NKYROTOMJK. — MOELLE ÉPINIÈRE ET NERFS
de U couche superficielle de la face dorsale de l'avant-bras , en les isolant, et en incisant leurs gaines fibreuses. Pour achever la préparation du radial dans sa partie inférieure, on dissèque entièrement le long supinateur, les radiaux externes, et on emporte les téguments qui recouvrent la partie externe de la face dorsale de la main , et la face postérieure des quatre premiers doigts.
Kufin , pour préparer le nerf axillaire , ou commence par le disséquer au-devant du muscle sous-scapulaire, on coupe ensuite le deltoïde à son insertion à la clavicule et à l'omoplate , et Ton renverse ce muscle de haut en bas. On termine la dissection en enlevant le tissu cellulaire qui remplit l'espace compris entre les muscles grand rond , petit rond , et la longue portion du triceps brachial.
Nerfs dorsaux. On aperçoit les branches postérieures de ces nerfs , lorsqu'on a renversé de dedans en dehors les téguments, le trapèze, le rhomboïde, et séparé les uns des autres les muscles des gouttières vertébrales. Pour découvrir les branches antérieures, on emporte le poumon et la plèvre, et on incise les muscles inter -costaux à l'extérieur; après avoir détaché les téguments, on dissèque la mamelle, les muscles pectoraux et abdominaux, et Ton suit, dans l'abdomen, au-dessous du diaphragme, la branche antérieure de la douzième paire dorsale.
Nerfs lombaires. L'abdomen étant ouvert par une incision cruciafe , on porte les intestins du côté opposé à la préparation. On enlève le péritoine, qui recouvre les muscles de la région lombaire. Après avoir examiné les cordons nerveux qui traversent le grand psoas , on emporte ce muscle f au-dessous duquel on trouve le plexus lombaire : il faut ensuite poursuivre les rameaux dans l'épaisseur des parois abdominales , dans les téguments de l'aine, des parties génitales et de la cuisse.
Le crural et le saphène ne présentent aucune difficulté. L'obturateur ne peut être étudié qu'après avoir renversé de haut en bas le muscle pectiné, et disséqué les trois adducteurs. La dissection du fessier se fait en même temps que celle des nerfs sciatiques.
Nerfs sacrés et leurs plexus. Ou fait la même préparation que pour l'artère hypogastrique. Les branches postérieures
seront mises à découvert, en disséquant les téguments du sacrum , du coccyx, la partie interne du grand fessier, le sphincter cutané de l'anus , et en séparant les muscles de la partie inférieure des gouttières vertébrales , pour arriver jusqu'aux trous sacrés postérieurs.
Petit nerf sciatique. On fend le grand fessier perpendiculairement à la longueur de ses fibres , entre le grand trochanter et la tubérosité sciatique. On trouve le tronc du petit sciatique au-dessous du pyramidal et derrière le t;rand sciatique, après avoir renversé les deux lambeaux du grand fessier en sens opposé. On poursuit ses ramifications , et l'on prépare ensuite le nerf fessier supérieur , placé audessus du bord supérieur du muscle pyramidal.
Nerf honteux. Sa dissection est semblable à celle de l'artère honteuse.
Nerf sciatique. Il faut disséquer tous les muscles de la face postérieure de la cuisse; le grand fessier étant divisé, comme il vient d'être dit, on aperçoit alors le nerf derrière le carré , et au-devant des muscles longs attachés à la tubérosité sciatique.
Nerf poplité externe. Les téguments étant incisés depuis la partie inférieure de la cuisse jusqu'à la malléole externe , il faut emporter le tissu cellulaire du creux du jarret , et suivre le nerf, lorsqu'on l'a trouvé, à la partie interne du biceps fémoral.
