordons des nerfs sympathiques existent dans les foetus privés de cerveau , et dans ceux qui sont privés de cerveau et de moelle. Le nerf sympathique est d'autant plus petit, relativement au corps, que l'animal est plus éloigné de l'homme.
Les fonctions des ganglions ont été l'objet de grandes discussions parmi les physiologistes. Béclard, dontnousad mettons l'opinion , pense qu'elles consistent à séparer le système nerveux végétatif , du système animal , en diminuant ou arrêtant l'influence du centre nerveux sur Tes nerfs ganglionnaires, et la transmission des impressions au cen-
NEVROLOÔIE. — OAlfCUOW OPHTALMIQUE. 7OI
tre. Les ganglions , en outre , rassemblent, coercent la force nerveuse qu'ils puisent dans la moelle.
Les usages des cordons nerveux ganglionnaires sont de conduire l'influence nerveuse, mais ils n'agissent que d'une manière imparfaite.
Les fonctions du nerf sympathique sont de diriger la uutrilion, les sécrétions, et de lier sympathiquement tous les priucipaux organes.