Nerf ' musculo-cutané de la jambe. Le préparateur disséquera les téguments qui couvrent la partie antérieure externe de la jambe, d'arrière en avant, et de haut en bas, depuis le péroné jusque vers la crête du tibia ; il éloignera les uns des autres les péronniers latéraux et les extenseurs des orteils. Après avoir mis à découvert la portion supérieure du nerf, il le suivra , en disséquant de dehors en dedans, et d'arrière en avant , les téguments du pied.
Nerf tibial antérieur. Il faut isoler avec soin les muscles de la partie antérieure de la jambe, fendre le ligament annulaire du tarse , disséquer le pédieux et le soulever.
Nerf poplité interne. On doit d'abord le débarrasser du tissu cellulaire qui l'entoure dans le creux du jarret, puis disséquer le nerf saphène externe, en emportant les téguments qui recouvrent la face postérieure de la jambe. H faut en-
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flÉVROTOMIE. — GRAWD SYMPATHIQUE. 89
suite séparer les jumeaux l'un de l'autre, et couper Tin terne en travers , vers le milieu de sa longueur. On renverse ses deux bouts en sens oppose, et on détache le soléaire du tibia. L'aponévrose tibiale qui couvre les muscles profonds de la jambe étant incisée de haut en bas, on trouve au-devant le nerf tibial postérieur ou poplité interne.
Nerf plantaire interne. Après avoir enlevé les téguments de la plante du pied et l'aponévrose plantaire, on isole et 00 écarte les uns des autres les muscles superficiels de cette région , dans l'interstice desquels on aperçoit le tronc et ses rameaux; pour le découvrir dans la partie postérieure de son trajet, on renverse d'arrière en avant les muscles superficiels de la plaute du pied.
Nerf plantaire externe. On découvre de dedans en dehors l'abducteur du petit orteil; court fléchisseur commun, l'accessoire, les tendons des longs fléchisseurs étant coupés près du calcauéum et renversés vers les orteils, on suit d'arrière en avant les divers rameaux du nerf jusqu'à leur terminaison.
4° KERF GRAND SYMPATHIQUE.
On peut préparer ce nerf sur un fœtus. Le cadavre d'un individu émacié et mort d'hydropisie présente autant d'avantage.
Après avoir enlevé la voûte du crâne , l'arcade zygomatique, la parotide, le masséter, la partie inférieure du muscle temporal , la branche de la mâchoire et les deux ptérygoïdiens, sans endommager le nerf facial, on dissèque le sterno-mastoïdien, et on le renverse en dehors, après l'avoir coupé près du sternum. 11 faut ensuite découvrir le digastrique et les trois muscles qui se fixent à l'apophyse styloïde, couper cette apophyse près de sa base , et la renverser vers la partie antérieure du cou avec ses muscles et le ventre postérieur du digastrique. Cette dissection laisse apercevoir les vaisseaux et nerfs de la région jugulaire; on cherche sur le muscle droit antérieur, vis-a-vis la première vertèbre cervicale, derrière l'artère carotide interne, et un peu eu dehors, un corps rougeâtre , allongé , fusiforme, c'est le ganglion cervical supérieur. Les filets supérieurs doivent être suivis en pénétrant dans le sinus carotidien et dans le sinus caver-
f)0 PRÉPARATIONS AN ATOMIQUES.
neux, cl en disséquant le nerf vidieu. Pour cela, le préparateur détache d'abord la dure-mère , puis il sépare avec la scie les os du crâne, depuis la partie antérieure du conduit auditif externe , jusqu'à l'extrémité interne du rocher; il pratique une seconde section oblique à la base du crâne, depuis l'apophyse orbi taire externe du frontal , jusqu'au trou maxillaire supérieur, et coupe la grande aile du sphénoïde d'avant en arrière, entre ce trou et le sommet du rocher. 11 ouvre le canal carotidien en dehors avec un fort scalpel, suit la carotide dans le sinus caverneux, où existe l'anastomose avec la sixième paire , et dissèque le nerf vidien , en ouvrant le canal osseux et la gaine membraneuse, daus lesquels il s'introduit, après sa séparation du ganglion palatin.
De l'extrémité inférieure du ganglion supérieur, part un filet qui vient se rendre au ganglion moyen placé à la hauteur de la cinquième ou sixième vertèbre cervicale lorsqu'il existe; il faut suivre ce filet : si le ganglion moyen manquait, on continuerait la dissection du filet jusque visà-vis l'apophyse transverse de la septième vertèbre cervicale, endroit où l'on trouve le glanglion cervical inférieur.
Nerfs cardiaques et plexus cardiaque. Après avoir étudié les différents filets qui proviennent de ces ganglions, ainsi que le nerf cardiaque supérieur, on ouvre la poitrine, eu emportant le sternum et la moitié antérieure des sept ou huit premières cotes gauches et droites. Le péricarde fendu de haut en bas, on enlève les lambeaux de cette membrane et on coupe la veine cave supérieure, après l'avoir comprise entre deux ligatures, près de son embouchure dans l'oreillette droite. Cette préparation permet de suivre les nerfs qui se distribuent au tronc brachio-céphalique, à la partie antérieure de l'aorte, età la surface antérieure du coeur.
Lorsque ces nerfs ont été étudiés , on reu verse l'aorte de gauche à droite, pour découvrir la partie inférieure de la trachée artère, l'origine des bronches, les vaisseaux pulmonaires droits, l'extrémité du grand nerf cardiaque droit , et le ganglion dans lequel il se termine; on achève de mettre à nu le grand plexus cardiaque droit, et on dissèque les ranlcaux qui en émanent.
Nerfs grand et petit spUmchniques. Après avoir renverse? le poumon , il faut détacher, de dehors en dedans, la plèvre
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NfcVROTOlflE. — GRAND SYMPATHIQUE. Ol
rosulc et la partie de cette membrane qui constitue la cavité postérieure du médiastin. Il n'y a plus qu'à débarrasser les ganglions et les filets qui en partent , du tissu cellulaire qui les entoure.
Ganglions sémi-lunaires. Le foie étant renversé en haut et a droite , on coupe en travers l'épiploon gastro-hépatique, à quelque distance des vaisseaux contenus dans son épaisseur. Pour découvrir complètement les ganglions , ainsi que leurs nerfs, on coupe eu travers le grand épiploon au-dessous des artères gastro-épiploïques , on renverse l'estomac eu haut et à gauche, et on soulève l'extrémité inférieure de la rate d'avant en arrière.
Plexus solaire. Ou le prépare, en suivant le procédé indiqué pour les ganglions .sérui- lunaires. La dissection des plexus secondaires fournis par le plexus solaire, est celle des artères auxquelles ils correspondent.
Plexus rénal. Il faut éloigner de la rate, les viscères qui t'entourent, et enlever le péritoine de dehors en dedans, jusqu'au-devant de la colonne vertébrale. On suit alors les filets d'origine du plexus rénal , le petit splauchniquc et le rénal postérieur.
Les plexus surrénaux et spermatiques exigent beaucoup de précaution , à cause de leur ténuité.
Portion lombaire et sacrée du nerf grand sympathique. Le pcritoinc qui recouvre le psoas étant enlevé de dehors en dedans, ainsi que la portion qui se réfléchit sur les parties latérales de l'aorte et de la veine cave abdominale, on dissèque les ganglions et leurs filets, et on sépare le psoas de U colonne vertébrale, pour suivre les branches auastomotiques qu'ils envoient aux nerfs lombaires.
\a préparation des ganglions sacrés et de leurs rameaux exige qu'on scie le pubis, près du trou obturateur, et qu'on luxe, du mémo côté, l'articulation du sacrum avec l'os iliaque. Il faut ensuite renverser la vessie et le rectum , vers l'ouverture qu'on a faite au bassin, et culever le péritoine.
PREPABATIONS AN ATOMIQUES.
SPLANCHNOTOMIE.